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FLAUBERT ET L'ANTIQUITE. ITINERAIRES D'UNE PASSION.
LAUT-BERR SYLVIE
CHAMPION
77,00 €
Épuisé
EAN :9782745303875
Très tôt, Flaubert aspire à représenter l'Antiquité. L'écrivain évoluera de l'enthousiasme romantique pour un passé oriental, qui hante ses premiers écrits, à la construction magistrale de Salammbô ou Hérodias, par un itinéraire long et à plusieurs voies, véritable voyage-passion en terrain antique, que l'auteur du présent volume se propose d'étudier. Si Flaubert repousse d'abord l'Antiquité morale et rhétorique que lui fournit le collège, il y revient vite, fasciné par le pouvoir des langues mortes. Il se construit un modèle antique, personnel et romantique, littéraire et historique, dont les "colosses" s'appellent Alexandre, Homère, Hérodote, Tacite, Pétrone, Apulée et surtout Néron. Ce "mirage", qui mêle barbarie et mysticisme, envahit les textes. Longtemps impossible à écrire, il devient tentation récurrente. Dans le présent antique du voyage en Orient, Flaubert en atteint, par " frissons historiques ", la réalité palpable. La bataille de la " résurrection " se fera cependant par la synthèse de l'Art, au-delà du rêve, du fantastique, de la documentation et du réel immédiat. Esquissée dans La Tentation de saint Antoine, avec la magie d'un spectacle défilant, l'Histoire se déploie, dans le roman, par amplification autour d'" un point fixe ". Ce sommet de la représentation devient alors celui de toute l'oeuvre. En romantique du réel, Flaubert, vrai Pétrone des Temps modernes, projette, sur l'écriture du présent, l'ombre d'une Antiquité décadente devenue autant un prisme signifiant qu'une " affaire de style ".
La voiture du paysage : c'est ainsi que Courbet désignait la carriole entraînée par l'âne Gérôme - du nom de son rival bonapartiste de Vesoul à travers les paysages de son Jura natal. Munis d'une voiture tant soit peu plus puissante, l'écrivain François Laut et le photographe Lin Delpierre ont parcouru les plateaux et vallées de ce qui fut à la fois le terrain de son enfance, son "atelier ouvert" et, étendu à la Suisse, sa terre d'exil. Aux cinq séries de huit photographies, regard contemporain sur le territoire pictural d'un peintre du XIXe siècle, répondent autant de textes qui élargissent le champ en puisant d'abondance aux écrits et aux peintures de Courbet. Le Jura y agit comme révélateur des nombreuses vies du peintre, des plus éclatantes aux moins connues.
Tandis que " la France s'ennuie ", au printemps 1968, selon les mots fameux d'un éditorialiste de l'époque, Julien Madelaine, jeune médecin de province, végète à Bon-Air. Quand Paris s'embrase, il part au volant de sa voiture pour une escapade à la capitale durant laquelle il croisera Peter et la jeune O., aura cherché Simone et Hirohama, et une part douloureuse de son passé. Il devra finalement réintégrer sa maison de repos, contre son gré, mais transformé. Dans l'intervalle, il aura traversé un moment intense de l'histoire, en observateur curieux et distant tout comme l'auteur d'Aï (l'amour) et de Temps variable, qui dans un style rapide file sur cette trame les différentes révolutions où futur, présent et passé s'entrecroisent. " Deuxième roman d'un auteur que l'on avait déjà remarqué pour Aï (l'amour), Impressions japonaises, il s'impose par sa maturité et cette impression indéfinissable que faute de mieux on appelle l'évidence ou la grâce. " Daniel Martin, La Montagne. " Sublimation du désœuvrement, de l'hésitation, de l'improbable quête de soi, ce premier roman, à l'écriture longue et souple, sensuelle, extrêmement séduisante, fouaille l'esprit, dérange et enivre tout à la fois. " Marine Laval, Télérama.
Bienvenue à Hector-Luneau, grande cité scolaire parisienne, en ce jour de prérentrée! Une ruine et une ambiance délétère. Ça jacasse, ça s'agite, ça réclame, ça se lamente. C'est Tohu-bahu. Vetraz reprend l'enseignement après un long séjour à l'étranger; Chloé est collégienne, plutôt mutine. Fefeu, c'est le latiniste hanté par la décadence; Kétidja, elle, a souffert dans ce lycée pour poursuivre ses études; l'angliciste Ignolin endure depuis des années; quant à Agnès, elle débarque du 93 avec un moral à toute épreuve. Chacun de ces personnages, tour à tour, fait la chronique d'une année scolaire, où, sur fond de guerre en Irak et de grève, défile toute la communauté scolaire. De difficultés en humiliations, de bonnes volontés en fantasmes, de drôleries en cruautés, chaque voix dit son histoire, sa vérité. Mais on dirait un théâtre d'ombres: on ne communique plus vraiment, les relations humaines se réduisent à des pulsions, des réactions. La solitude de chacun, au fond, est terrible. Une fiction qui met en scène le nihilisme de l'Education nationale, sans complaisance mais non sans ironie et humour. Biographie de l'auteur François Laut est agrégé d'histoire, il a enseigné en France et à l'étranger (Mexique de 1979 à 1981, Japon de 1989 à 1998), avant de se consacrer à l'écriture. Nous lui devons déjà, au Serpent à Plumes, Aï (L'Amour). Impressions japonaises (repris dans la collection "Motifs" en 2006), Temps variable (1995), Révolutions (1998), Tête plongeante (2003).