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Une démocratie corruptible. Arrangements, favoritisme et conflits d'intérêts
Lascoumes Pierre
SEUIL
11,80 €
Épuisé
EAN :9782021031973
Pourquoi la corruption fait-elle si bon ménage avec la démocratie? Malgré leur réputation de légalisme, les élites françaises ont beaucoup de mal à faire face aux situations problématiques: financement de la vie politique, conflits d?intérêt, cumul de mandats, etc. Inversement, pourquoi les citoyens continuent-ils d?accorder leur confiance à des acteurs politiques suspects ou condamnés pour abus de fonction? Il y a là une énigme de la démocratie. Pour la comprendre, l?ouvrage met l?accent sur deux phénomènes. D?abord, l?ambiguïté du jugement des citoyens: ils considèrent l?activité politique comme un ensemble de principes, mais poreux aux abus de pouvoir et aux intérêts particuliers. D?autre part, il existe un vaste répertoire de justifications et d?excuses qui s?efforcent de rendre acceptables les comportements déviants des politiques. Notre culture se caractérise donc par un écart entre une forte référence à la moralité civique, d?un part, et une tolérance pratique à l?égard du favoritisme, de l?autre. Dès lors, ne faut-il pas envisager les « corruptions » comme un phénomène démocratique normal, une transgression attendue? Elles seraient normales au double sens du terme: constituant un phénomène régulier et objectivable, et inscrites dans les structures mêmes de toute forme politique. Pierre Lascoumes est directeur de recherches au CNRS. Il a notamment publié Le Capitalisme clandestin, l?illusoire régulation des places offshore (avec Thierry Godefroy, La Découverte, 2004) et Les Sentinelles de l?antiblanchiment, les banques et la lutte contre l?argent sale (avec G Favarel et T Godefroy, La Découverte, 2009).
Le petit monde des élites semble regorger de "moutons noirs" , politiciens et chefs d'entreprise qui ne craignent pas de bafouer les règles de la probité et les normes communes. Qu'ils s'appellent Cahuzac, Fillon, Sarkozy, Ghosn ou Tapie, il n'est guère de semaine sans que l'un de nos dirigeants soit désigné à la vindicte, la chronique de leurs démêlés judiciaires venant alimenter l'idée qu'ils sont "tous pourris" . Selon Pierre Lascoumes, des facteurs structurels expliquent la permanence des pratiques transgressives des élites : d'un côté, en tant que détentrices du pouvoir, elles énoncent des principes généraux qui s'imposent aux gouvernés ; de l'autre, elles ont la maîtrise de procédures dérogatoires (Cour de justice de la République, arbitrage, etc.) qu'elles ont elles-mêmes établies pour protéger leurs intérêts et positions. Un vaste répertoire de justifications relativise au besoin leurs infractions, évacuant les responsabilités et requalifiant les fautes intentionnelles en erreurs excusables. Le tout renforcé par la faiblesse des sanctions institutionnelles, en particulier judiciaires. Pierre Lascoumes est directeur de recherche émérite du CNRS au Centre d'études européennes et de politique comparée de Sciences Po (CEE). Il est notamment l'auteur, avec Carla Nagels, de Sociologie des élites délinquantes (Armand Colin, 2018, 2e éd.).
Résumé : Confrontés aux questions environnementales, les pays industrialisés ont dû repenser l'action publique pour tenter d'y répondre : que faire, en effet, au niveau national quand la plupart des enjeux écologiques sont autant régionaux que planétaires ? Comment prendre des décisions valides dans un contexte de forte incertitude, quand les informations manquent et que les expertises sont souvent partielles, voire contradictoires ? Comment intégrer à l'action publique des acteurs de la société civile (acteurs économiques, des ONG et de plus en plus des citoyens) fortement mobilisés sur ces sujets, mais aux intérêts divergents ? En analysant les politiques publiques de l'environnement menées aujourd'hui, cet ouvrage montre qu'elles transforment peu à peu la manière d'agir en politique. Il pointe aussi les faiblesses de ces nouvelles régulations, depuis leur conception et jusqu'à leur application, au regard des enjeux écologiques si pressants de notre époque.
La corruption est une menace potentielle pour tous les régimes politiques. Mais elle constitue une menace majeure pour les démocraties occidentales qui en ont fait, dès le XVIIIe siècle, une préoccupation spécifique. Cependant, le XXe siècle a souvent traité la corruption comme un " crime blanc ", difficile à repérer et à sanctionner. Mais de quelle corruption parle-t-on ? Quel est le lien entre la corruption politique et la délinquance économique ? Selon les pays et les cultures politiques, le contenu donné à la notion de corruption s'est transformé et élargi. Les cultures politiques qui divinisent le pouvoir, comme c'est le cas en France, ont longtemps défini de façon restrictive les atteintes au bien commun et rechignent à sa recherche et à sa sanction. Les cultures politiques plus pragmatiques, de type anglo-saxon, en ont fait un enjeu de réforme publique, sans pour autant résoudre le problème. L'obstacle de fond à l'analyse comme au traitement de la corruption tient aux relations indissociables qui existent entre trois dimensions : la corruption politique, celle des fonctionnaires et celle pratiquée par les entreprises privées. La logique du profit économique et les distorsions de concurrence pour maximiser celui-ci sont des facteurs essentiels de l'explication des activités corruptrices et corrompues.
Lascoumes Pierre ; Lenoël Pierre ; Poncela Pierret
Au nom de l'ordre étudie en son détail le code pénal de 1791, premier code promulgué en France et verso de la Déclaration des droits de l'homme: l'une des réalisations majeures de l'Assemblée constituante. Le code pénal napoléonien de 1810, passé au crible, n'apparaît que comme une réforme d'ordre technique de ce premier ensemble législatif.Alors qu'aujourd'hui semble s'imposer une conception individualiste du droit pénal, centré sur la défense des personnes et des biens, ce livre met en évidence le caractère fondamentalement collectif des lois révolutionnaires et napoléoniennes, orientées vers la défense des institutions publiques.La plupart des grandes questions du droit pénal, qui souvent prennent un tour passionnel, sont ici analysées, notamment le premier grand débat public sur la peine de mort, la prison, les travaux forcés, les rapports du droit avec le politique.En retraçant l'histoire politique du code pénal, ce livre prend place et position dans les débats récurrents sur sa difficile réforme.
Résumé : La petite maison n'est plus synonyme de maison en carton-pâte, mais symbolise au contraire toute une gamme de valeurs : compacité, efficacité, précision, discrétion, minimalisme. Contrairement à l'architecture dans la tradition bourgeoise, la petite maison sous-entend une vision austère et ascétique de la vie, pour laquelle tout "excès" est considéré comme négatif. Dans son introduction, cet ouvrage explore en détail le contexte historique et social qui a vu naître le logement compact au XXe siècle. Puis sont étudiés 37 exemples illustrés choisis parmi les plus intéressants construits dans le monde au cours des cinq dernières années. La surface habitable y dépasse rarement 100 m2, et chaque projet incarne une approche architecturale particulière des aménagements compacts. Les exemples sont divisés en trois sections : retraites rurales, unités urbaines et banlieusardes, petits regroupements et multiplex. On retrouve ici des noms prestigieux comme Toyo Ito, Lacaton et Vassal, Herzog & de Meuron, LOT/EK.
Nardone Giorgio ; Verbitz Tiziana ; Milanese Rober
Résumé : Que faire quand on est confronté à une personne anorexique, boulimique, ou atteinte du syndrome du vomissement ? Ce livre, écrit par un psychothérapeute renommé, répond à cette question en montrant comment une thérapie brève peut suffire dans beaucoup de cas à régler le problème. Dans la lignée de la thérapie systémique, l'auteur a reformulé les principes de la thérapie brève en insistant sur sa dimension stratégique. L'originalité de sa démarche tient notamment au refus d'étiqueter le patient : au lieu de comprendre le symptôme pour provoquer un changement, on tente de provoquer un changement pour comprendre le symptôme, en inversant donc la démarche traditionnelle. De nombreux récits cliniques et l'analyse des résultats obtenus complètent l'étude.