Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Bible : la traduction des alliances. Enquête sur un événement littéraire
Lassave Pierre
L'HARMATTAN
26,50 €
Épuisé
EAN :9782747594813
Depuis quelques années en France, le regain d'intérêt pour les sources de notre civilisation appelle de nouvelles traductions de la Bible. L'avancée des connaissances historiques, archéologiques et linguistiques vient alors faire alliance avec la poétique contemporaine. La " Bible Nouvelle Traduction ", fruit d'un travail de longue haleine qui a associé une trentaine d'exégètes professionnels à une vingtaine d'écrivains de renom, est ainsi rapidement devenue en 2001 un best-seller à la croisée des champs littéraire, scientifique et religieux. Il en est ici rendu compte sous trois angles : les textes mêmes, par l'analyse critique et comparative entre cette nouvelle traduction et ses concurrentes ; les instances éditoriales et médiatiques en jeu, du projet à sa réalisation et à sa réception ; les traducteurs, biblistes d'un côté, écrivains de l'autre : deux milieux aux références et aux trajectoires distinctes qui ont appris à se connaître. Au fil de l'enquête, les ressources respectives de la critique littéraire, de la sociologie et de l'ethnographie se complètent pour actualiser l'histoire de la rencontre, longtemps différée, entre la littérature française et l'héritage biblique. Où la mise à jour des performances de la traduction et des ambivalences de sa réception montre comment dans une société plurielle l'enchevêtrement de raisons différentes construit l'événement.
Fabre Pierre-Antoine ; Lassave Pierre ; Luca Natha
Le Bulletin bibliographique réunit les comptes rendus et notes critiques produits au cours de l'année écoulée. Les comptes rendus sont parallèlement disponibles en accès libre sur le site Revues.org, selon un rythme semestriel de mise en ligne, en juin et en décembre. Cette nouvelle formule associe l'électronique au papier, fidèlement à l'esprit initial du Bulletin bibliographique : se faire l'écho permanent des interrogations et des avancées de la recherche, en France et dans le monde, dans le domaine des sciences sociales des religions.
Pierre Lassave, directeur de recherche émérite au Centre d’études en sciences sociales du religieux (CNRS-EHESS), est l’auteur de diverses explorations de milieux intellectuels et savants contemporains : Les sociologues et la recherche urbaine dans la France contemporaine (Presses universitaires du Mirail, 1997) ; Sciences sociales et littérature (PUF, 2002) ; L’appel du texte. Sociologie du savoir bibliste (Presses universitaires de Rennes, 2011).
Résumé : Depuis plusieurs années, les historiens célèbrent le retour du récit, les anthropologues reconnaissent l'écrivain derrière l'ethnologue et certains sociologues voient en Proust un des leurs. N'est-il pas temps d'analyser la question des rapports entre sciences sociales et littérature ? Mariant l'épistémologie des disciplines avec la critique littéraire, l'exploration de ces rapports suit ici plusieurs pistes d'abord les images de la ville moderne construites par le roman et la sociologie ; ensuite les itinéraires d'auteurs, en particulier ceux de l'historien Louis Chevalier, de l'écrivain-ethnologue Michel Leiris et du sociologue-écrivain Jean Duvignaud ; enfin les liens entre mythe, science et roman, lisibles à travers les figures emblématiques de Jeanne d'Arc pour l'histoire, du Bon Sauvage pour l'ethnologie et des Misérables pour la sociologie. Ces analyses comparées donnent notamment à voir trois états relationnels qui s'imbriquent au fil du temps la concurrence entre la science positive et le roman réaliste au XIXe siècle ; la complémentarité de regard entre l'invention littéraire et les divisions disciplinaires au cours du XXe siècle ; les interférences croissantes entre sciences sociales et littérature aujourd'hui. Il ne s'agit là nullement d'une évolution qui tend vers la confusion. Tout se passe comme si emprunts réciproques et chassés-croisés avaient prospéré sur la différence des régimes d'écriture et des voies de connaissance.
Ce numéro célèbre le centenaire de la publication par Emile Durkheim des Formes élémentaires de la vie religieuse, ouvrage fondateur de la sociologie et de l'anthropologie des religions en langue française. Les contributions qu'il réunit reviennent sur les premiers débats que suscita l'ouvrage dans divers secteurs de la philosophie, des sciences religieuses et de la théologie, en France niais aussi dans divers autres pays : origine de la religion et genèse religieuse des catégories de temps, d'espace, de genre, d'âme et de corps. Les études courent ensuite jusqu'à nos jours pour apprécier les usages théoriques et pratiques de l'oeuvre : mutation du sacré dans les sociétés modernes, nature de la morale laïque, généalogie de l'entendement, fonctionnement de la mémoire, socialité de l'économie. S'étant voulue l'héritière de la section de sociologie religieuse de L'Année sociologique, autre grande oeuvre durkheimienne, les Archives de sciences sociales des religions (précédemment Archives de sociologie des religions) sont au centre de ce bilan qui nous mène par ailleurs en Allemagne, en Italie, en Haïti et en Chine. Ce numéro thématique est complété par la mise en ligne et en libre accès sur le site de la revue de l'ensemble des comptes rendus des Formes de 1912 à 1918, soit plus de soixante-dix articles publiés en plusieurs langues, dont la réunion dans un format et une indexation spécifiques constitue un document inédit. Est jointe à ce premier corpus une sélection d'articles, de notes critiques et de comptes rendus concernant l'oeuvre durkheimienne parus dans les Archives. Enfin, une base de données sur les recensions et les travaux publiés dans la section de "sociologie religieuse" de L'Année sociologique qui ont accompagné de 1896 à 1913 l'élaboration des Formes est en préparation pour 2013.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.