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Les perfections
Latronico Vincenzo ; Lafore Romane
SCRIBES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782073017444
Ils ont un bel appartement à la décoration soignée. Un job qu'ils aiment. Des amis intéressants. Une vie amoureuse stable. Bref, ils ont tout pour être heureux, et d'ailleurs ils le sont. Vraiment ? Un couple d'Italiens s'installe à Berlin. Webdesigners, ils explorent à fond la vie d'expatriés que leur offre la capitale allemande. Elle correspond en tout point à ce qu'ils avaient rêvé et aux images de réussite qui saturent les réseaux sociaux. Mais derrière le vernis, derrière l'apparente "perfection" de leur existence bien rangée, quelques grains de sable commencent à apparaître et menacent peut-être de faire dérailler la machine. Très vite, alors que la gentrification fait rage dans la ville, le malaise les gagne. La vie est rarement "comme sur les images", et ces personnages risquent fort de le comprendre tôt ou tard... Dans Les perfections, Vincenzo Latronico scrute en entomologiste cruel les moindres contradictions de ses héros pris entre impuissance et perte de sens. Pas sûr que la génération des millennials sorte grandie de ce roman, qui peut aussi être lu comme un hommage aux Choses de Perec à l'heure d'Instagram.
Ce beau livre très richement illustré retrace de manière non chronologique le demi-siècle de ce qu'un journaliste américain a appelé " la Rolls des concours de danse ". Par le texte et par l'image, des destins se profilent, dans les rires et parfois dans les larmes. A peine tracés dans l'espace, le geste, le mouvement n'existent plus. Pourquoi en irait-il autrement des concours de danse ? 50 ans après sa création, le Prix de Lausanne reste en plein essor. C'est qu'il ne cesse de se remettre en question pour répondre au plus près aux besoins des jeunes danseurs en fin de formation. Les bourses d'étude et d'apprentissage qu'il attribue en sont certes l'enjeu. Mais plus largement, c'est en expérience formatrice qu'il s'est métamorphosé au fil des ans. Par le texte et l'image, ce livre témoigne de son évolution.
Toute cette époque, c'étaient des jours comme aujourd'hui. Des jours du ventre mou de l'été. Où le ciel s'affaisse. En se couvrant de longues traînées mauve et noir. De grandes fleurs tristes."Dans une ville où règnent la langueur et l'ennui, où des immeubles sombres barrent l'horizon, un jeune homme, Dylan, disparaît dans des circonstances propres à susciter toutes les interrogations. S'agit-il d'une fuite, d'une fugue, d'un meurtre ? Pour combler cette absence, le narrateur retrace ce qu'il sait de Dylan, approfondit son mystère, raconte les heures qu'ils ont passées tous les deux à errer au coeur de la nuit et qui ont peu à peu scellé leur amitié. Ces nuits à ne rien se dire, à observer. Jusqu'au jour où les deux jeunes hommes se surprennent à faire un détour dans leur itinéraire...Au moins nous aurons vu la nuit est un livre fait d'ambiances, de brume, où les mystères semés sur le chemin ne sont pas certains d'être résolus. Entre rêve et réalité, entre récit et prose poétique, c'est le portrait émouvant et hypnotique de deux êtres qui cherchent désespérément à habiter le monde, comme un hommage au cinéma et au roman noir.
Résumé : Situées dans les marges de la globalisation, les nouvelles d'Après le soleil ouvrent une brèche vers d'autres univers et brouillent notre rapport au réel : à Cancun, un groupe de jeunes hommes sont au service des touristes, et exécutent toutes leurs volontés - la nuit, néanmoins, ils explorent les mystères de l'existence dans de curieuses cérémonies ; à Copenhague, une rencontre inattendue entraîne un informaticien dans une spirale où la spéculation financière devient érotique ; l'effondrement d'un triangle amoureux dans une ville anglaise conduit les personnages à tomber dans une addiction particulièrement dangereuse et hypnotique ; dans le désert du Nevada, un homme en deuil trouve une machine qui vient peut-être d'une autre planète... Les personnages d'Après le soleil ont des désirs ardents, mais s'affrontent à des réalités décevantes, bassement transactionnelles. Ils cherchent à communiquer, à trouver un but à leur vie dans un monde où tout s'est déréalisé au point de ne plus avoir de sens. Juxtaposant le grotesque, l'hyperréalisme et le fantastique - "comme s'il regardait le monde à travers un filtre ultraviolet", ainsi que l'écrit un critique danois -, Jonas Eika a inventé de nouvelles façons de raconter des histoires pour une époque où les anciennes ne suffisent plus.
Résumé : Ago, un jeune homme au passé trouble, fascine tous les "adorateurs" qui gravitent autour de lui. Avant de mourir tragiquement dans un accident d'avion, celui-ci a connu la passion avec trois hommes : Monsieur V, Flint et Proust. A l'histoire qu'Ago a vécue avec Monsieur V (un homme âgé qui l'accueille chez lui et dont Ago va prendre soin) se mêle l'autre fil narratif de ce roman : la rencontre, dix ans plus tard, à New York, de Flint et de Proust. Ensemble, ils cherchent à savoir quelle fut la vérité de leur amant insaisissable. Mais comment mettre au jour ce qui se dérobe sans cesse ? Comment même l'atteindre ? Si Ago est un astre, il est peut-être, finalement, un soleil noir. 22H fait exploser les codes du roman traditionnel et mélange à loisir les temporalités, les espaces, les scènes. Procédant par échos, par variations, par jeux de voix, c'est un texte qui explore les scénographies et les cérémonies du désir, de l'amour, de la mort.
Résumé : Alors qu'il arrive au seuil de la trentaine, un ex-adolescent des années 2000 est insatisfait de sa vie terne : il s'ennuie dans son travail de téléconseiller, fréquente une femme qu'il a connue lors d'un Erasmus en Angleterre avant de s'en désintéresser et vit dans un sentiment croissant de flottement et d'irréalité. Son seul exutoire : la fascination qu'exerce sur lui Anna, sa demi-soeur d'une famille recomposée. Il sent partout sa présence et éprouve le besoin toujours plus vif de renouer avec elle. Un jour, il trouve un moyen de la surveiller en permanence ; son obsession prend alors le pas sur tous les aspects de son quotidien - au risque de mettre au jour ses zones d'ombre. Ecrit dans une langue étonnante de maîtrise et de maturité, récit d'une obsession trouble, Anna partout dépeint l'état de nos vies quand la frontière entre réel et virtuel s'effrite et que les violences se révèlent. C'est aussi un formidable roman-puzzle où la pièce manquante réside peut-être dans l'esprit d'un narrateur plus qu'incertain...
«À travers l?écriture, je m?approche du moi-même d?il y a cinquante ans, pour un jubilé personnel. L?âge de dix ans ne m?a pas porté à écrire, jusqu?à aujourd?hui. Il n?a pas la foule intérieure de l?enfance ni la découverte physique du corps adolescent. À dix ans, on est dans une enveloppe contenant toutes les formes futures. On regarde à l?extérieur en adultes présumés, mais à l?étroit dans une taille de souliers plus petite.» Comme chaque été, l?enfant de la ville qu?était le narrateur descend sur l?île y passer les vacances estivales. Il retrouve cette année le monde des pêcheurs, les plaisirs marins, mais ne peut échapper à la mutation qui a débuté avec son dixième anniversaire. Une fillette fait irruption sur la plage et le pousse à remettre en question son ignorance du verbe aimer que les adultes exagèrent à l?excès selon lui. Mais il découvre aussi la cruauté et la vengeance lorsque trois garçons jaloux le passent à tabac et l?envoient à l?infirmerie le visage en sang. Conscient de ce risque, il avait volontairement offert son jeune corps aux assaillants, un mal nécessaire pour faire exploser le cocon charnel de l?adulte en puissance, et lui permettre de contempler le monde, sans jamais avoir à fermer les yeux. Erri De Luca nous offre ici un puissant récit d?initiation où les problématiques de la langue, de la justice, de l?engagement se cristallisent à travers sa plume. Arrivé à l?«âge d?archive», il parvient à saisir avec justesse et nuances la mue de l?enfance, et ainsi explorer au plus profond ce passage fondateur de toute une vie.
Résumé : "Ma mère m'a légué un mot de son dialecte qu'elle employait pour décrire son état d'esprit lorsqu'elle éprouvait des impressions contradictoires qui la tiraillaient et la déchiraient. Elle se disait en proie à la frantumaglia". C'est autour de ce mot, du sentiment d'instabilité qu'il évoque, que ce recueil de textes d'Elena Ferrante s'articule. Lettres échangées avec son éditeur, entretiens, correspondances sont les pièces hétérogènes d'une mosaïque qui éclaire la démarche de l'écrivain et invite le lecteur à entrer dans son atelier. En revenant sur ses romans - de L'amour harcelant à la saga L'amie prodigieuse -, Elena Ferrante prolonge sa recherche autour des thématiques essentielles de son oeuvre : le rôle de l'écriture comme tentative de recomposition d'une intériorité morcelée, l'univers féminin, la complexité de la relation mère-fille, Naples. À travers la multiplicité des écrits rassemblés, Frantumaglia offre un parcours original dans l'univers littéraire d'Elena Ferrante, ainsi que l'autoportrait inédit d'un écrivain à l'oeuvre.
Résumé : Après L'amie prodigieuse et Le nouveau nom, Celle qui fuit et celle qui reste est la suite de la formidable saga dans laquelle Elena Ferrante raconte cinquante ans d'histoire italienne et d'amitié entre ses deux héroïnes, Elena et Lila. Pour Elena, comme pour l'Italie, une période de grands bouleversements s'ouvre. Nous sommes à la fin des années soixante, les événements de 1968 s'annoncent, les mouvements féministes et protestataires s'organisent, et Elena, diplômée de l'Ecole normale de Pise et entourée d'universitaires, est au premier rang. Même si les choix de Lila sont radicalement différents, les deux jeunes femmes sont toujours aussi proches, une relation faite d'amour et de haine, telles deux soeurs qui se ressembleraient trop. Et, une nouvelle fois, les circonstances vont les rapprocher, puis les éloigner, au cours de cette tumultueuse traversée des années soixante-dix. Celle qui fuit et celle qui reste n'a rien à envier à ses deux prédécesseurs. A la dimension historique et intime s'ajoute même un volet politique, puisque les dix années que couvre le roman sont cruciales pour l'Italie, un pays en transformation, en marche vers la modernité.
Résumé : Claudio Magris a rassemblé dans Instantanés un bouquet de textes brefs qui lui ont été inspirés par une chose vue, un événement de la vie quotidienne ou un fait d'actualité relevé dans la presse. La plupart de ces microrécits se déroulent en Italie, plus particulièrement à Trieste et dans ses environs, mais il en est qui nous transportent sous d'autres latitudes, de la Scandinavie à l'Inde, de Moscou à New York et au Grand Nord canadien. Certains "instantanés" ont trait aux relations intimes entre les êtres, d'autres concernent un épisode de l'histoire du XXe siècle, d'autres encore touchent à des questions de société et aux modes de vie de nos contemporains. Chez Claudio Magris, la description d'une scène saisie sur le vif offre toujours une résonance éthique et philosophique. Ce sont d'une certaine manière des "leçons de vie" que prodigue ce livre, mais sans que l'auteur se mette dans la situation d'exercer un pesant magistère. Au contraire, un mélange unique s'opère dans ces brèves vignettes entre le sérieux du propos et les nuances de l'humour. La gravité et la légèreté font ici si bon ménage que l'on est conquis par ce petit livre captivant et savoureux.