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Le Sentiment de la langue. Voyage à travers le pays latin
Laurens Pierre
BELLES LETTRES
27,00 €
Épuisé
EAN :9782251451961
Placé sous l'invocation de Pétrarque, enivré par la force et la douceur de la prose de Cicéron, ce livre explore dans sa majeure partie la manière dont les meilleurs poètes et écrivains du début de l'âge moderne savourèrent, analysèrent et exploitèrent les multiples ressources d'une langue latine réappropriée avec ferveur. Tandis qu'un Théodore de Bèze, sur les traces de Merlin Cocaïe, fustige la barbarolexie, qu'un Scaliger dévoile dans le matériel de la langue de prodigieux enfantements, un musicien comme Pontano dévoile les secrets de l'hexamètre virgilien, et poussant à ses limites les virtualités de l'hendécasyllabe de Catulle, en fait le support d'un vers dansant, un Gaspar Barth goûtant, après Politien, la prodigieuse leçon de liberté de Plaute, s'en autorise pour former à plaisir d'étourdissantes kyrielles de vocables, en prose un Muret, un Juste-Lipse, réhabilitent le style de Tacite à la lumière du grec Thucydide... Cette dette acquittée envers ces médiateurs privilégiés que sont pour nous les Humanistes, reste, explorée dans plusieurs chapitres satellites, notre propre perception d'une langue saisie aussi et goûtée dans ses efflorescences médiévales, langue que son génie naturel différencie de la grecque, que ses codes poétiques éloignent de la nôtre, ce qui ne condamne en rien le ??? ? ??? ? ??? ? ??? dans lequel Valery Larbaud sublime l'inépuisable travail de traduction.
L'épitaphe d'un guerrier par Simonide, la dédicace par Laïs vieillie d'un miroir à Vénus, un enfant égorgé par l'eau coupante d'un glacier, une flèche lancée par Martial contre un hôte avare, une scène de la Passion rejouée pathétiquement par Crashaw, l'épigramme, c'est d'abord éparpillement, cette multiplicité d'individus et d'objets concrets. Comment résister au vertige et réduire à l'un le multiple ? A1'intérieur d'un cadre chronologique qui finit par embrasser plus de deux millénaires, ce livre n'offre pas une histoire de l'épigramme poursuit plutôt, à travers l'analyse des moments forts de son évolution, une réflexion sur l'essence d'un genre poétique. Essai de Poétique dans l'histoire, où l'on s'efforce de mettre en lumière, entre la uenustas des Grecs et la subtilité de la Renaissance, le puissant resserrement de la révolution latine. Non sans que se confirme au-delà de l'élargissement in sant du champ et des profonds remaniements de la structure, l'unité dans le temps d'une forme : brève, close, liée à l'objet ou à la circonstance particulière, considérés objectivement et traités rhétoriquement : soit l'opposé du haiku, autre forme brève, paradoxalement mieux connue en France grâce à quelques excellentes anthologies. Soucieux aussi de contribuer à rendre à l'Occident partie de sa mémoire perdue, l'auteur a fait la part belle aux exemples qui, tout en l'illustrant, excèdent la théorie et représentent la part de l'unique. De cette attention portée à l'objet poétique, témoigne, au seuil du livre, le titre d'un sujet de Martial - au demeurant emblématique du genre, par l'alliance de la douceur miellée et du dard. Professeur. à l'Université de Poitiers, spécialiste de la littérature de la Renaissance, Pierre Laurens a publié (en collaboration) le Livre IX de l'Anthologie grecque (deuxième tome), Musae Reduces, Anthologie de la poésie latine dans l'Europe de la renaissance, 2 vol. , et la première traduction intégrale du traité de Baltasar Graclan, La Pointe ou l'art du Génie. En préparation : Poètes latins baroques et La rhétorique du Monument (étude sur l'inscription latine au XVIIe siècle).
Dans le vaste champ des études de traductologie, ce livre, placé sous l'invocation de Valéry Larbaud, revendique une double limitation. Il ne traite que de poésie et, qui pis est, d'une poésie métrique et non rythmique comme la moderne, inscrite dans une langue morte, le latin, qui a nourri l'attention des lettrés depuis les débuts de l'Age moderne et dont des secteurs entiers se découvrent encore avec émerveillement aujourd'hui, quand Moyen Age et Renaissance mieux connus ajoutent un Pétrarque à un Virgile, un Ovide et un Properce. L'auteur, spécialiste de la littérature latine, enregistre, sans s'interdire de trancher, les débats que se livrent depuis le début les traducteurs, gens de lettres et universitaires, sourciers et ciblistes, opposant la fidélité à l'élégance, la prose au vers (régulier, libre, ou blank verse) ou au simple stique. Acharné traducteur lui-même, il invite le lecteur dans son atelier ou plutôt celui du poète, pour lui faire goûter les images, comme le rythme et la musique, le chant. Cela peut se lire comme une déclaration d'amour et un plaidoyer pour la beauté latine : épopée, élégie, lyrisme, épigramme, au fil des chapitres, ce sont, avec les problèmes particuliers posés par chacun de ces genres, les plus belles pages de cette langue qui sont proposées à l'émulation de son lecteur.
Muse aimée, à qui apportes-tu tous ces fruits réunis dans un chant ?Qui donc, pourrais-je dire encore, a tressé cette couronne de poètes ?IV, I, I-2Pour retrouver tous les volumes de la série, cliquez ici.Table des matières : Préface, par Pierre LaurensAnthologie PalatinePréambules de Méléagre, de Philippe et d?Agathias (Livre IV)Épigrammes amoureuses (Livre V)Épigrammes votives (Livre VI)Épigrammes funéraires (Livre VII)Épigrammes démonstratives (Livre IX)Les épigrammes morales (Livre X)Épigrammes bachiques et satiriques (Livre XIa)La Muse garçonnière (Livre XII)Anthologie de Planude (Livre XVI)Épigrammes démonstrativesÉpigrammes satiriquesÉpigrammes funérairesÉpigrammes descriptivesLes Statues de l?HippodromeÉpigrammes diversesIndex des auteursNotes Biographiques : Pierre Laurens, membre de l'Institut, professeur émérite à la Sorbonne où il a occupé la chaire de Littérature latine de la Renaissance, est l'auteur de nombreux ouvrages, dont : Anthologie grecque, Livre IX, deuxième partie, et X (1974 et 2011) ; Musæ reduces (1975) ; Baltasar Gracián, La Pointe ou l?Art du génie, trad. (1983) ; le Commentaire surle Banquet de Platon de Marsile Ficin, éd. et trad. (2002) ; l?Africa de Pétrarque, éd. Et trad. (2006) ; Anthologie de la poésie lyrique latine de la Renaissance (2004) ; La dernièreMuse latine, Douze lectures poétiques, de Claudien à la génération baroque (2008) ; L?âgede l?inscription (2010) ; L?Abeille dans l?ambre (1989, édition revue et augmentée 2012). Pierre Laurens, membre de l'Institut, professeur émérite à la Sorbonne où il a occupé la chaire de Littérature latine de la Renaissance, est l'auteur de nombreux ouvrages, dont : Anthologie grecque, Livre IX, deuxième partie, et X (1974 et 2011) ; Musæ reduces (1975) ; Baltasar Gracián, La Pointe ou l?Art du génie, trad. (1983) ; le Commentaire surle Banquet de Platon de Marsile Ficin, éd. et trad. (2002) ; l?Africa de Pétrarque, éd. Et trad. (2006) ; Anthologie de la poésie lyrique latine de la Renaissance (2004) ; La dernièreMuse latine, Douze lectures poétiques, de Claudien à la génération baroque (2008) ; L?âgede l?inscription (2010) ; L?Abeille dans l?ambre (1989, édition revue et augmentée 2012).
Ce livre, qui embrasse deux millénaires, n'est pas une histoirede l'épigramme: essai de poétique dans l'histoire, il poursuitplutôt une réflexion sur l'essence d'un genre à travers l'analysedes moments forts de son évolution. Née en Grèce avecl'inscription qui lui donne son nom, tôt confiée à l'écrit etélargie à partir de l'époque alexandrine à toute la lyre,l'épigramme s'affirme à Rome davantage comme unphénomène oral et parlé: Catulle y enferme la violence, parun puissant resserrement Martial l'enrichit du contenu de lasatire et l'arme pour toujours de la pointe éblouissante; c'estavec celle-ci que l'épigramme de la Renaissance repart à laconquête de la variété originelle, qu'elle enrichit encore deformes inédites. Au-delà de l'élargissement du champ et de latension entre la venustas des Grecs et l'argutia latine seconfirme l'unité dans le temps d'une forme brève, close, liée àl'objet et à la circonstance spéciale, qu'elle valorise par l'éclatde la rhétorique: soit l'opposé du haïku, autre forme brèvemais "poème sans sillage", "fourmi sans ombre", quandl'épigramme a pour emblème l'Abeille, mixte de douceurmiellée et de dard. Succédant à la première édition, parue en1989, la présente édition offre un texte revu, mis à jour à lalumière des découvertes et discussions les plus récentes etaugmenté de trois nouveaux chapitres.
Résumé : Ispahan, Boukhara, Samarcande... Un rêve d'Orient. La Perse médiévale de l'islamisation à l'invasion mongole, du VIIe au XIIIe siècle. Un territoire beaucoup plus vaste que l'Iran actuel, une civilisation déjà millénaire entre monde méditerranéen et Asie. Rapidement, la Perse fut bien plus qu'une simple province de l'Empire musulman : elle aussi conquit son farouche vainqueur. Ce guide culturel met en lumière ce que lui doit la civilisation musulmane, des institutions aux productions intellectuelles et artistiques. Ce qui ne fut pas sans conséquences, y compris sur la géopolitique contemporaine.
Résumé : Faire l'histoire de peuples et de pays qui jusqu'au XVIIIe siècle ont tout ignoré de l'Inde et des Indes, et dont beaucoup ont ignoré l'idée même de l'histoire, tel est le pari de ce livre. En 1888, John Strachey écrivait dans son India : "Il n'y a pas, et il n'y a jamais eu d'Inde, ou même un pays, l'Inde, qui, selon les idées européennes, aurait possédé quelque unité, physique, politique, sociale ou religieuse." L'inde était un artefact crée par l'impérialisme européen. Cela était vrai à la fin du XIXe siècle et pour le passé, mais aujourd'hui l'inde, partie des Indes, existe : être indien est à la fois une réalité et une prétention ; c'est aussi une exclusion, dont témoignent les violents débats historiques qui passionnent l'Asie du Sud. Pour retracer la longue histoire de ce pays promis à devenir une des grandes puissances du monde, Michel Angot réussit un véritable tour de force : embrasser plusieurs milliers d'années et un espace aux dimensions de l'Europe, avoir recours aux sources les plus étendues et tenir ensemble les traces du temps, de l'Antiquité à nos jours, qui font de cette histoire une fabrique de l'Histoire.
Aujourd'hui encore, l'or des Incas, les ruines mystérieuses de leurs cités et le mythe d'un empire juste et bienveillant nourrissent le rêve des voyageurs. Aux alentours de 1400 de notre ère, alors que la partie andine de l'Amérique du Sud est morcelée en de multiples royaumes et seigneuries, un petit peuple montagnard, les Incas, se lance dans une suite de conquêtes qui l'amène à constituer rapidement le plus grand État jamais connu dans l'Amérique précolombienne. L'empire inca représente l'étape ultime du développement d'une civilisation très ancienne, celle du Pérou antique, que son isolement, jusqu'à la conquête espagnole, a rendue particulièrement originale. Leur conception pratique permet à chacun de les utiliser de trois façons: soit les lire en suivant, comme un livre traditionnel, pour découvrir les divers aspects de la civilisation présentée, soit recourir directement à l'une des rubriques qui composent chaque chapitre grâce à une table des matières très détaillée, soit encore se servir directement de l'index très fourni afin de trouver rapidement une information précise. Les cartes, tableaux, schémas, permettent, en outre, d'aller à l'essentiel. Et une bibliographie choisie et récente offre à qui le souhaite d'amorcer une recherche plus approfondie.
Ouaknin Marc-Alain ; Werndorfer Gilbert ; Cahen Sa
Biographie de l'auteur Rabbin et docteur en philosophie ; Directeur du Centre de recherches et d'études juives Aleph, à Paris (en 1989) ; Professeur de philosophie et de littérature comparée, associé à l'Université de Bar-Ilan, Israël (en 2003)EditeurTraduisit de l'hébreu et de l'allemand en français