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TETE PLONGEANTE
LAUT FRANCOIS
SERPENT A PLUME
13,40 €
Épuisé
EAN :9782842613914
Un terrain vague. Une partie de foot démarrait. Il n'y avait qu'un but sans filet, des flaques autour, et sur la ligne de touche, deux carrosseries de voiture envahies de ronces servaient aux une-deux dans un bruit de gong. Ceux qui ne jouaient pas fumaient de l'herbe. Sollicité, j'ai tiré un corner qui fut converti en but. Applaudissements. Mon premier ballon uruguayen ! " Un entraîneur de football, licencié par son club, part tenter sa chance en Uruguay où ses ancêtres avaient émigré. Il passe par Buenos-Aires, est séduit par le charme vénéneux de la ville, franchit le Rio de la Plata et s'installe à Montevideo. Vite il sera pris par l'ambiance nostalgique de la cité portuaire, ses décors ruinés et ses élans modernes, la présence troublante du fleuve, la jeunesse ou les destins tourmentés de ceux qui l'aideront à trouver un club où s'employer... Récit d'un voyage sans retour, réflexion sur soi, quête décalée du rêve américain de l'oubli et de la réussite, errance poétique dans les villes sud-américaines, Tête plongeante joue avec brio sur tous ces registres.
Présentation de l'éditeur Des textes inédits de Nicolas Bouvier rédigés en des pays sur lesquels il n’a rien publié de son vivant : telles sont les pépites de ses archives sur près d’un demi-siècle, du jeune homme de dix-huit ans qui en 1948 écrit son premier récit de voyage entre Genève et Copenhague, rempli d’illusions qu’il veut « rendre réelles », à l’écrivain reconnu qui en 1992 sillonne les routes néo-zélandaises, à la fois fourbu et émerveillé.On visitera aussi avec lui la France et l’Afrique du Nord de 1957-1958 lors d’une tournée de films-conférences, on parcourra la campagne de Java en 1970 à bord d’une locomotive, on accompagnera des touristes en Chine en 1986 et on fera du tourisme avec son épouse au Canada en 1991.Tout le talent de Nicolas Bouvier apparaît dans ces carnets : portraitiste et observateur hors pair, mais également reporter, historien, ethnographe, conférencier, photographe, poète. La brièveté des notations, les feuilles de route, l’absence de relecture et de projet littéraire rendent particulièrement attachantes ces pages qui s’adressent aux lecteurs-voyageurs comme à tous les amateurs de l’auteur genevois. Car, dans ce recueil où l’on retrouve la profondeur historique et le charme du Bouvier écrivant, scintille le Bouvier écrivain. --Ce texte fait référence à l'édition Broché .
Résumé : "Moi qui pensais être ici au bout du monde, j'étais en son centre". (Nicolas Bouvier) A seize ans, celui qui s'emploiera à "raconter le voyage pour apprendre à écrire" sait qu'il veut sillonner le monde et inventer un art de la vie. Il part, pour mieux revenir. Il photographie, pour mieux écrire. Lui-même voyageur et romancier, François Laut, qui l'a bien connu, nous peint un Nicolas Bouvier intime, introspectif, toujours ironique, pleinement artiste. On le suit dans les voyages qu'il n'a pas racontés et dans ce qu'il a lu des voyages racontés. On le voit batailler avec l'écriture et ses démons intimes ; on le voit vivre, aimer, souffrir en consumant son existence. Fondé sur des archives inédites et des interviews des proches de Bouvier, ce livre est la seule biographie d'envergure consacrée à l'auteur du mythique "Usage du monde" .
La voiture du paysage : c'est ainsi que Courbet désignait la carriole entraînée par l'âne Gérôme - du nom de son rival bonapartiste de Vesoul à travers les paysages de son Jura natal. Munis d'une voiture tant soit peu plus puissante, l'écrivain François Laut et le photographe Lin Delpierre ont parcouru les plateaux et vallées de ce qui fut à la fois le terrain de son enfance, son "atelier ouvert" et, étendu à la Suisse, sa terre d'exil. Aux cinq séries de huit photographies, regard contemporain sur le territoire pictural d'un peintre du XIXe siècle, répondent autant de textes qui élargissent le champ en puisant d'abondance aux écrits et aux peintures de Courbet. Le Jura y agit comme révélateur des nombreuses vies du peintre, des plus éclatantes aux moins connues.
Pourquoi détourner un objet de sa fonction initiale ? Comment valoriser des déchets inutiles ? Pour quelles raisons transformer des thermes en nécropole, un habitat en église paléochrétienne, un sanctuaire païen en carrière de pierre ? Telles sont quelques-unes des questions posées dans cet ouvrage collectif, publié en hommage à Françoise Dumasy, professeur émérite d'archéologie à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Destruction, remploi, recyclage et reconversion sont les mots clés des travaux présentés ici par dix auteurs qui, pour la plupart, ont participé aux journées d'études sur ces thèmes dans le cadre du groupe "Mondes antiques et médiévaux" de l'HiCSA. La première partie de l'ouvrage aborde la métamorphose des objets, à partir de trois cas d'étude : la tuile, l'amphore et la scorie. Dans la deuxième partie est examinée la métamorphose des lieux, à l'échelle d'une villa, d'un quartier ou d'une agglomération antiques, dont les évolutions sont suivies jusqu'au Moyen Age. Une place de choix est faite à la Gaule romaine, mais d'autres zones sont abordées dans l'Occident romain, en passant par la vallée du Jourdain. Qu'elles relèvent de choix techniques, logistiques, économiques ou sociétaux, ces mutations illustrent bien les savoir-faire, les capacités d'adaptation et les mentalités des constructeurs de ces périodes.
Biographie de l'auteur Roland Brival a vécu aux Antilles, aux États-Unis et en Angleterre, avant de s'installer à Paris. Ecrivain reconnu, il est l'auteur de douze romans publiés à ce jour. Il poursuit également une double carrière de musicien de jazz et de plasticien.
Ce livre est un document unique sur un fait méconnu de la seconde guerre mondiale : le sort des déportés noirs, africains, antillais et américains, dans les camps de concentration de l'Allemagne hitlérienne. Ravalés au rang de bête, ils étaient sujets à toutes les humiliations, comme ce ressortissant équato-guinéen Carlos Greykey que l'on affubla à Mauthausen d'un costume de la garde royale yougoslave pour servir de boy. Des témoignages hallucinants collectés en Allemagne, en Norvège, en France, en Espagne, en Belgique, en Hollande, aux Etats-Unis et au Sénégal, rappellent avec sobriété de manière accablante, l'horreur sans nom vécue par ces hommes et ces femmes, dont on a tû souvent l'archipel des douleurs.
Une grande partie de l'action se déroule dans une sorte d'abri souterrain abandonné, en banlieue de Moscou. Un groupe humain et social y évolue, privilégié au temps de l'URSS lorsqu'il savait se montrer docile, aujourd'hui, négligé, et livré à lui-même : les intellectuels. Les habitants du souterrain sont donc des écrivains, des peintres, des savants de renom qui n'ont plus leur place dans une Russie qui ne s'intéresse désormais qu'à l'argent. Une communauté " de survie " se crée ainsi, chacun essayant de renouer le fil rompu du temps et de sa propre existence. Personnages " cassés ", délirants, perdus dans des rêves - ou des cauchemars - où l'au-delà et l'ici-bas se confondent, les héros évoquent des ombres, prisonnières d'un éternel enfer. Le monde des morts et celui des vivants n'a pas de frontières précises, le temps " erre " avec les personnages qui passent sans transition d'une époque - historique ou littéraire - à l'autre.