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Souffrances familiales, souffrances sociales. Nouveaux contextes de la relation d'aide : quelles pra
Lavoué Jean
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782747566148
Les professionnels de l'intervention sociale sont confrontés aujourd'hui à une demande qui est avant tout demande de soin, d'écoute, de médiation, de régulation, dans un contexte de liens sociaux et familiaux fortement éprouvés. Ces souffrances relationnelles exigent une pratique pour laquelle les formations existantes ne préparent pas nécessairement les praticiens à un grand nombre de situations " limites " dans leurs champs d'intervention. C'est ainsi que les travailleurs psycho-médicosociaux aussi bien que ceux engagés dans le champ de l'éducation, se trouvent régulièrement confrontés à des situations d'aide qui nécessitent une écoute et une intervention proches du champ thérapeutique, mais en aucune manière réductibles à lui. C'est notamment le cas des personnes travaillant sous mandat judiciaire, en prévention spécialisée, dans l'aide à domicile, dans l'accompagnement social... De nouveaux champs de réflexion, d'institutionnalisation et de formation doivent donc être mobilisés pour offrir aux travailleurs sociaux concernés par ces questions des moyens adaptés pour développer de nouvelles compétences. En novembre 2002, la délégation Bretagne de l'Union Nationale des Associations de Sauvegarde de l'Enfance organisait, à Lorient, une journée d'étude sur ces questions dont ce livre reprend les actes, enrichis de plusieurs contributions de professionnels de la région.
Comment caractériser et comment situer les pratiques qui se trouvent rassemblées depuis maintenant une quarantaine d'années sous le label de l'action éducative en milieu ouvert? Née de la critique de l'internat rééducatif, mais aussi d'une recherche de protection dans l'intérêt de l'enfant, l'AEMO, qu'elle soit judiciaire ou administrative, occupe une place à part dans l'histoire professionnelle. Avec beaucoup de précisions, Jean Lavoué en décortique la configuration complexe, qui met en rapport des prescripteurs, des services d'intervention, des professionnels en chair et en os, des familles situées et in fine des enfants ou des adolescents en souffrance (en danger ou en risque de danger). Telle qu'abordée ici, la responsabilisation des parents n'est pas un a priori, ni un impératif moral, ni une incantation conjoncturelle contre les incivismes. C'est avant tout le choix motivé d'un référentiel pour l'action, validé par l'expérience professionnelle. A un moment où la parentalité fait l'objet d'une délégation interministérielle à la famille, orientée vers le soutien aux initiatives locales, la parole d'un acteur de la protection de l'enfance est à entendre et à méditer. Composé à partir d'articles rédigés durant une dizaine d'années pour diverses revues institutionnelles, un tel ouvrage s'inscrit en résonance avec l'actualité contemporaine du champ social. (Extrait de la préface)
Les Evangiles rapportent les paroles et les discours du Christ, et nombreux sont les livres qui tentent d'en extraire le sens. Dans ces pages, Jean Lavoué fait plutôt parler les silences du Christ. Les textes bibliques sont peu cités, mais les événements de la vie de Jésus en occupent tout l'arrière-plan.Sur un mode poétique, il élabore une méditation qui favorise l'accueil et le recueillement dans le mystère de la Présence.
Qu'attend-on, au juste, du juge? Qu'il sanctionne les comportements délinquants, certes. Mais, plus encore, qu'il satisfasse "la demande d'être entendu" et désigne les actes par leur nom contribuant ainsi au travail d'une vérité libératrice. Faire justice relève en ce sens d'une ?uvre de langage... On pourrait parler d'une dimension thérapeutique du dire-droit qui signale l'importance essentielle du registre symbolique. Jean Lavoué y insiste puissamment non sans souligner la contribution du travail social à cette fonction d'élaboration... Le résultat de cette quête d'intelligibilité de l'action est aussi éclairant que passionnant. A travers cette vaste réflexion, en forme de méditation sur l'action sociale, se profile dans le fond une interrogation inquiète: comment faire droit à cette demande de justice...? Car, "il y a loin du droit [sous-entendu, des droits comme revendications du désir] à l'intégration symbolique de la loi". Un juriste à la fois convaincu que "trop de droits tuent le droit" et qu'un retour à la pensée de l'institution, telle qu'inaugurée par Maurice Hauriou, s'impose d'urgence, ne peut qu'exprimer un complet accord avec de telles vues qui ouvrent avec talent et une force de persuasion peu commune de belles perspectives de réflexion et de débat autour de la physionomie nouvelle et la déontologie du métier. (Extrait de la préface)
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.