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L'entreprise face aux risques majeurs. A propos de l'incertitude des normes sociales
Laufer Romain
L'HARMATTAN
27,50 €
Épuisé
EAN :9782738415905
La notion de risque majeur exprime une inquiétude sociale, elle sert à désigner certains dangers : risques industriels, menaces sur l'environnement, etc. L'objet du présent ouvrage est de montrer que ces inquiétudes et ces dangers ne sont que l'une des manifestations de l'incertitude qui affectent les normes sociales des sociétés modernes. Il se développe sur trois plans : théorique, pratique, empirique. Au niveau théorique il s'agit, grâce à la notion de système de légitimité, de définir rigoureusement la notion de risque majeur et de rendre compte de son émergence récente dans toutes les sphères de la vie sociale : le droit et la science, la technologie et la communication, le secteur public et le secteur privé, voire le monde de l'assurance et les conceptions de la responsabilité. Au niveau pratique il s'agit de s'interroger sur la possibilité de dresser une typologie des risques majeurs et de définir les principales dimensions de ce que l'on pourrait appeler le management des risques majeurs. Au niveau empirique il s'agit d'illustrer ces propos théoriques et pratiques à travers huit études de cas de phénomènes catastrophiques concernant aussi bien l'écologie que l'économie et le management les entreprises.
L'expérience-limite du deuil est celle de ne pas pouvoir survivre à partir de soi-même, de ne pas avoir la capacité de vivre, de ressentir des choses vivantes à partir de soi-même. Cette expérience particulière que le sujet fait de sa propre disparition, celle de l'effacement de soi, cette expérience limite de se sentir en train de disparaître s'accompagne de cette difficulté et cette douleur de ne pouvoir garder quelque chose de l'autre. Aussi, pour permettre la formation imagée de la parole du deuil, l'un des mouvements dynamiques du travail du deuil peut être en partie un "travail hallucinatoire". Par le rêve, la parole et l'écriture, par toutes autres stratégies corporelles, parfois insolites, l'énigme du deuil deviendrait alors une mise en jeu, un pari qui ne cesse de transformer le sujet endeuillé. Quelles formes la vie psychique de l'endeuillé peut-elle prendre pour se protéger de sa propre destruction lorsque le traumatisme de la perte est un événement qui ne cesse pas ?
Je suis une fille de déportée. En relisant ces mots, j'ai un sentiment d'étrangeté et d'irréalité. Ma mère a été déportée". Comment dire cette enfance singulière, ces parents qui parlaient avec un accent, ces toutes petites familles déracinées, ces traces de la Shoah sur la deuxième génération qui n'a pas connu les camps, mais a grandi dans le traumatisme de cette tragédie ? Danièle Laufer a recueilli les témoignages d'une vingtaine de femmes et d'hommes, comme elle nés de survivants des camps nazis. Tous ont estimé que l'heure était venue pour eux de parler afin de transmettre la mémoire de ce qui les a "à la fois détruits et construits" . Avec une grande sensibilité, elle a tissé ensemble leurs histoires, leurs émotions et les siennes. Venir après se lit comme le roman de vies hantées par des fantômes, où surgit malgré tout la joie d'être là.
La confiance devient une préoccupation centrale dans un monde dominé par l'incertitude. Mettre la confiance en question c'est tenter de dépasser ce que peut avoir d'incantatoire et de quasi magique l'évocation de cette notion rassurante et familière. C'est accepter de se tourner vers les interrogations qu'elle suscite tant au niveau théorique qu'au niveau pratique. Successivement seront traitées la question de la définition de la confiance, la question du lien entre confiance et institutions (à travers les exemples du droit, de la science et de la monnaie), la question du lien entre confiance et conventions (à travers l'étude de la façon dont elle se manifeste dans la vie des organisations) et enfin la question éminemment pratique des moyens de production de la confiance. L'élucidation d'une notion aussi complexe exige une approche pluridisciplinaire.
Le management met-il en péril la culture française ? La peur de voir le management mettre en péril la culture française met-elle en péril la prospérité économique du pays ? Ces questions soulèvent en France des oppositions si passionnées que le plus souvent elles provoquent moins un débat qu'une fracture qui rend l'argumentation rationnelle quasi impossible. L'auteur propose de dépasser ces polémiques en se plaçant sous le patronage d'Alexis de Tocqueville : 1. parce que le développement du management pose la question de la relation entre la France et les Etats-Unis dont traite De la démocratie en Amérique ; 2. parce que le développement du management en France est étroitement lié aux événements de 1968, ultime réplique des bouleversements analysés dans L'Ancien Régime et la Révolution ; 3. parce que Tocqueville est autant un penseur de l'administration que des systèmes politiques et enfin ; 4. parce que la façon dont le développement des grands systèmes administratifs est susceptible d'engendrer une crise dans la démocratie fait l'objet de ce que l'on pourrait appeler la troisième grande prophétie de Tocqueville.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.