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LA LOGIQUE DE LA PHILOSOPHIE ET LA DOCTRINE DES CATEGORIES
LASK
VRIN
29,00 €
Épuisé
EAN :9782711615872
Formé par Windelband et Rickert, Lask prend ses distances dans cette étude, parue en 1911, avec la philosophie de la valeur, et s'il entend "réaliser" le kantisme, c'est en radicalisant de manière critique ce qu'il appelle la "thèse copernicienne" : la théorie de la connaissance de Kant est toute entière commandée par l'idée que les catégories seraient exclusivement celles de l'être (effectif) ; alors que Lask cherche à fonder une logique où ce qui relève de la validité - la démarche cognitive et la formation des catégories - doit aussi pouvoir être objet d'une connaissance. C'est ainsi que cette logique veut être proprement celle de la connaissance philosophique en acte. Cette entreprise implique une nouvelle théorie de l'objet qui, constitué par la relation indissoluble d'une forme et d'un matériau, est immanent au logos et coïncide avec la vérité. Ce n'est plus de la distinction entre sensible et suprasensible ou non sensible que part cette nouvelle logique, mais de la différence entre l'étant et ce qui est valant, sans admettre non plus une quelconque priorité de la valeur sur l'être, sans plus établir de hiérarchie entre le devoir-être et l'étant. La théorie de la forme, toujours liée à un matériau, sans que forme ou matériau soient autre chose que des fonctions, toujours différenciées en fonction d'un matériau, a intéressé le jeune Heidegger, a joué un rôle formateur dans l'esthétique de Lukàcs, et représente sans doute la pointe la plus radicale de la révision du kantisme au début du XXe siècle.
Sujet: Antonia est une des quinze enfants de l'Impératrice Marie-Thérèse d'Autriche. Comme pour ses frères et soeurs, son avenir est décidé très tôt, en fonction des besoins de l'Empire. Elle va épouser Louis-Auguste, petit-fils de Louis XV, roi de France, qui règnera sous le nom de Louis XVI. A la cour d'Autriche, la jeune fille apprend alors avec soin comment elle devra se comporter à Versailles, où une étiquette compliquée régit la vie de la famille royale. Commentaire: Cette plongée dans la vie quotidienne de la jeune princesse est réussie et captivante. Ses pensées, ses relations avec sa mère, les apprentissages liés à son éducation, dévoilent au lecteur les multiples facettes de la vie à la cour d'Autriche. Les règles rigoureuses qui régissent le mariage et le voyage d'Antonia, devenue Marie-Antoinette, sont décrites avec précision. Si la nouvelle dauphine apparaît volontaire et courageuse, comme victime d'un destin qu'elle ne peut maîtriser, Louis est présenté comme laid et sot. De même, la cour autrichienne donne une impression de simplicité aux côtés de Versailles, où tout semble faux, compliqué, sale, calculé. Un parti pris négatif pour les lecteurs français auxquels s'adresse cette version de l'ouvrage. Le récit est facile à lire, malgré un style qui manque parfois de vie. Une très jolie édition à couverture rigide, sur du papier de qualité.
Chaque soir, huit années durant, le Président Barack Obama s'est fait remettre une sélection de dix lettres envoyées par des Américains ordinaires, auxquelles il répondait personnellement. Elles étaient l'expression sans fard de la nation ; elles lui en donnaient le pouls. Cette correspondance a affecté non seulement le président, contribuant à façonner ses deux mandats à la tête des Etats-Unis, mais aussi les personnes chargées de lire et de traiter les millions de requêtes, diatribes, témoignages, mots de remerciement et lettres d'excuses atterrissant au service du courrier de la Maison-Blanche. Jeanne Marie Laskas a entrepris d'enquêter sur cette correspondance exceptionnelle : elle a retrouvé certains auteurs des lettres, interrogé le personnel de la Maison-Blanche qui passait au crible la bouleversante histoire intime de l'Amérique d'Obama, et s'est entretenue avec le Président. Parmi les courriers et témoignages rassemblés, on découvre celui de Kelli, dont les grands-pères ont pu se marier après trente-cinq ans de vie commune ; de Heba, une réfugiée syrienne qui rêvait d'oublier le jour où les chars sont entrés dans son village ; de Vicki, dont la famille s'est déchirée entre ceux qui ont voté pour Trump et les autres. Ils ont écrit à Obama pour exprimer leur gratitude ou leur désespoir, parfois dans des moments de grande détresse, à la recherche d'une oreille bienveillante. Ils ont écrit sous le coup de la colère, poussés par la peur, inspirés par le respect. Monsieur le Président lève le voile sur le dialogue ininterrompu qu'entretint Barack Obama avec le peuple américain à une époque charnière de son histoire, quand la politique n'excluait pas l'empathie à la Maison-Blanche.
Partage le journal d'Esther et vis avec elle son périlleux voyage vers le Nouveau Monde. " Mayflower, 1620. " Terre en vue ! " L'appel de l'homme de vigie déchira l'aube. Nous nous précipitâmes sur le pont. Les marins furent les premiers à l'apercevoir, ligne sombre à peine visible contre l'horizon. Au bout de longues minutes, Hummy et moi commençâmes à la distinguer à notre tour. Ce n'était pas un simple mirage, c'était quelque chose de réel. Certes, le voyage avait durésoixante-cinq interminables journées, mais nous voilà arrivés. Ceci est le Nouveau Monde ; je m'en emplis les yeux pour la première fois. "
Résumé : "Mayflower, 1620. "Terre en vue !"L'appel de l'homme de vigie déchira l'aube. Nous nous précipitâmes sur le pont. Les marins furent les premiers à l'apercevoir, ligne sombre à peine visible contre l'horizon. Au bout de longues minutes, Hummy et moi commençâmes à la distinquer à notre tour. Ce n'était pas un simple mirage, c'était quelque chose de réel. Certes, le voyage a duré soixante-cinq interminables journées, mais nous violà arrivés. Ceci est le Nouveau Monde ; je m'en emplis les yeux pour la première fois".
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.