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Le bloc de peine. Quand j'aurai péri mon demon
Laupin Patrick
RUMEUR LIBRE
16,00 €
Épuisé
EAN :9782355771774
Il en va parfois comme d'une d'une chute ascensionnelle, du vol d'une feuille ou du rire, de la moue chagrine d'un enfant, de tas de choses en somme, que l'on aimerait pouvoir dire et qui tremblent en bord de voix, et dans les mots, le souffle en soi, de sorte que l'on doit tenter de s'établir au sein de l'instabilité même, du vacillement, du vertige, et chanter, pleurer, crier, gémir, serrer contre sa poitrine le moindre oiseau, la moindre pâquerette, ou sous la pluie longer un fleuve, une rivière afin d'exprimer ce que les morts, nos morts, nous ont confié, qui leur brûlait le coeur. Il y a tout cela dans ton bloc de peine. Et tant d'espaces, tant de durée, d'instants fracturés dans le bleu ou le gris du ciel... Tu dis, dans ces pages, ces poèmes, qu'il n'y a pas cadeau plus beau qu'un livre : celui que tu me fais en me donnant à lire cet ensemble n'a pas de mesure et, je l'écris sans feindre, jamais peut-être tu n'as avec une telle douloureuse candeur, de tels battements d'âme et d'aussi bouleversantes paroles, transmis à qui t'accompagne alors cette pureté, cette inexplicable scansion où s'unissent tous les amours, tous les chagrins, tous les bonheurs, fussent-ils insupportables et tellement absolus qu'on pourrait en crever, là, maintenant. Si la poésie existe, elle est dans tes phrases. Dans ce bloc, dense, compact, et dans cette légèreté pourtant, ce flux, cette coulée de larmes : je crois n'avoir rien découvert d'aussi beau depuis les élégies de Rilke. Sans doute est-ce parce que cela "tombe" en prenant son essor, en se mêlant aux nuages, aux étoiles, à la volubile floraison du sang. Lionel Bourg.
Résumé : " Pressentant venir sa mort, Mallarmé demanda à sa femme et à sa fille de brûler son grand ?uvre, ce qu'elles firent, détruisant des milliers de pages inestimables. Mystérieusement cependant, des liasses de notes, des cahiers, des fragments furent conservés, qui parvinrent jusqu'à nous. Ces textes, méconnus et rarement convoqués par les commentateurs de Mallarmé, permettent aujourd'hui de cerner l'esprit dans lequel fut imaginé Le Livre. ". Second ouvrage consacré à Mallarmé dans la collection " Poètes d'aujourd'hui ", l'essai de Patrick Laupin interroge avec une acuité et une profondeur peu communes les fragments posthumes qui constituent ce que l'on nomme Le Livre de Mallarmé. L'auteur nous y invite à suivre le projet, mystérieux et gigantesque, d'un poète visionnaire qui interroge l'origine de la parole - et pour qui tout homme est la chance d'un livre.
Mais vivre simplement. Longtemps si seul et par soi-même. Et que ce soit un souffle, un équilibre, une terre libre. Ne pas aller bien loin peut-être. Mais savoir qu'ici même on existe. Et d'aube en soir que les rideaux soient clairs à la fenêtre. Savoir le chemin qu'on trouve, celui que l'on quitte. Même si souvent chagrin solaire incendié par la cendre. Aimer comme on aime accepter comme on est. Une fleur éclairée par falaise bleue d'un vent. Une eau qui court charmant larme la rivière. Ne pas se désaimer lierre paroi qu'on agrippe. Qu'une mélodie aux lèvres chante la région sienne. Et qu'une chaise éclaire le repos de la chambre. Et ne pas tomber dans ce trou cigale qui déchante. L'éclat fragile météore ou comète signal du passant.
J'écoute couler l'Allier Dans l'air s'évadent les murs du savoir ancien Le rose d'amandier des fleurs péries dans le vent constelle de beauté phrygienne la vallée Maintenant il n'y a plus que moi qui porte le visage fatigué de maman Je suis sans nouvelles de notre vie d'avant Je ne dis rien Je laisse venir et se taire Je m'accroche ignorant au vaisseau C'est mon bien Notre amour a franchi ses rivières.