Rien de ce qui est humain ne m'est étranger " Térence Mook illustré et accompagné de nombreuses infographies didactiques. Chaque numéro, thématique, s'organise autour de questions, et s'accompagne d'idées-clés, de schémas et de récits. Les humains sont des animaux étranges. Ils parlent, ils pensent, ils imaginent, ils inventent, ils créent. Ils se passionnent pour des choses curieuses : écrire ou lire des romans, jouer au ballon ou courir, regarder des séries ou pratiquer la danse de salon. Ils se battent - et meurent parfois - pour des idées. Ils sont doués de capacités extraordinaires. Les sciences humaines, qui les étudient depuis deux siècles, ont produit un savoir considérable sur leurs moeurs, leurs motivations, leur vie en société, leur psychisme et ce qui les fait agir. Mais ce savoir est dispersé et éclaté en une myriade de recherches spécialisées et de théories rivales. Et si on recollait les morceaux ? Et si on essayait de construire une vision globale de l'être humain, ses motivations, son psychisme, ses origines et son Histoire ? Voilà le propos de L'Humanologue : dessiner, durant 15 numéros à raison de 2 numéros par an, le portrait de l'être humain et de l'humanité.
Bien que secrètes et invisibles, elles sont toujours là, formant un film intérieur qui défile en continu. Nos pensées intimes sont tissées de fantasmes, de rêveries vagabondes, de réflexions intenses, d'idées noires, de souvenirs émus... et même de listes de courses. L'humanologie est parti à la découverte des pensées intérieures (et dévoile ici quelques-unes des siennes). Des études sur le sujet, il en ressort une idée clé : nos pensées ne servent pas à nous distraire du monde, ni même à le penser. Elles sont la partie immergée de la vie mentale : celle qui tente de piloter notre existence. Dans ce numéro, il est aussi question de religion (celle des hindous), d'histoire (celle des empires), d'ultraviolence (celle des suricates), de peintures préhistoriques, d'extraterrestres, d'électriciens, de banquets bien arrosés et même de connerie. En bref de la condition humaine.
Un livre référence pour mieux comprendre l'âge adolescent. Nouvelle édition revue et augmentée. " C'est un ado ! ", " crise de l'adolescence " : ces termes sont employés partout comme une évidence. Pourtant, répondre à la question : " Qu'est-ce que l'adolescence ? " ne va pas de soi. Il faut distinguer ce qui concerne l'adolescent lui-même - l'individu singulier qui, à l'âge de la puberté, vit de profonds bouleversements physiques et psychiques - de l'adolescence, un ensemble de représentations collectives liées à cette classe d'âge et qui varient selon les sociétés et les générations. Quand commence et finit l'adolescence ? Filles et garçons vivent-ils ce passage de manière différente ? 90 % des ados sont bien dans leur peau, dit-on, mais les 10 % qui vont mal, comment les aider ? Qu'en est-il de la violence des adolescents ? Et leurs parents, eux, comment vivent-ils cette période ? ... Ce livre donne la parole à des spécialistes de toutes disciplines pour faire le point sur cet âge de la vie complexe mais riche de potentialités.
Vous tenez entre vos mains l'histoire de l'humanité. Car ce livre résume, pour la première fois en français, l'histoire globale du genre humain, de ses premiers pas en Afrique il y a 3 millions d'années à son entrée dans le 21e siècle, alors que nous prenons conscience de ce que nous sommes devenus une force géologique plus puissante que les volcans ou les glaciations, capable d'altérer le climat et les biotopes. Chaque chapitre s'ouvre sur une carte donnant à voir, à l'échelle planétaire, les événements en cours, et se clôt sur une chronologie évoquant les moments décisifs de la période considérée. Le texte, puisant dans le trésor de connaissances accumulé au magazine Sciences Humaines depuis près de trente ans, conjugue les acquis de l'histoire, de l'archéologie, de l'anthropologie, de l'économie, de la géographie, de la démographie..., pour camper une synthèse de ce que nous savons aujourd'hui des passés de l'humanité. Vous tenez entre vos mains l'histoire de l'humanité, car comprendre pourquoi la Chine a été l'hyperpuissance du Monde jusqu'au milieu du 18e siècle, pourquoi les voyages de Christophe Colomb ont fait entrer la planète dans une nouvelle ère, et comment l'Occident a construit le Monde d'aujourd'hui, c'est se donner les clés d'un savoir dont nous aurons besoin, demain, pour éviter le scénario du pire.
Marmion Jean-François ; Baecque Antoine de ; Caste
Une mauvaise fée aux mille visages s'est penchée sur le berceau de l'humanité : la connerie. Elle chemine avec nous, fidèle entre les fidèles, se réinventant au fil des siècles et des cultures. Elle fustige les différences, réduit en esclavage, attise la violence, cultive la cruauté, dévoie les avancées technologiques, trahit les espoirs politiques, gangrène les idéologies, et saccage la planète. Elle suivra notre espèce jusqu'à la tombe, et la creusera peut-être. Le pire, c'est que nous en sommes plus souvent les complices que les victimes ! Du Néolithique à nos jours, plus de trente historiens nous dévoilent la vérité nue et biscornue sur la connerie.
L?évolution de notre conception aussi bien des animaux que de la morale entraîne la société moderne, malgré elle, vers le végétarisme. Au XXIe siècle, la société moderne est arrivée à un tournant dans sa relation avec les animaux. D?abord, ces êtres sensibles nous apparaissent de moins en moins privés des qualités que nous, les êtres humains, possédons (capacité à souffrir, à avoir des émotions, à raisonner, à élaborer une culture). La zoologie et l?éthologie nous ont également appris à regarder beaucoup d?animaux comme des individus à part entière. Ensuite, depuis au moins deux siècles, la société n?a cessé d?élargir ses horizons moraux. Elle a commencé par accorder les mêmes droits à tous les hommes. Puis elle a fait de la femme l?égale de l?homme. Elle est également de plus en plus soucieuse des intérêts de diverses "minorités" (homosexuels, transsexuels, handicapés, etc.). Elle a enfin commencé à intégrer certains animaux à la sphère juridique en interdisant de les maltraiter sans raison. Pourtant, chaque année, des milliards d?animaux, censés être protégés par la loi, sont élevés et tués dans des conditions abominables pour être mangés, alors que la nourriture carnée n?est nullement nécessaire pour être en bonne santé. Manger des produits d?origine animale revient donc à faire souffrir des animaux juste pour son plaisir gustatif. Cette cruauté, qui va à l?encontre des grandes avancées de la société moderne, ne perdure que par ignorance ou hypocrisie. Mais la situation est trop paradoxale pour durer en l?état. Comme l?abolition de l?esclavage en son temps, l?abolition de l?alimentation carnée est en train de devenir une des questions majeures du XXIe siècle. Alors, demain, tous végétariens? L?issue de ce grand débat n?est pas certaine. La société moderne va-t-elle trouver les moyens d?occulter encore longtemps les souffrances effroyables qu?elle inflige à ces animaux dont elle reconnaît de plus en plus la sensibilité, l?émotivité et l?intelligence? Où va-t-elle opter pour une grande révolution culturelle en entrant dans l?ère du végétarisme? Quelle que soit l?option choisie, les grandes articulations de ce débat à venir méritent d?être explicitées dès maintenant. C?est ce qu?entend faire cet ouvrage, à la lumière des enseignements de l?histoire, de l?éthologie et de l?éthique animale.