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Apocalypse
Lawrence David Herbert ; Vajou Claire
PG DE ROUX
20,50 €
Épuisé
EAN :9782363712998
En 1924, D. H. Lawrence (1885-1930) écrit Apocalypse. Cet essai ne sera publié qu'en 1931 de manière posthume, en Italie car trop subversif pour l'Angleterre de cette époque. Et il reste largement méconnu en France. Ce texte vigoureux consacré à l'Apocalypse de Jean, qui démystifie sans désenchanter, est un peu le testament du grand écrivain anglais.Très au fait de la science biblique et ésotérique de son temps, D. H. Lawrence en donne ici une synthèse critique éblouissante, menée comme un roman policier. Tour à tour grave, humoristique, vindicatif, familier, il mêle avec brio érudition et poésie visionnaire. Du labyrinthe apocalyptique, il s'agit d'extraire la substantifique moelle, vivifiante pour tous, chrétiens ou non. Une vision renouvelée du cosmos et des liens entre les hommes... A quelque cent ans de distance, ce petit livre plein d'élan nous parle avec une force intacte. Au fil des pages, les fausses valeurs, les hypocrisies et les menaces pesant sur nos sociétés sont débusquées et nous voilà invités à accueillir l'imagination symbolique, la vitalité du paradoxe. Un commentaire de l'Apocalypse ? Plutôt une apocalypse pour notre temps.
«Comment situer Les filles du pasteur dans l'?uvre de Lawrence ? Ce n'est qu'une nouvelle, mais Lawrence est un maître reconnu de ce genre. Dans la célèbre étude de 1953, Lawrence romancier, le critique F. R. Leavis lui consacre un chapitre entier. Par sa construction, c'est presque un roman et on y trouve en raccourci les thèmes et les intuitions des ?uvres de la première période, avec cette profondeur d'observation qui nous force à reconnaître la vérité des personnages, alors même qu'ils se comportent à l'inverse des stéréotypes dont nous avons l'habitude.»Bernard Jean.
Résumé : Ce roman presque autobiographique est l'histoire d'un jeune homme, Paul Morel, qui ne peut se détacher de sa mère pour arriver à une indépendance affective. Malgré leur amour pour lui, Miriam puis Clara échouent dans leurs efforts pour vaincre la redoutable influence maternelle. Paul les abandonne et retourne à la mère qui, malgré son apparente humilité, exerce sur lui un profond empire. Lawrence a mis aussi dans ce drame ce qu'il a vécu de l'existence des mineurs du Nottinghamshire, sa tendresse pour l'humanité, son admiration pour la splendeur de la nature.
Ce n'était pas très gai, mais c'était le destin.(...) C'était la vie." Tel est l'amer constat que Constance Reid, alors âgée de 23 ans, porte sur son mariage avec Clifford Chatterley. Ils se sont mariés en 1917 lors d'une permission de Clifford. Il est revenu du front en 1918, gravement estropié et condamné à la chaise roulante. Si leur entente a toujours été plus intellectuelle que physique, l'incapacité de Clifford à satisfaire sa femme et à lui donner un enfant met rapidement un point final à leur mariage. Amant après amant, Constance trouve son plaisir, jusqu'au jour où elle ouvre enfin les yeux sur Mellors, le garde-chasse de son mari. La soudaine "avide adoration" que Constance éprouve pour lui naît principalement de l'intense intimité sexuelle qu'ils partagent alors que tout les sépare dans l'Angleterre puritaine du début du XXe siècle. L'explosion sensuelle et amoureuse de leur liaison ira jusqu'à infléchir la ligne de leur destin respectif. Roman puissamment érotique et sensuel, L'Amant de Lady Chatterley a profondément bouleversé et continue d'ébranler les idées reçues sur le plaisir féminin et la virilité. --Aurélie Scart
Résumé : Dans L'homme qui était mort, le Sauveur, qui a beaucoup prêché et peu vécu, ressuscite plein de déception. Rempli d'amertume, l'âme éteinte, il part en quête de la vraie vie, de cet élan vital si cher à Lawrence qu'il a ignoré dans son premier séjour sur terre.
Les histoires des vraies gens, on ne devrait pas les raconter autant à la légère." S'il y a bien une chose dont Ethel ne doute pas, c'est qu'elle est juive. Jusqu'au jour où Côme, son ami chercheur, lui montre en passant la photographie d'une adolescente disparue en 1944. Ethel y reconnaît sa grand-mère, Marie, mais non la croix bien chrétienne qui pend à son cou. Pourquoi sa merveilleuse grand-mère lui aurait-elle menti sur ses origines? Le désarroi de la jeune femme est d'autant plus fort que Marie, frappée d'Alzheimer, ne peut plus s'expliquer. Sous le choc, Ethel décide de mener l'enquête à la place de Côme. Une imposture qu'elle regrettera amèrement en découvrant ce que dissimule celle de Marie. Un récit sous haute tension et magistralement orchestré.
Philippe, brillant conseiller politique, est de permanence, cette nuit-là, à l'Elysée. Le standardiste du Palais, un ancien du GIGN, se charge de filtrer les appels importuns. Détournement d'avion, panique boursière en Asie du Sud-Est, prise d'otages à la mairie de Nanterre, frasques nocturnes de personnalités en perdition, etc. aucune situation de crise ne semble résister au savoir-faire de Philippe, modèle de sang-froid et d'habileté. Gérer une liste improbable d'événements sans avoir à réveiller le Président fait partie de sa routine. Mais quand le téléphone sonne à cette minute précise, il est loin de se douter que c'est son propre passé, hanté par la mort et les occasions manquées, qu'il va devoir affronter. Une femme en pleurs est à l'autre bout du fil. Elle est une amie proche du Président. Pas une maîtresse mais une amie. Elle lui doit la vie et s'apprête à la lui rendre. Philippe, bouleversé, poussé dans ses derniers retranchements, écoute cette inconnue, Marie, évoquer son suicide. La carapace de cet homme, rendu cynique et froid à force de servir le pouvoir, cède d'un coup au souvenir d'autres vies brisées, celles des fidèles amis qu'il n'a pas su dissuader de passer à l'acte. Décidé à sauver Marie, il cherche à la faire parler, à l'amener à raconter son histoire. A gagner du temps... Une longue et douloureuse "négociation" à haut risque commence.
Dire qu'elle a traversé tous les régimes politiques de la Ve République et donne une image de la "femme française" serait un cliché journalistique ; certes, nous sommes, elle et moi, des corps français qui donnent de la voix, ou qui donnent voix, elle avec sa voix propre, moi dans le propre de cette voix qu'est l'écriture, mais la France dans laquelle nous vivons est fantômatique. Contrairernen t d Depardieu, Huppert n'a pas de corps"politique" : là encore, elle ne dit rien, ne parle pas, se contente de montrer en quoi un corps, un visage, une voix sont un paysage universel dans sa francité fantasmée ou regrettée." Cette superbe méditation sur Huppert, troublante et intemporelle, dessillera plus d'un regard...
Comment se transforme-t-on en Chinois virtuel, penché en permanence sur son smartphone ? Comment devient-on Charlie ? Comment peut-on être Kim Kardashian ? Tantôt rebelle consentant, hurlant en boucle des slogans préenregistrés, façon karaoké, tantôt icône de la Toile, incarnation d'une success story qui prolifère sur les réseaux sociaux sans qu'on sache pourquoi au juste. C'est l'histoire d'une contagion, d'une lobotomisation générale, que nous raconte Jean-Louis Kuffer avec une rare et insidieuse férocité, dans le sillage de Philippe Muray ; célébrant la cour des miracles qui se croit à la pointe de l'humanité et illustre notre prétendue prospérité, avec ses auteurs-cultes, plasticiens de génie, polémistes au petit pied, parvenus, charlatans et bouffons de tout poil.