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Cocaïne et chaussons blancs
Lavenant Eugénie
MATIERE
12,20 €
Épuisé
EAN :9782916383088
Elle aime le crack et l'héroïne, les jeans slims et ses bras maigres". "Elle repense aux hamburgers de sa nuit de noce". "Elle aime le bitume et la clope, la bière et les supérettes". "Elle aime la cocaïne et chanter". "Elle est comme une camionneuse folle et dépressive". "Elle" a le visage, l'allure et les fringues d'une habituée des tabloïds anglais et des sites Internet people. Mais "elle" n'est jamais nommée, "elle" n'est déjà plus une chanteuse, ni une célébrité, "elle" s'avance, défaite, minable et souveraine, dramatiquement sophistiquée : "elle" est une ombre qui déboule en titubant dans un fracas noir et blanc. Un fantôme du rock qui n'a pas vingt-cinq ans. Copie, avatar autant que modèle : prototype d'une femme qui s'annonce et qui vient. "Elle" est la femme de demain. Cocaïne et Chaussons blancs dresse son portrait. "Et elle vomit sur ses robes" ...
Lavenant Charlotte ; Nardoux Rémy ; Bastias Clémen
3, 2, 1 direction... La Lune ! L'enfant réalise son laboratoire d'exploration lunaire et découvre la meilleure amie de la Terre : sa géographie, ses phases, et comment les Hommes l'ont observée puis visitée ! Il part en voyage spatial pour connaître l'Histoire de la Lune, reconnaître les phases lunaires, et comprendre pourquoi on dit qu'elle "brille". Il construit son laboratoire d'exploration lunaire en créant une fusée phosphorescente, une carte de la Lune avec ses cratères et ses mers, et en fabriquant sa première lunette astronomique pour voir la Lune sous tous ses angles grâce à des vignettes à insérer. En bonus : des autocollants phosphorescents !
Dans une banlieue paisible, au sein d'une famille en apparence idéale, l'arrivée d'une gouvernante aux desseins mystérieux sème le trouble. Un premier roman hypnotique, très cinématographique et d'une grande puissance narrative.
Résumé : Dans une banlieue paisible, au sein d'une famille en apparence idéale, l'arrivée d'une gouvernante aux desseins mystérieux sème le trouble. Un premier roman hypnotique, très cinématographique et d'une grande puissance narrative.
Dans un futur proche, une machine à explorer la mémoire fut l'objet d'une lutte entre deux agences de renseignement rivales. Après que de trop nombreux espions de valeur aient été perdus sans bénéfice probant dans l'espace virtuel du Programme Immersion, il fut décidé de passer celui-ci au " broyeur ". En théorie, presque rien ne subsiste de son contenu. Dès lors, dans quel but Monica X, l'une des têtes de l'Agence, ordonne-t-elle l'exploration des décombres du sinistre Programme ? Quel enjeu la pousse à risquer la vie de ses propres enfants, Stanley et Alexander, dans cette mission à haut risque ? Pourquoi Monica X met-elle de la sorte ses pas dans ceux de son ex-chef véreux, Per Esperen ? Que reste-t-il vraiment du Programme Immersion, des agents disparus pour lui et en lui ? Que reste-t-il de leurs clones ? Que mijote Esperen depuis la villa sicilienne où il s'est retiré avec l'atroce créature qui lui tient lieu de compagne, et avec le fils qu'ils ont eu ensemble ? Spécimens est le troisième volume de la série de Léo Quievreux amorcée par Le Programme Immersion et Immersion. A chaque épisode, à mesure que se densifient l'effroi et la noirceur, le récit autour duquel la machine resserre son étreinte exhale des bouffées paranoïaques de plus en plus épaisses.
Citéruine est une ville désolée, vidée de ses habitants, usée par le temps et l'abandon - guerre ? catastrophe ? génocide ? effondrement ? ... Elle est le reflet parallèle, le reste ou le cauchemar d'une ville possible, d'une grande ville étale sans centre ni périphérie, une mégalopole postindustrielle et surpeuplée, urbanisée à l'excès qui a ou qui a eu pour nom Citéville. L'une et l'autre cités ont été dessinées par Jérôme Dubois, toutes deux selon le même découpage, les mêmes cadrages, la même fatale temporalité. Mais là où Citéville grouille de stupides turpitudes, s'alimente de ses déchets et assure la reproduction des monstres humains qui l'ont bâtie, Citéruine dresse ses abattis, laisse calmement miroiter son squelette sous les durs néons qui lui restent. S'étant débarrassée de ses occupants ou bien délaissée par eux, qu'importe, ayant en tout cas abandonné tout espoir, Citéruine a quitté son pauvre statut de décor. Elle est désormais paysage, et paysage animé : ses contours et ses lieux reprennent le flambeau de la narration, rejouent la comédie urbaine pour eux seuls, et tournent dans la nuit, dévorés par le feu. Il a été confié aux éditions Cornélius de porter le destin de Citéville, tandis que les Editions Matière accueillent Citéruine. Les deux villes communiquent et se complètent en deux ouvrages distincts dont les lectures simultanées ou différées sont autant de perturbations d'un même espace par le temps et ses affres.
Travaux publics présente une série de chantiers colossaux, énigmatiques, et pour tout dire impossibles. De ceux qui construisent on ne sait rien. De ceux qui commandent ou ordonnent les travaux moins encore. Yûichi Yokoyama ne donne à voir que la massivité des rochers, l'étendue des plaines et du ciel, le fracas des matériaux, le travail. Le dessin de Yokoyama aussi bien que ses personnages, leurs (absences de) motivations, les actions auxquelles ils se livrent restent étrangers aux codes et aux habitudes propres à la bande dessinée -? japonaise aussi bien qu'occidentale. Ici, la narration s'efface pour rendre à la bande dessinée son matériau, le dessin, et sa vocation ? : l'agencement des formes. Ce que Yokoyama met en scène n'est rien moins, et rien d'autre, que la création.
La trame de cet opus de Yûichi Yokoyama est aussi linéaire qu'elle est claire : Voyage est la longue, et silencieuse, et cristalline description d'un périple ferroviaire entrepris par trois hommes. Le sujet embrassé par Yokoyama est moins ce trajet en train pourtant (les distances franchies, le territoire parcouru...) qu'un trajet dans le train. Un voyage dans le voyage. Sitôt le train parti, en effet, les personnages entreprennent de traverser le convoi. Les personnages sont alors confrontés à l'architecture, à l'aménagement de la machine. Ils sont confrontés par-dessus tout aux regards et aux corps des autres passagers : dans le train on s'observe, on se croise, on se regarde passer, on se gêne, on se rencontre parfois. Si bien que ce Voyage consiste d'abord, consiste avant tout à traverser des visages. Succession de portraits avec à la fin peut-être, tout au bout, mais tout au bout seulement, la promesse d'une ouverture, d'un paysage.