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Les précurseurs de la décroissance. Une anthologie
Latouche Serge
CLANDESTIN
15,00 €
Épuisé
EAN :9782369350545
Plus de 60 biographies pour se familiariser avec les origines de la décroissance. Des stoïciens et des cyniques à Huxley ou Orwell, en passant par Kropotkine, Giono, Ivan Illich, Nicholas Georgescu-Roegen, etc. L'étude des " précurseurs de la décroissance " prouve que la vision que recouvre ce slogan provocateur est ancienne, profonde et diversifiée, et que ce sont bel et bien la croissance et ses serviteurs zélés qui constituent une parenthèse dans l'histoire de l'humanité et de la pensée. L'économiste et anthropologue Serge Latouche, l'un des premiers et principaux théoriciens de la décroissance aujourd'hui, revient de manière claire et érudite sur les courants d'idées, les intellectuels et les activistes politiques qui ont influencé sa réflexion. La décroissance n'a pas la prétention de chercher à construire de toutes pièces une vision entièrement nouvelle de l'organisation de la vie sur terre. Elle vise plutôt à mettre en lumière ce qu'il peut y avoir de convergent entre des approches développées en tout temps, en tous lieux et dans tous les domaines, mais qui ont pour caractéristique commune d'avoir été ignorées ou discréditées a priori par les discours modernes de la productivité, de l'efficacité, de la croissance et du profit. La décroissance désigne en premier lieu la rupture avec l'occidentalisation du monde. Elle entraîne donc la réouverture de l'histoire au fond commun universel qu'on appelait traditionnellement " sagesse ". En revenant sur le stoïcisme, l'épicurisme, le cynisme, le taoïsme, le bouddhisme zen, les traditions indienne, africaine, amérindienne et bien d'autres, il s'agit d'abord, explique Latouche, de rappeler que l'humanité, par sa connaissance séculaire de l'homme et de ses passions, n'a pas attendu la démesure extrême de notre époque pour penser la mesure et les conditions de la vie bonne. Les précurseurs modernes, quant à eux, développent une critique de la croissance de l'intérieur. Celle-ci s'articule d'abord autour de la lutte contre les méfaits sociaux et politiques de la révolution industrielle, exprimée par des socialistes " utopiques " comme Morris, Fourier, Owen?, ou des anarchistes comme Proudhon, Bakounine, Kropotkine? Plus proches de nous, ceux qui, à partir des années 1950, ont vécu l'essor de la société de consommation, l'emprise croissante de la technique et l'aliénation productiviste ont été, dans une large mesure, les fondateurs de l'écologie politique : Ivan Illich, Cornelius Castoriadis, André Gorz, Jacques Ellul, Bernard Charbonneau, François Partant, Nicholas Georgescu-Roegen, etc. Enfin, l'ouvrage se penche sur toute une pléiade de quasi-contemporains moins connus (Murray Bookchin, Barry Commoner, Alex Langer?) ou auxquels on ne pense pas parce qu'ils étaient avant tout des écrivains (Léon Tolstoi, Jean Giono, Aldous Huxley ou René Barjavel?).
Résumé : Le terme " décroissance " est récent dans le débat économique actuel, même si l'idée a une histoire plus ancienne. Mais que désigne-t-il au juste ? Une inversion de la courbe de croissance du produit intérieur brut (PIB), indice statistique censé mesurer la richesse ? Ou la fin de l'idéologie de la croissance, c'est-à-dire du productivisme ? Si la croissance est une croyance en un progrès infini ? pourtant chaque jour démenti par les ressources nécessairement limitées de la planète ?, alors la décroissance est un gros mot, voire un blasphème. C'est pourtant cette idée qui permettrait de réenchanter le monde, non pas en substituant à la religion de la croissance une religion inverse, mais en retrouvant la dimension spirituelle, quoique laïque, de l'homme, lequel n'est pas qu'un homo oeconomicus . David Henry Thoreau, le précurseur de la décroissance, disait que " serait un poète celui qui pourrait enrôler vents et rivières à son service, afin qu'ils parlent pour lui ". La décroissance, c'est cet art de vivre, un art de vivre bien, en accord avec le monde, un art de vivre avec art.
La prégnance de l'économie sur la vie des hommes n'est pas plus à démontrer que leur morosité et leur souffrance. Comment s'est construit notre "imaginaire économique" , notre vision économique du monde ? Pourquoi voyons-nous aujourd'hui le monde à travers les prisme de l'utilité, du travail, de la compétition, de la concurrence et de la croissance sans fins ? Nous avons inventé la valeur-travail, la valeur-argent, la valeur-compétition, et construit un monde où rien n'a plus de valeur mais où out possède un prix ? Au fil d'une passionnante mise en perspective historico-économique, Serge Latouche revient aux origines de cette économie que les premiers économistes appelaient la "science sinistre" . Servi par une brillante érudition économique et philosophique, cet ouvrage montre la manière dont s'est façonné notre obsession utilitariste et quantitative, et nous permet ainsi de porter un regard neuf sur notre monde.
Biographie de l'auteur Serge Latouche, professeur émérite à l'université Paris-Sud (Orsay), est spécialiste des rapports culturels Nord/Sud et de l'épistémologie des sciences sociales. Il a notamment publié l'Autre Afrique (Albin Michel, 1998), et la Déraison de la raison économique (Albin Michel, 2001).
On ne peut pas dénoncer " la société de consommation " sans se référer aux analyses de Jean Baudrillard (1929-2007). Le démontage de la publicité et la mise en lumière de son omniprésence manipulatrice sont au coeur de son premier grand livre. La décroissance, qui implique de s'extraire de la religion de la croissance et de l'économie, trouve aussi, dans un autre de ses livres majeurs, L'économie politique du signe, les arguments pour déconstruire la prétention de l'économie à dire le réel. Baudrillard résiste pourtant à l'appropriation pure et simple dans une perspective de transformation sociale. Car si sa critique du système touche juste, les conclusions qu'il en tire sont si radicales qu'elles tendent à neutraliser l'action. L'entretien totalement inédit que nous publions à la suite de l'analyse détaillée de Serge Latouche éclaire ainsi la singularité et la dualité de cette figure, dont l'oeuvre toute entière tourne finalement autour du désenchantement mélancolique de la modernité, entre révolte rentrée et subversion ironique.
En 1950, Poul Anderson imagine l'anéantissement de la diversité culturelle par un impérialisme intergalactique. Dans un futur très lointain, l humanité a essaimé à travers d innombrables galaxies et est parvenue, tant bien que mal, à pacifier des univers entiers et à imposer son modèle de civilisation. Mais la tâche est loin d être achevée. La hache de guerre vient d être enterrée entre les habitants de Cundaloa et ceux de Skontar, dont les mondes sont cependant ravagés. Les Terriens se proposent d « aider » ces deux peuples à se reconstruire, mais sous certaines conditions: qu ils renoncent à leur culture, à leurs m urs et à leur technologie pour embrasser les bienfaits de la civilisation humaine. Les Cundaloiens acceptent l offre humaine, les Skontariens refusent. Quelle sera pour chacun de ses peuples l issue de sa décision? Que se passe-t-il lorsqu une nation riche et puissante, au nom du développement et de ses valeurs prétendument universelles, exige d une nation « en développement » qu elle adopte sa culture, ses traditions, son identité? Telle est la question que Poul Anderson pose dans cette nouvelle... et à laquelle il apporte une réponse sans ambiguïté.
Résumé : En 1972, R. Silverberg imagine des voyages organisés pour assister à la fin du monde. Dans un avenir proche, des jeunes couples friands de divertissements en tous genres sont réunis à l'occasion d'une soirée entre ami·es. Au centre des discussions, une distraction inédite tout juste expérimentée par la plupart d'entre eux : les agences de voyages temporels proposent une nouvelle destination. Il est désormais possible d'aller assister, à bord d'un vaisseau, à la fin du monde. Tandis que les invité·es comparent, à l'aune de leur caractère spectaculaire, les paysages mortifères contemplés, de l'extérieur arrivent des nouvelles alarmantes (catastrophes naturelles, épidémies...) mais qu'ils semblent totalement ignorer. A l'heure où la notion d'effondrement fait florès tant dans l'industrie culturelle que dans les grands médias, Silverberg nous enjoint à nous arracher de notre position indolente de spectacteur·ices d'un effondrement qui ne relève plus de la fiction. Un cri d´alerte !
Savorgnan de Brazza Pierre ; Coquery-Vidrovitch Ca
Biographie de l'auteur Pierre Savorgnan de Brazza (1852-1905), étrangement oublié en France, est une légende - parfois instrumentalisée par le pouvoir - au Congo. Explorateur français d'origine italienne, il aborde la région dès 1874. Au cours de ses quatre principales missions, il découvre les sources du fleuve Ogooué, jette les bases de l'administration du Congo français entre 1885 et 1898, s'oppose à l'introduction du système de concessions privées, avant de devenir, en 1905, le détracteur horrifié du régime colonial de l'AEF. Catherine Coquery-Vidrovitch est la seule historienne française à avoir pris connaissance du rapport Brazza, qu'elle a découvert dans le cadre de sa thèse d'Etat, en 1966. Professeure émérite de l'université Paris-Diderot, ses travaux sur l'Afrique portent sur la politique de colonisation et les notions d'impérialisme et de capitalisme sur ce continent. Elle est notamment l'auteure de Le Congo au temps des grandes compagnies concessionnaires, 1898-1930, Ehess, 2001, et de Enjeux politiques de l'histoire coloniale, Agone, 2009.