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Norois N° 267-2023/2 : Foncier agricole et enjeux alimentaires au prisme des relations villes-campag
Laurens Lucette ; Margetic Christine
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753595385
Depuis une vingtaine d'années en France, on observe un mouvement de recréation de liens entre l'agriculture et la ville dans les discours politiques et dans de nombreux projets de territoire. Il est porté par un enjeu qui réactualise les intentions et les pratiques : la reterritorialisation de l'agriculture et du fait alimentaire. Son affirmation est matérialisée dans de nombreux textes académiques autour de la question des circuits courts et plus récemment des projets alimentaires territoriaux. La question foncière n'est pas absente de ces débats, en particulier dans certains espaces urbains et périurbains. Ainsi, "agriculteurs, collectivités locales, citoyens cherchent localement des solutions pour mieux gérer l'extension de l'urbanisation et le bâti agricole, remobiliser des terres en friches ou relocaliser l'approvisionnement alimentaire des villes. On constate ainsi une nouvelle actualité foncière. Evoquer les relations villes-campagnes à travers la thématique du foncier agricole et des enjeux alimentaires permet ainsi de décaler le regard et d'ouvrir des perspectives réflexives. C'est ce démontre ce numéro thématique grâce aux contributions de nombreux. ses chercheur. ses travaillant sur ces thématiques.
La société se transforme et avec elle l?hôpital, qui est un lieu où se côtoient des populations diverses, aux différences multiples, notamment culturelles. Cette pluralité rejaillit sur les phénomènes communicationnels et les relations entre personnes soignées et soignantes, mais aussi entre les professionnels eux-mêmes. L?hôpital est également une organisation contraignante, marquée par les normes et la standardisation ainsi que par une logique économique toujours plus prégnante. Quelle influence la diversité culturelle a-t-elle sur la communication au sein des équipes soignantes et comment le travail collectif s?élabore-t-il dans ce contexte général ? Pour répondre à cette question qui impacte la qualité du travail, ce livre se centre sur les interactions au sein des équipes soignantes, qui sont mises en exergue lors des moments de relève interéquipe. Ces moments sont indispensables pour l?organisation du travail, la continuité des soins et la régulation des actions mises en oeuvre. Les relèves rassemblent des infirmières, des aides-soignantes et des cadres de santé, qui réalisent en coopération ou en collaboration les soins directs aux patients. Les moments d?échanges ou de points entre infirmières et médecins sont aussi abordés. Les nombreuses observations de telles relèves et les nombreux entretiens menés ont montré des difficultés certaines à échanger mais aussi à travailler ensemble pour ces équipes marquées par la pluralité des cultures et origines. L?étude révèle ainsi que des formes de discrimination tacites ou manifestes, plus ou moins assumées, portant sur l?appartenance professionnelle ou l?origine, existent au sein des équipes comme entre patients et professionnels. Les relations ne sont pas exemptes de non-dits et de préjugés qui peuvent nuire au travail collectif. Il est ici du ressort des cadres de santé de favoriser l?harmonie au sein des équipes, car prendre soin de la communication entre professionnels, c?est veiller à ce qu?ils puissent prendre soin au mieux des patients. La diversité culturelle et l?hétérogénéité des membres d?une équipe de soins constituent une source d?enrichissement des pratiques, à condition que les échanges entre chacun soient de qualité et respectueux et que des dérives ne puissent pas s?installer : le moment de la relève interéquipe est l?un des plus favorables à l?exercice de cette veille. Ce livre s?adresse à l?ensemble des équipes soignantes soucieuses d?organiser et de construire ensemble le sens de leurs actions.
Depuis plus d'un demi-siècle, l'histoire de l'Orient arabe a semblé être celle d'un monde naturellement en proie à la violence et à la confusion : luttes de libération nationales, guerres, révolutions, dictatures oppressives, assassinats, attentats terroristes, manifestations islamistes. Aujourd'hui l'actualité porte plus sur les péripéties d'un processus de paix qui se développe apparemment de façon inexorable. Toutes ces évolutions ne sont pas le produit d'un Orient par nature compliqué. Leurs significations renvoient à une culture politique propre où le "Grand Jeu" des Puissances extérieures à la région se combine aux résultats des transformations démographiques, économiques, sociales et culturelles sans commune mesure avec celles du monde industrialisé. Par l'analyse des différentes séquences historiques depuis 1945, l'ouvrage cherche à établir la cohérence de chaque moment et la logique de leur enchaînement. Loin d'être dénuée de sens, l'histoire contemporaine de l'orient arabe devient celle des relations d'échanges et de conflits, de rapprochements et d'éloignements, qui se sont nouées entre l'Occident et cet Orient qui lui est si proche.
Désordre installé en Irak, violence extrême et quotidienne entre Israéliens et Palestiniens, terrorisme endémique, onde de choc étendue à tous les États de la région... Le Proche-Orient est bien devenu, au fil des années, la zone la plus instable et la plus dangereuse de la planète, où la guerre est promue, par tous les acteurs et irrémédiablement semble-t-il, comme l'ultime avatar de la politique. Dans ce paysage compliqué, comment trouver des points de repères, des éléments de réflexion et de comparaison ? Quel pronostic porter sur l'avenir ? A travers la chronique précise et documentée des événements qui se sont succédé depuis la guerre du Golfe jusqu'à la guerre d'Irak, Henry Laurens nous donne les clefs pour comprendre les enjeux de ces conflits à répétition, et les mécanismes qui leur permettent de se perpétuer. A l'heure de la domination américaine, les réflexions d'un historien sur un chaos érigé en système géopolitique.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.