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Mauritanie d'antan et de toujours
Laugel Marcel
L'HARMATTAN
13,00 €
Épuisé
EAN :9782140349638
Après avoir inventé l'histoire, assez peu crédible, d'une tentative de modification de gènes souhaitée par les uns, décriée par les autres, l'auteur a saisi ce fait divers pour raconter par le détail une réunion de personnalités religieuses et de représentants officiels de la nouvelle République mauritanienne vers la fin des années 50. Pour écrire ces lignes, l'auteur a pris comme références les multiples réunions auxquelles il participait comme témoin privilégié dans l'ère de nomadisation de Tindouf parmi les Reguibat, ou près de la ville mauritanienne de Boutilimit. Le lecteur assiste à des rites devenus obsolètes avec le temps qui consistaient à faire réagir la nouvelle administration d'un Etat indépendant depuis peu avec des personnalités religieuses qu'il convenait d'écouter et de séduire. Sans doute cette époque est révolue et ce genre de manifestations aujourd'hui dépassé. Elles recelaient cependant le charme d'une société fidèle à ses traditions.
L'auteur tente de relier toutes les connaissances humaines à travers une vision unitaire de l'univers. S'appuyant sur ses propres observations et sur le savoir des Anciens, son propos est de tracer les voies de recherche et de créativité pour les décennies futures. Cette vision universelle est fondée sur 7 lois simples qui mettent en jeu l'énergie, la matière et les phénomènes.
Après le décès de ses parents, Shiera cherche à se reconstruire par tous les moyens. Sa rencontre avec Renji, un client habituel de son café, va peu à peu l'extirper de sa vie monotone. La jeune femme voit la naissance de leur fils comme une opportunité pour quitter son travail, mais la famille doit faire face aux conséquences de cet acte. Lassée d'attendre chaque soir le retour de son compagnon, Shiera compte sur ses escapades régulières pour lui redonner goût à la vie. Quelques années plus tard, elle fera une découverte qui va la plonger dans un chaos intérieur et disloquer complètement les liens tissés avec son fils.
C'est en découvrant des notes laissées par son père instituteur et maitre d'école que Marcel G. Laugel a construit ce livre de mémoires authentiques, touchantes et révélatrices d'un certain aspect du colonialisme des années 30. L'histoire, vécue, de l'héroïne s'inscrit dans un contexte particulier et dans un lieu symbolique, au charme indéniable, la localité de Tipasa, créée par des navigateurs phéniciens et qui n'a jamais changé de nom au cours de l'histoire. Le lecteur, dans ces lieux attachants célébrés par Camus, découvre une société particulière où se côtoient les Français, certes, mais d'origines différentes, qu'il s'agisse de l'Alsace, de l'Espagne, de la Sicile, du Portugal ou du massif du Chenoua habité par les Berbères. Tout ce monde, à cette époque, vit en bonne intelligence, dans une fraternité spontanée, partagée par tous, mais soudée par l'utilisation de la langue française, seul moyen de communication. Il s'agit donc de l'image rétrospective d'un colonialisme apaisé, admis plus que subi, par une population disparate pendant près d'un siècle. A travers le portrait émouvant de Safia, illettrée, mais d'une grande moralité, ce livre est en quelque sorte un reportage d'une époque qu'on a tendance à oublier de nos jours.
Les trois religions monothéistes, d'origine abrahamique, ne se sont pas toujours bien entendues et ont connu, au cours des siècles, de sanglants conflits qui auraient pu être évités si elles avaient observé, comme attitude fondamentale, la tolérance. L'auteur, qui a approché ces trois courants religieux au cours de sa carrière, s'est livré à un exercice original. Il a imaginé et créé une famille virtuelle dont les membres appartiennent aux trois religions révélées et qui parviennent à vivre ensemble dans la plus totale liberté de 1965 à 1991, soit vingt-six ans, période qui a permis à l'auteur d'évoquer, avec brièveté mais précision, les bouleversements qu'ont connus à cette époque l'Afrique de l'Ouest et le Moyen-Orient. Il a commenté à sa manière très personnelle, le drame des harkis, la lutte des Afghans contre les Russes, les guerres des Six jours et du Kippour, le voyage de Sadate à Jérusalem, les accords de Camp David, les actions du Polisario. Il s'est aperçu, au fur et à mesure qu'il construisait ce scénario un peu hors du commun, que la réussite de cette expérience n'était possible que si elle était guidée par l'amour, seul moyen de parvenir à une parfaite tolérance. Comme héros principal, l'auteur a choisi un lettré représentant les sages musulmans qui exercent une influence considérable et morale sur leurs coreligionnaires. Boutilimit est dévolue à la chefferie religieuse de la Mauritanie affiliée, pour la totalité de ses habitants à la confrérie Kadiriya et qui, avec les familles Sidiya et Daddah, a représenté l'élite dirigeante de la Mauritanie pendant des décennies.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.