Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Hommes en guerre. 4e édition revue et augmentée
Latzko Andreas ; Rolland Romain ; Barbusse Henri ;
AGONE
13,20 €
Épuisé
EAN :9782910846893
Il paraît qu'il existe encore des hommes faits de chair et de sang qui peuvent lire un journal sans vomir. Sans dégoût ni révolte. Peut-on avoir connu ce défilé continu de cadavres, cette production ininterrompue de souffrance, cette fabrique à malheurs, et lire avec sérénité une page sur les progrès médicaux ou le perfectionnement des soins apportés aux blessés? Qui sont les fous? Il est des hommes qui reviennent chez eux avec la mort dans les yeux. Ils marchent comme des somnambules dans les rues bien éclairées. Ils ont encore à l'oreille les cris qu'ils poussaient sous l'ouragan de fer pour recouvrir leur peur et leur détresse. Ils sont alourdis par l'horreur comme un mulet par sa charge. Ils voient encore les regards étonnés de ceux qu'ils ont transpercés. Et ils sont là, osant à peine ouvrir la bouche, parce que autour d'eux les femmes et les enfants parlent de grenades, d'obus et d'assauts à la baïonnette avec une curiosité enjouée. Hommes en guerre nous fait visiter la salle des machines de l'horreur qui s'ouvre sur le repos absurde que les civils ménagent à ceux qui en sortent: épisodes de la guerre reliés par un sentiment commun de souffrance et de révolte Biographie de l'auteur Ecrivain et dramaturge hongrois d'expression allemande, Andreas Latzko (Budapest, 1876 - Amsterdam, 1943) reste "au premier rang des témoins qui ont laissé le récit véridique de la Passion de l'Homme en l'an de disgrâce 1914" (Romain Rolland). Blessé en 1915, Andreas Latzko commence la rédaction d'Hommes en guerre, qui paraît pour la première fois en Suisse en 1917
Latzko Andreas ; Wachendorff Martina ; Blanc Henri
Il paraît qu'il existe encore des hommes faits de chair et de sang qui peuvent lire un journal sans vomir. Sans dégoût ni révolte. Peut-on avoir connu ce défilé continu de cadavres, cette production ininterrompue de souffrance, cette fabrique à malheurs, et lire avec sérénité une page sur les progrès médicaux ou le perfectionnement des soins apportés aux blessés? Qui sont les fous? Il est des hommes qui reviennent chez eux avec la mort dans les yeux. Ils marchent comme des somnambules dans les rues bien éclairées. Ils ont encore à l'oreille les cris qu'ils poussaient sous l'ouragan de fer pour recouvrir leur peur et leur détresse. Ils sont alourdis par l'horreur comme un mulet par sa charge. Ils voient encore les regards étonnés de ceux qu'ils ont transpercés. Et ils sont là, osant à peine ouvrir la bouche, parce que autour d'eux les femmes et les enfants parlent de grenades, d'obus et d'assauts à la baïonnette avec une curiosité enjouée. Hommes en guerre nous fait visiter la salle des machines de l'horreur qui s'ouvre sur le repos absurde que les civils ménagent à ceux qui en sortent: épisodes de la guerre reliés par un sentiment commun de souffrance et de révolte
Résumé : Il paraît qu'il existe encore des hommes faits de chair et de sang qui peuvent lire le journal sans vomir. Sans dégoût no révolte. Peut-on avoir connu ce défilé continu de cadavres, cette production ininterrompue de souffrance, cette fabrique à malheurs et lire avec sérénité une page sur les progrès médicaux ?... Qui sont les fous ?
Il n'y avait pourtant pas que le politique dans notre vie. "Le personnel est politique", comme les camarades féministes nous l'avaient fait comprendre, bon an mal an. En fait, alors que nous plongions la tête la première dans la dernière tentative de révolution communiste en Europe, c'est dans la sphère des relations interpersonnelles que nous étions en train de faire une révolution... Mais nous n'en avions pas vraiment conscience, pris comme nous l'étions dans des schémas anciens. Nous avions alors 20 ans, quelques-uns plus, d'autres moins. Et nous avions un désir débordant de mordre la vie, de plonger de tout notre corps dans une aventure enivrante, de profiter au maximum de tout ce que la vie pouvait nous offrir, ici, tout de suite, sans attendre ni le paradis céleste, ni le grand soir. "Qu'est-ce que vous voulez ?", nous demandait-on. On répondait : "Nous voulons tout !"
Résumé : Les machines ressemblent à d'étranges créatures qui aspirent les matières premières, les digèrent et les recrachent sous forme de produit fini. Le processus de production automatisé simplifie les tâches des ouvriers qui n'assurent plus aucune fonction importante dans la production. Ils sont plutôt au service des machines. Nous avons perdu la valeur que nous devrions avoir en tant qu'êtres humains, et nous sommes devenus une prolongation des machines, leur appendice, leur serviteur. J'ai souvent pensé que la machine était mon seigneur et maître et que je devais lui peigner les cheveux, tel un esclave. Il fallait que je passe le peigne ni trop vite ni trop lentement. Je devais peigner soigneusement et méthodiquement, afin de ne casser aucun cheveu, et le peigne ne devait pas tomber. Si je ne faisais pas bien, j'étais élagué. Foxconn est le plus grand fabricant du monde dans le domaine de l'électronique. Ses villes-usines, qui font travailler plus d'un million de Chinois, produisent iPhone, Kindle et autres PlayStation pour Apple, Sony, Google, Microsoft, Amazon, etc. En 2010, elles ont été le théâtre d'une série de suicides d'ouvriers qui ont rendu publiques des conditions d'exploitation fondées sur une organisation militarisée de la production, une taylorisation extrême, l'absence totale de protection sociale et une surveillance despotique jusque dans les dortoirs où vivent les ouvriers. Ce livre propose quelques éléments d'analyse du système Foxconn à partir du portrait que fait la sociologue Jenny Chan d'une ouvrière qui a survécu à sa tentative de suicide en 2010. Complété par le témoignage de Yang, un étudiant et ouvrier de fabrication à Chongqing, il retrace également le parcours de Xu Lizhi, jeune travailleur migrant chinois à Shenzen, qui s'est suicidé en 2014 après avoir laissé des poèmes sur le travail à la chaîne, dans "L'atelier, là où ma jeunesse est restée en plan".
Kraus Karl ; Deshusses Pierre ; Bouveresse Jacques
ET SI SURTOUT la perte de la culture n'était pasachetée au prix de vies humaines ! La moindre d'entre elles, ne serait-ce même qu'une heure arrachée à la plus misérable des existences, vaut bien une bibliothèque brûlée. L'industrie intellectuelle bourgeoise se berce d'ivresse jusque dans l'effondrement lorsqu'elle accorde plus de place dans les journaux à ses pertes spécifiques qu'au martyre des anonymes, aux souffrances du monde ouvrier, dont la valeur d'existence se prouve de façon indestructible dans la lutte et l'entraide, à côté d'une industrie qui remplace la solidarité par la sensation et qui, aussi vrai que la propagande sur les horreurs est une propagande de la vérité, est encore capable de mentir avec elle. Le journalisme ne se doute pas que l'existence privée, comme victime de la violence, est plus près de l'esprit que tous les déboires du négoce intellectuel. Et surtout cet univers calamiteux qui occupe désormais tout l'horizon de notre journalisme culturel.
Aux Forges de Clabecq, usine sidérurgique située près de Bruxelles, pour Silvio et ses collègues, le quotidien, c'est d'abord le combat contre les attitudes de résignation et de peur. Rapidement élu délégué syndical en charge des questions d'hygiène et de sécurité, Silvio témoigne de trente ans de luttes pour améliorer les conditions de travail, pour combattre le racisme et pour empêcher la fermeture annoncée du site. Son mandat syndical, Silvio le voit comme un moyen de faire vivre "esprit de Clabecq". Pour mener leurs combats, c'est sur leurs propres forces et sur leur connaissance de leur métier que les ouvriers de Clabecq s'appuient. Quitte à mettre de côté l'appareil syndical sitôt qu'il déclare ne plus rien pouvoir pour eux. Par sa confiance jamais démentie dans le potentiel émancipateur de sa classe, Silvio donne une leçon salvatrice d'optimisme militant.