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Sur le vif. Dépêches oubliées, De la Mauritanie au Yémen
Laugel Marcel
L'HARMATTAN
32,50 €
Épuisé
EAN :9782296068827
Les jeunes officiers des Affaires musulmanes comme les diplomates fraîchement nommés il y a quarante ans étaient encouragés par leurs chefs à rédiger certaines dépêches d'ordre ethnographique, sociologique ou culturel pour mieux faire connaître à l'Administration dont ils dépendaient le pays de leur résidence. Dans la mesure où ces récits souvent techniques et documentés n'avaient aucun caractère politique précis, ils ne retenaient guère l'attention des responsables militaires ou du Quai d'Orsay, accaparés par des questions beaucoup plus urgentes à traiter. C'est pourquoi le terme de " dépêches oubliées " a-t-il été choisi. Leur lecture cependant nous plonge dans un univers suranné, plus ou moins disparu, révélateur de certaines populations au comportement particulier et de situations prises " sur le vif " à l'image des photos jaunies en noir et blanc des albums de nos parents. Ces récits se rapportent d'abord à la région de Tindouf et de la Seguiet AI Hamra puis à la Mauritanie nouvellement indépendante pour passer, sans grande transition, au Soudan, en Egypte et enfin au Yémen. Exception à ce parcours, géographiquement linéaire, quelques pages sur le Kurdistan irakien où l'auteur a été amené à effectuer une mission. Les quelques lignes d' " éclairage " en tête de chaque chapitre amèneront le lecteur à se poser des questions et à se demander si cette actualité en apparence dépassée n'est pas toujours valable à notre époque, sous une autre forme et dans un contexte différent. Par la diversité des sujets traités, par leur éclairage particulier, ces pages peuvent susciter curiosité, émotion.
Les trois religions monothéistes, d'origine abrahamique, ne se sont pas toujours bien entendues et ont connu, au cours des siècles, de sanglants conflits qui auraient pu être évités si elles avaient observé, comme attitude fondamentale, la tolérance. L'auteur, qui a approché ces trois courants religieux au cours de sa carrière, s'est livré à un exercice original. Il a imaginé et créé une famille virtuelle dont les membres appartiennent aux trois religions révélées et qui parviennent à vivre ensemble dans la plus totale liberté de 1965 à 1991, soit vingt-six ans, période qui a permis à l'auteur d'évoquer, avec brièveté mais précision, les bouleversements qu'ont connus à cette époque l'Afrique de l'Ouest et le Moyen-Orient. Il a commenté à sa manière très personnelle, le drame des harkis, la lutte des Afghans contre les Russes, les guerres des Six jours et du Kippour, le voyage de Sadate à Jérusalem, les accords de Camp David, les actions du Polisario. Il s'est aperçu, au fur et à mesure qu'il construisait ce scénario un peu hors du commun, que la réussite de cette expérience n'était possible que si elle était guidée par l'amour, seul moyen de parvenir à une parfaite tolérance. Comme héros principal, l'auteur a choisi un lettré représentant les sages musulmans qui exercent une influence considérable et morale sur leurs coreligionnaires. Boutilimit est dévolue à la chefferie religieuse de la Mauritanie affiliée, pour la totalité de ses habitants à la confrérie Kadiriya et qui, avec les familles Sidiya et Daddah, a représenté l'élite dirigeante de la Mauritanie pendant des décennies.
Aujourd'hui diplomate à la retraite, Marcel Laugel a été un ancien officier des Affaires militaires musulmanes et, à ce titre, a eu le privilège de parcourir, à chameau ou en véhicule de combat, les étendues désertiques de la région de Tindouf et d'exercer le passionnant métier d'administrer un coin du Sahara. Son livre se situe à deux ensembles de confins. Ceux du Maroc, du Rio de Oro espagnol, de l'Algérie et de la Mauritanie et ceux de la fin de la colonisation et des débuts de l'indépendance marocaine. Son héros est le vieux chef de la puissante tribu des Réguihat, jaloux d'un pouvoir qui s'étend par-dessus les frontières, refusant le contact avec l'administration française. Progressivement, disparaissent les anciennes coutumes et les structures séculaires. Les officiers français, eux aussi, mais ils en ont conscience, savent que les temps sont révolus. Ils jouent le jeu cependant, sans illusions, avec habileté : paternels, passionnés, quelque peu idéalisés, ils s'efforcent de faire admettre à Saleh ould Ahmed, le manteau rouge qui marque à la fois son autorité et son allégeance. Ils y parviennent. Jusqu'au jour où, bon gré mal gré, Saleh se retrouve sous l'autorité spirituelle du Sultan du Maroc, revenu sur son trône.
Cet ouvrage est le récit du parcours d'un serviteur de l'Etat qui lui a fait confiance pendant 48 ans. Certes l'auteur ne procède pas toujours au hasard et suit un fil conducteur montrant une curiosité jamais assouvie pour les pays qu'il a traversés, les paysages qu'il a découverts, les hommes qu'il a rencontrés, les situations qu'il a dû affronter. Il a voulu raconter ses états d'âme et ses coups de coeur ressentis pour des personnalités hors du commun qui ont retenu son attention ou l'ont fasciné, un peu comme s'il partageait, à des années-lumière de leur existence, leur pouvoir de séduction.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.