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La demande de justice en protection de l'enfance
Lavoué Jean ; Le Goff Jacques
L'HARMATTAN
21,00 €
Épuisé
EAN :9782747563352
Qu'attend-on, au juste, du juge? Qu'il sanctionne les comportements délinquants, certes. Mais, plus encore, qu'il satisfasse "la demande d'être entendu" et désigne les actes par leur nom contribuant ainsi au travail d'une vérité libératrice. Faire justice relève en ce sens d'une ?uvre de langage... On pourrait parler d'une dimension thérapeutique du dire-droit qui signale l'importance essentielle du registre symbolique. Jean Lavoué y insiste puissamment non sans souligner la contribution du travail social à cette fonction d'élaboration... Le résultat de cette quête d'intelligibilité de l'action est aussi éclairant que passionnant. A travers cette vaste réflexion, en forme de méditation sur l'action sociale, se profile dans le fond une interrogation inquiète: comment faire droit à cette demande de justice...? Car, "il y a loin du droit [sous-entendu, des droits comme revendications du désir] à l'intégration symbolique de la loi". Un juriste à la fois convaincu que "trop de droits tuent le droit" et qu'un retour à la pensée de l'institution, telle qu'inaugurée par Maurice Hauriou, s'impose d'urgence, ne peut qu'exprimer un complet accord avec de telles vues qui ouvrent avec talent et une force de persuasion peu commune de belles perspectives de réflexion et de débat autour de la physionomie nouvelle et la déontologie du métier. (Extrait de la préface)
Les professionnels de l'intervention sociale sont confrontés aujourd'hui à une demande qui est avant tout demande de soin, d'écoute, de médiation, de régulation, dans un contexte de liens sociaux et familiaux fortement éprouvés. Ces souffrances relationnelles exigent une pratique pour laquelle les formations existantes ne préparent pas nécessairement les praticiens à un grand nombre de situations " limites " dans leurs champs d'intervention. C'est ainsi que les travailleurs psycho-médicosociaux aussi bien que ceux engagés dans le champ de l'éducation, se trouvent régulièrement confrontés à des situations d'aide qui nécessitent une écoute et une intervention proches du champ thérapeutique, mais en aucune manière réductibles à lui. C'est notamment le cas des personnes travaillant sous mandat judiciaire, en prévention spécialisée, dans l'aide à domicile, dans l'accompagnement social... De nouveaux champs de réflexion, d'institutionnalisation et de formation doivent donc être mobilisés pour offrir aux travailleurs sociaux concernés par ces questions des moyens adaptés pour développer de nouvelles compétences. En novembre 2002, la délégation Bretagne de l'Union Nationale des Associations de Sauvegarde de l'Enfance organisait, à Lorient, une journée d'étude sur ces questions dont ce livre reprend les actes, enrichis de plusieurs contributions de professionnels de la région.
Parler de la vie comme d'une caresse est paradoxal. Notre monde n'est-il pas davantage empli de bruits et de fureurs ? Mais, comme dit le proverbe : "L'arbre qui tombe fait plus de bruit que la forêt qui pousse." Ce livre est un parcours autour de ce que jean Sulivan nommait l'avènement du Poème. Pour ne pas se servir des mots un peu fatigués du langage religieux, l'auteur de L'Exode recourait à ce vocable un peu énigmatique pour évoquer le Royaume, la communion promise entre les hommes. Ce surgissement du Poème, qu'il nommait aussi parfois l'Espérance, peut paraître encore bien caché. Et pourtant... En digne héritier de Sulivan, jean Lavoué s'est laissé gagner par la rumeur silencieuse des germinations : saisi par ces figures d'amantes de la Présence qui lui sont apparues comme le contrepoint à la douleur du monde. C'est la voix d'Etty Hillesum qui, dans les heures sombres du nazisme, fait l'expérience en elle d'une douceur que le monde ne peut connaître. Ce souffle de fin silence qui la bouleverse, la retourne et l'unifie, elle n'aura de cesse de vouloir le protéger jusqu'au coeur de l'abîme. Ce sont aussi les voix fécondes de Christiane Singer et de Magda Hollander-Lafon. Et aujourd'hui, c'est la parole du pape François qui en appelle à un sursaut des consciences. L'empire des puissances de l'argent, de la violence et de la peur doit, dit-il, céder à la tendresse : "Dieu nous sauvé par la tendresse, il nous sauve par des caresses, il nous sauve par sa vie, pour nous." Ce livre magnifique explore une autre voie possible : celle de l'intériorité. Sans faire de bruit, elle se lève, au milieu du chaos et de la fureur, comme une indéracinable Espérance.
Résumé : Transformer l'action sociale... Refonder le travail social... Ces thèmes, depuis quarante ans, reviennent régulièrement à l'ordre du jour. En janvier 2013, le Plan de lutte contre la pauvreté et pour l'inclusion sociale, lancé par le Premier ministre, les mettait une fois encore en avant. Comme si les nouvelles régulations publiques mises en oeuvre depuis le début des années 2000 devaient nécessairement conduire à ce point de bascule où tout devrait être un jour refondé autrement : financements, cultures professionnelles, métiers, pilotages, initiatives, évaluations... Le pari des auteurs de ce livre est que cette transformation ne se fera pas sans les citoyens concernés eux-mêmes, ni sans les corps intermédiaires seuls capables à leurs yeux de mobiliser ces derniers. A cet égard, les institutions de l'économie sociale et solidaire (ESS), dont les associations sont des acteurs majeurs dans le champ social et médico-social, ont un rôle déterminant à jouer. Elles ont, dans ce contexte, à opérer des choix stratégiques essentiels en phase tant avec leurs valeurs d'origine qu'avec les nouveaux défis qu'il leur faut relever. Ni l'Etat seul ! Ni les collectivités locales seules ! Ni le marché dérégulé seul ! Mais l'ensemble des acteurs agissant sur un territoire dans le sens de l'intérêt commun ! C'est pour que les institutions publiques, garantes de ce dernier, sachent s'appuyer sur une démarche ascendante émergeant des territoires, au plus près des besoins des personnes, que plaide cet ouvrage. Il explore ainsi les voies possibles d'une mobilisation et d'une responsabilisation accrues pour lesquelles les associations s'avèrent avoir à jouer un rôle incontournable, même s'il reste encore, à ce jour, largement à déployer.
Jean Lavoué fait partie de ces auteurs inclassables, que l'on croit connaître et qui nous surprend à chaque nouvelle publication. Dans cet ouvrage qui est à la fois un témoignage et une méditation poétique, il continue l'exploration et la mise en valeur de ses racines littéraires et spirituelles. Après un livre remarqué sur le poète René-Guy Cadou, puis un recueil de témoignages d'auteurs sur l'influence que Jean Sullivan a exercée sur eux, il nous livre à son tour un récit intime et puissant, sur sa rencontre avec cet auteur aujourd'hui méconnu et qui a marqué tant de personnes qui l'ont rencontré.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.