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Safia de Tipasa
Laugel Marcel
L'HARMATTAN
21,50 €
Épuisé
EAN :9782343167909
C'est en découvrant des notes laissées par son père instituteur et maitre d'école que Marcel G. Laugel a construit ce livre de mémoires authentiques, touchantes et révélatrices d'un certain aspect du colonialisme des années 30. L'histoire, vécue, de l'héroïne s'inscrit dans un contexte particulier et dans un lieu symbolique, au charme indéniable, la localité de Tipasa, créée par des navigateurs phéniciens et qui n'a jamais changé de nom au cours de l'histoire. Le lecteur, dans ces lieux attachants célébrés par Camus, découvre une société particulière où se côtoient les Français, certes, mais d'origines différentes, qu'il s'agisse de l'Alsace, de l'Espagne, de la Sicile, du Portugal ou du massif du Chenoua habité par les Berbères. Tout ce monde, à cette époque, vit en bonne intelligence, dans une fraternité spontanée, partagée par tous, mais soudée par l'utilisation de la langue française, seul moyen de communication. Il s'agit donc de l'image rétrospective d'un colonialisme apaisé, admis plus que subi, par une population disparate pendant près d'un siècle. A travers le portrait émouvant de Safia, illettrée, mais d'une grande moralité, ce livre est en quelque sorte un reportage d'une époque qu'on a tendance à oublier de nos jours.
Cet ouvrage est le récit du parcours d'un serviteur de l'Etat qui lui a fait confiance pendant 48 ans. Certes l'auteur ne procède pas toujours au hasard et suit un fil conducteur montrant une curiosité jamais assouvie pour les pays qu'il a traversés, les paysages qu'il a découverts, les hommes qu'il a rencontrés, les situations qu'il a dû affronter. Il a voulu raconter ses états d'âme et ses coups de coeur ressentis pour des personnalités hors du commun qui ont retenu son attention ou l'ont fasciné, un peu comme s'il partageait, à des années-lumière de leur existence, leur pouvoir de séduction.
Les jeunes officiers des Affaires musulmanes comme les diplomates fraîchement nommés il y a quarante ans étaient encouragés par leurs chefs à rédiger certaines dépêches d'ordre ethnographique, sociologique ou culturel pour mieux faire connaître à l'Administration dont ils dépendaient le pays de leur résidence. Dans la mesure où ces récits souvent techniques et documentés n'avaient aucun caractère politique précis, ils ne retenaient guère l'attention des responsables militaires ou du Quai d'Orsay, accaparés par des questions beaucoup plus urgentes à traiter. C'est pourquoi le terme de " dépêches oubliées " a-t-il été choisi. Leur lecture cependant nous plonge dans un univers suranné, plus ou moins disparu, révélateur de certaines populations au comportement particulier et de situations prises " sur le vif " à l'image des photos jaunies en noir et blanc des albums de nos parents. Ces récits se rapportent d'abord à la région de Tindouf et de la Seguiet AI Hamra puis à la Mauritanie nouvellement indépendante pour passer, sans grande transition, au Soudan, en Egypte et enfin au Yémen. Exception à ce parcours, géographiquement linéaire, quelques pages sur le Kurdistan irakien où l'auteur a été amené à effectuer une mission. Les quelques lignes d' " éclairage " en tête de chaque chapitre amèneront le lecteur à se poser des questions et à se demander si cette actualité en apparence dépassée n'est pas toujours valable à notre époque, sous une autre forme et dans un contexte différent. Par la diversité des sujets traités, par leur éclairage particulier, ces pages peuvent susciter curiosité, émotion.
Le CIVA : Conseil Interprofessionnel des Vins d?Alsace, étudie la production et la commercialisation des vins d?Alsace, centralise les statistiques et prodigue des renseignements techniques, économiques et pratiques aux producteurs. Ces informations sont utiles à l?amélioration du vignoble et de la qualité des vins d?Alsace. Mais le CIVA est aussi tourné vers les consommateurs, en particulier étrangers, et il aide au développement de l?exportation de ces vins. Pour célébrer les cinquante ans de sa création par décret en avril 1963, le CIVA est parti à la rencontre de son histoire, à travers celle du vignoble, de ses traditions, redécouvrant les événements qui ont ponctué le destin des vignerons, depuis les Celtes jusqu?aux acteurs d?aujourd?hui.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.