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LE METIER DE CHERCHEUR, REGARD D'UN ANTHROPOLOGUE - 2E EDITION REVUE ET CORRIGEE
LATOUR BRUNO
QUAE
5,95 €
Épuisé
EAN :9782738009739
Deux mythes symétriques traversent nos sociétés. Selon le premier, entretenu par les chercheurs eux-mêmes, il est nécessaire de protéger l'activité scientifique de toute pollution par les idéologies, les intérêts, les passions, les modes... Selon le second, véhiculé par nombre d'autorités morales, intellectuelles ou religieuses, c'est au contraire la société et ses valeurs qu'il convient de protéger contre les conséquences des progrès incontrôlés de la science et de la technologie. La science, répond le philosophe Bruno Latour, n'est ni hors ni contre la société, elle est tout simplement dans la société. Démontant au passage les rouages du capitalisme scientifique, qui constitue le premier ressort du dynamisme de la recherche, l'auteur montre comment les scientifiques sont engagés dans des réseaux socio-techniques qui se jouent des frontières classiquement établies entre science et politique, entre humains et non-humains. Tiré d'une conférence donnée à l'INRA, ce texte décapant constitue une excellente introduction à l'?uvre de Bruno Latour et plus généralement à la sociologie des sciences. Destiné en priorité aux chercheurs, cet ouvrage très accessible s'adresse aussi à un large public.
« La première leçon du coronavirus est aussi la plus stupéfiante : la preuve est faite, en effet, qu?il est possible, en quelques semaines, de suspendre partout dans le monde et au même moment, un système économique dont on nous disait jusqu?ici qu?il était impossible à ralentir ou à rediriger. » Bruno LatourEn décembre 2019, Bruno Latour envoie, tel un cadeau, un conte de Noël au quotidien numérique AOC, qui le publie immédiatement. Trois mois plus tard, alors que la pandémie de Covid-19 vient de nous installer dans le confinement, il envoie un second cadeau : un article qui sera certainement l?un des plus lus à travers la planète durant ces mois reclus, traduit en une vingtaine de langues. Ce sont ces deux textes qu?AOC a voulu réunir (en un volume tête-bêche) pour en faire l?un de ses « Imprimés ».
Cet essai voudrait relier trois phénomènes que les commentateurs ont déjà repérés sans toujours voir ce qui les unit - ni, par conséquent, l'immense énergie politique qu'on pourrait tirer de leur rapprochement. D'abord la "dérégulation" qui va donner au mot "globalisation" un sens de plus en plus péjoratif ; ensuite, l'explosion de plus en plus vertigineuse des inégalités ; enfin, l'entreprise systématique pour nier l'existence de la mutation climatique. L'hypothèse est qu'on ne comprend rien aux positions politiques depuis cinquante ans si l'on ne donne pas une place centrale à la question du dérèglement climatique et à sa dénégation. Tout se passe en effet comme si une partie importante des classes dirigeantes était arrivée à la conclusion qu'il n'y aurait plus assez de place sur terre pour elles et pour le reste de ses habitants. C'est ce qui expliquerait l'explosion des inégalités, l'étendue des dérégulations, la critique de la mondialisation et, surtout, le désir panique de revenir aux anciennes protections de l'Etat national. Pour contrer une telle politique, il va falloir atterrir quelque part. D'où l'importance de savoir comment s'orienter. Et donc dessiner quelque chose comme une carte des positions imposées par ce nouveau paysage au sein duquel se redéfinissent non seulement les affects de la vie publique mais aussi ses enjeux.
Depuis la terrible expérience du confinement, les Etats comme les individus cherchent tous comment se déconfiner, en espérant revenir aussi vite que possible au " monde d'avant " grâce à une " reprise " aussi rapide que possible. Mais il y a une autre façon de tirer les leçons de cette épreuve, en tout cas pour le bénéfice de ceux que l'on pourrait appeler les terrestres. Ceux-là se doutent qu'ils ne se déconfineront pas, d'autant que la crise sanitaire s'encastre dans une autre crise bien plus grave, celle imposée par le Nouveau Régime Climatique. Si nous en étions capables, l'apprentissage du confinement serait une chance à saisir : celle de comprendre enfin où nous habitons, dans quelle terre nous allons pouvoir enfin nous envelopper - ; à défaut de nous développer à l'ancienne ! Où suis-je ? fait assez logiquement suite au livre précédent, Où atterrir ? A Comment s'orienter en politique. Après avoir atterri, parfois violemment, il faut bien que les terrestres explorent le sol où ils vont désormais habiter et retrouvent le goût de la liberté et de l'émancipation mais autrement situées. Tel est l'objet de cet essai sous forme de courts chapitres dont chacun explore une figure possible de cette métaphysique du déconfinement à laquelle nous oblige l'étrange époque où nous vivons.
Comment combler le fossé apparemment infranchissable séparant la science (chargée de comprendre la nature) et la politique (chargée de régler la vie sociale), séparation dont les conséquences- affaires du sang, de l'amiante, de la vache folle... - deviennent de plus en plus catastrophiques? L'écologie politique a prétendu apporter une réponse à ce défi. Mais, après de fracassants débuts, elle peine à renouveler la vie publique... Dans ce livre qui fait suite à Nous n'avons jamais été modernes (La Découverte, 1991), Bruno Latour propose une nouvelle façon de considérer l'écologie politique. La nature a toujours constitué l'une des deux moitiés de la vie publique, celle qui rassemble le monde commun que nous partageons tous, l'autre moitié formant ce qu'on appelle la politique, c'est-à-dire le jeu des intérêts et des passions. D'un côté ce qui nous unit, la nature, de l'autre ce qui nous divise, la politique. Et c'est pourquoi il est faux de prétendre que le souci de la nature caractériserait l'écologie politique: car à cause des controverses scientifiques qu'elle suscite, à cause de l'incertitude sur les valeurs qu'elle provoque, elle oblige à abandonner la nature comme mode d'organisation publique. La question devient donc: comment penser enfin la politique sans la nature? Pour Bruno Latour, la solution repose sur une profonde redéfinition à la fois de l'activité scientifique (à réintégrer dans le jeu normal de la société) et de l'activité politique (comprise comme l'élaboration progressive d'un monde commun). Ce sont les conditions et les contraintes de telles redéfinitions qu'il explore avec une grande rigueur dans cet essai novateur"Le chantier de reconstruction du politique à partir de la critique écologique n'est encore qu'ouvert et la solution de Latour appelle raffinement et discussion. Mais l'ouvrage fera date. Il est vivement conseillé aux humains de le lire. Du moins à ceux qui veulent parler aux"vaches folles"et aux ouragans tropicaux.°" Le Monde des livres
La biologie moléculaire a bouleversé les sciences du vivant L'explosion de la génomique, qui propose des séquences de génomes entiers ainsi que des approches globales de leur fonctionnement, en est un exemple récent. L'objectif de cet ouvrage présenté sous forme de fiches n'est pas de détailler des protocoles ou des recettes toutes faites, mais d'expliquer simplement les principes théoriques des techniques de biologie moléculaire. Cette édition mise à jour propose des illustrations nouvelles et présente notamment de nombreuses techniques de génomique récemment apparues dans les laboratoires. Cet ouvrage s'adresse à toute personne - spécialiste ou non - curieuse de connaître les bases des différentes techniques de manipulation des acides nucléiques.
Résumé : Le rôle des forêts dans le fonctionnement de l'écosystème Terre est essentiel. Et pourtant, leur rythme de disparition s'intensifie. Quelles sont les causes et les conséquences de cette déforestation ? Avec la naissance de l'agriculture, la population mondiale a considérablement augmenté. Pour faire face aux besoins alimentaires croissants, ainsi qu'à l'utilisation du bois pour divers usages, les forêts ont été défrichées ou surexploitées. Depuis l'Antiquité, puis jusqu'au XIXe siècle, le pourtour méditerranéen, l'Asie, le Moyen-Orient, l'Europe de l'Ouest et à un degré moindre l'Amérique du Nord ont été déboisés. Depuis la révolution agricole du XIXe siècle, la situation s'est inversée en Europe de l'Ouest et en Amérique du Nord, comme aujourd'hui en Chine et en Inde, où la forêt regagne du terrain. En revanche, à partir du début du XXe siècle, les besoins en bois mondiaux mettent en péril les forêts tropicales ou équatoriales. Actuellement, la principale menace réside dans la fourniture aux pays développés de denrées alimentaires ou à usage industriel (soja, huile de palme, caoutchouc, canne à sucre, etc.), ou encore d'agrocarburants dans l'optique de la transition énergétique. L'auteur détaille les conséquences du déboisement sur le cycle de l'eau, le climat, les sols ou la biodiversité, et les solutions envisageables : conservation, protection, certification de la gestion forestière, développement et transmission des connaissances... Mais la solution n'est-elle pas entre les mains de tous et dans la prise de conscience du rôle que nous pouvons jouer en adoptant un comportement plus raisonnable ?
Pourquoi parle-t-on " d'épidémie d'obésité " ? Pourquoi certains grossissent et d'autres pas ? Pourquoi est-il difficile, mais pas impossible, de maigrir durablement ? Pourquoi est-ce dans la tête mais pas seulement ? Pourquoi les fausses routes jalonnent-elles la prévention ? Comment apprendre à manger des aliments bons et riches ? Et enfin, où en est la recherche sur toutes ces questions ? Au-delà des idées reçues et des raccourcis, ce livre souligne la complexité d'un problème de société où chaque histoire et chaque situation sont différentes. Changer notre regard, comprendre sans juger, apporter des réponses, mais fuir les régimes et les injonctions stériles, voici les dessous d'un livre qui fait d'abord du bien. De la théorie à la pratique, de l'individu à la collectivité, du mode de vie au métabolisme, toutes les facettes de la maladie sont passées au peigne fin pour prévenir le surpoids et le guérir !
Pour la première fois en langue française, cet ouvrage présente les principales méthodes de détection et d'identification des champignons pathogènes transmis par les semences (potagères, fourragères, céréales et autres espèces de grande culture). Plus de 110 espèces fongiques font l'objet d'une fiche descriptive qui comprend : un rappel de la maladie, sa localisation sur la graine, les méthodes d'analyse disponibles, les critères d'identification, les symptômes présents au niveau des jeunes plantules et la fréquence d'apparition du champignon au cours des années. Ce livre est destiné tout particulièrement aux ingénieurs et techniciens chargés du contrôle de la qualité des semences. Il s'adresse aussi aux étudiants, aux expérimentateurs de terrain, aux agriculteurs multiplicateurs et, d'une manière générale, à tous les utilisateurs de semences.