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LE FONDAMENTALISME CATHOLIQUE. Signification ecclésiologique
Lathuilière Pierre
CERF
39,00 €
Épuisé
EAN :9782204051590
Quand on évoque le fondamentalisme, c'est généralement à la religion islamique ou au christianisme protestant que l'on se réfère. Parler de fondamentalisme à propos du catholicisme, c'est faire apparaître une dimension nouvelle du conservatisme dans la sphère catholique. Dans ce livre, écrit à partir d'une thèse soutenue à Lyon en 1992, l'auteur s'attache donc à préciser à la suite d'une enquête historique et théologique ce que recouvre le terme de " fondamentalisme " et comment plusieurs auteurs en sont venus à parler de " fondamentalisme catholique ". L'auteur estime que le fondamentalisme doit être nettement distingué de cette forme typique du conservatisme catholique qu'est l'intégrisme. Ce qui est au cœur de l'expérience fondamentaliste, c'est une conviction de conversion intime et individuelle, donc que l'intégrisme s'appuie sur une notion de tradition sociale et globalisante. Bien évidemment, les pratiques de conservation entraînent des processus comparables - un déni de l'historicité traverse les écrits tant fondamentalistes qu'intégristes : un usage perverti du dogme et une conception de la vérité enracinée dans les réflexes du positivisme marquent l'un et l'autre discours, des thèmes théologiques parfois se croisent par-delà les frontières confessionnelles. Mais la comparaison fait aussi apparaître des divergences. L'historicité n'est pas refusée de la même manière par le fondamentalisme et par l'intégrisme. Si l'intégrisme refuse l'histoire, c'est dans la mesure où celle-ci a rompu avec ses racines divines et avec l'intégrité de la tradition. Le fondamentalisme, lui, ne refuse pas tant l'histoire qu'il l'ignore. Il passe par-dessus cette histoire et se considère d'emblée en présence des fondements mêmes de la foi. Il n'a donc pas besoin de la médiation ecclésiale et l'Ecriture n'a rien d'une institution. A terme, ce postulat intellectuel d'immédiateté, spirituellement avivé par l'expérience de la conversion, met le fondamentaliste en situation de refuser ce monde voué au néant par le jugement de Dieu.
Boutin Lou ; Lathuillière Alice ; Orell Yoann ; Do
Recueil des 28 nouvelles érotiques lauréates du concours "La Boîte à Fantasmes" Prix 2021. Le premier prix est attribué à Jocelyn Witz pour sa nouvelle "Une escapade galante". Le second prix revient à Alice Lathuillière pour son texte très visuel "Demain, faut que je pense à m'acheter des boules de geisha". Les nouvelles érotiques sélectionnées par le jury : "Transats et récompenses" de Yoann Orell "Fin de négociation" de Stéphane Douspis "Le diable en rit encore" de Clotilde Hérault "Jeannette" de Ludovic Coué "Rendez-vous en Orient" de May El Murr "Grand écart" de Marc Legrand "Isménie" de Patrick Pelot "Celui qui observait" de François Camoes "Les Vestiaires" de Nicolas Lecomte "Vols de nuit" de Lou Boutin "La crampe" d'Alain Marty "Parhélies" d'Annaëlle R. Jacob "Nocturnes" de Pascal Malosse "Mademoiselle paresse" de Pierre d'Antigny "Le Journal de Justine et Nathan" de Clara E. "Le maître queux" de Jean Danel "Pas un mot ! " de Bernard Mollet "Perdre Pied" d'Héléna C. "La lecture" de Jean-Paul Villermé "Tout peut se diviser sauf le silence" de Thomas Cock "Une leçon à trois" de Christine Rossier "L'origine du monde" de Stéphanie Belestel "Séance photo hot" de Patricia Rakotomizaho "Les meilleurs amis du monde" d'Emmanuelle Roué "Les choses célestes" de Bastien Michel "Le Désir assassin" de C. M.
Nous proposons un défi à relever grâce à un choix progressif de tirages, si l’on est prêt à voyager au-delà de nos frontières familières. Le ressenti est primordial pour un vrai travail d’évolution. Libre à chacun de s’interroger sur ses limites et de voir ce qu’il en fait. Le dernier tirage, "L’étoile de l’homme", met en lumière le rôle de la conscience dans l’évolution spirituelle. Il concerne "L’Etre", "le Faire" et "l’Avoir" et invite à changer en profondeur son regard sur ses fonctionnements habituels dans l’action/réaction. Il amène ainsi la conscience au coeur de nos mécanismes pour mieux les déjouer. "L’étoile de l’homme" nous entraîne dans une dynamique constructive qui nous incite à trouver dans nos tréfonds les bases d’une véritable élévation spirituelle.
Au café du coin autant que dans la littérature spécialisée, on lit et on entend que les enfants d'aujourd'hui ont pris le pouvoir sur leurs parents, leurs éducateurs, qu'ils sont devenus rois, des tyrans domestiques du quotidien. Qu'ils vireront délinquants ou toxicos, au mieux pervers narcissiques si "on" ne les remet pas dans le droit chemin. Les lieux d'accueil de la petite enfance d'aujourd'hui sont-ils de nouvelles maisons de tolérance, ensemencés des ferments de cette éducation libre, ode moderne à l'hyperparenting contemporain ? Participent-ils à créer les monstres de demain ? Ou bien au contraire, savent-ils apprendre aux enfants cette tolérance que Voltaire portait aux nues au point d'en faire une des plus hautes vertus, "l'apanage de l'humanité" ? Les lieux d'accueil de la petite enfance ne pourraient-ils figurer de nouvelles terres fécondes où se travaillent l'égalité, la fraternité, la liberté, la laïcité, la solidarité, d'où naîtront les adultes sécures, talentueux, créatifs et autonomes de demain ? Auteurs, puéricultrices, créateurs, artistes, infirmières, philosophes, psychanalystes, puéricultrices, anthropologues, médecins, professionnels, parents, chercheurs, politiques, institutionnels,... nous aideront dans ce numéro de Spirale à penser petite enfance, accueil et parentalité à l'endroit.
Quatrième de couverture Chaque soir, Lucas a rendez-vous avec Belle de Nuit, la louve grise. L'animal pose sa tête sur l'épaule de Lucas qui s'imprègne de son odeur de myrtille et de vent frais. Mais cette nuit, tout bascule. Belle de Nuit exhale l'odeur forte du sang séché. Il faut fuir les chasseurs... L'étonnante amitié d'un enfant et d'un loup.
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...