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The European Community and the World. A Historical Perspective
Laschi Giuliana
PETER LANG AG
56,65 €
Épuisé
EAN :9782875741356
The European Community (EC) has taken on an outward-looking dimension over the years since its first establishment, developing structures and tools which are unprecedented in the history of international relations. The original signatories of the Treaty of Rome accepted the idea of a "little" Europe only as a first step towards something that would be much bigger and more powerful ; ultimately, they wanted to provide the EC with the international power necessary to realize the idea of the common market. It is not possible to properly define the EC's actions towards the rest of the world as "foreign policy" in every case and at every stage of its history ; nevertheless, the EC has undoubtedly always played a strong and significant international role, even if this role has been expressed in an unconventional way compared to the international system. This volume on European spaces and borders provides a meeting-point for a number of very different analyses and interpretations, from a variety of disciplinary, chronological and geopolitical perspectives, and in so doing develops a rich and complex debate.
Le désastre écologique, le sentiment d'insécurité, la prolifération nucléaire, la fragilisation de l'économie sont perçus comme autant de menaces transformant la vie en exercice de survie. Assiégé, le moi se resserre sur lui-même jusqu'à ne plus former qu'un noyau défensif, armé contre l'adversité. Christopher Lasch analyse les us et abus de cette notion de survie, omniprésente dans le monde contemporain. Notre imaginaire est en effet envahi depuis plusieurs décennies par des images et une rhétorique de situations extrêmes désormais plaquées sur toutes sortes d'épreuves de la vie quotidienne. La problématique de la survie, qui surgit avec les témoignages des rescapés des camps de la mort. imprègne aujourd'hui toutes les investigations historiques consacrées aux minorités exposées à la persécution et à la discrimination. Elle imprègne aussi jusqu'à la psychologie du développement personnel et une grande part de la littérature populaire qui prend pour thème les pressions de la vie professionnelle, les rivalités et la concurrence dans la vie de tous les jours. La façon dont ce type d'expérience était vécu jusqu'alors s'en trouve modifiée et les individus sont conduits à ne plus fonder leurs choix existentiels que sur des critères émotionnels et indistincts renvoyant à l'enjeu de la survie. Dans cette étude de psychologie politique à la fois lucide et provocante, Christopher Lasch se penche sur cette confusion, de plus en plus répandue, entre lutte pour la préservation de l'intégrité personnelle et lutte pour la survie.
Ce volume réunit les trois tragédies, intégralement conservées, composées après l'Ecerinis d'Albertino Mussato (1315). Antonio Loschi, Gregorio Correr et Leonardo Dati partagent la même conception du tragique héritée de Sénèque (1-65). Les crimes de la Guerre Civile de Lucain (39-65) et des Tragédies de Sénèque avaient déjà inspiré Albertino Mussato. Pour bâtir sa tragédie sur la mort d'Achille (Achilles, vers 1390), Antonio Loschi continue de s'inspirer des tragédies sénéquiennes, mais il renouvelle son inspiration en multipliant les emprunts à d'autres modèles, de l'Antiquité, du Moyen Age et du premier humanisme italien. Gregorio Correr emprunte au livre VI des Métamorphoses d'Ovide (43 av. J. -C. -18 ap. J. -C.), mais aussi à Sénèque et à Boccace (1315-1375), un nouveau modèle d'horreur tragique pour composer sa Progne en 1426-1427. Enfin Leonardo Dati, entre 1440 et 1442, reprend à la Guerre de Jugurtha de Salluste (86-34) l'épisode de l'assassinat d'Hiempsal pour composer la tragédie qui porte le nom de ce héros (Hiensal). Dans ces trois tragédies, des femmes commettent un sacrilège pire que ceux commis par des princes sanguinaires. Hécube ourdit la mort d'Achille en attirant celui-ci dans un guet-apens (dans l'Achilles d'Antonio Loschi) Procné immole son fils et le sert en guise de dîner à son époux, le roi de Thrace Térée, père de l'enfant (dans Progne de Gregorio Correr) Inuidia, allégorie de l'Envie, attise la haine entre les héritiers du royaume de Numidie pour obtenir la mort d'Hiempsal (dans Hiensal de Leonardo Dati). Richement documenté, ce volume insiste sur les renouvellements, autant dans la forme que dans l'inspiration, de la tragédie latine entre 1390 et 1442 et sur la théâtralité de pièces qui, même si elles n'étaient pas destinées à la scène, multiplient les effets dramatiques spectaculaires.
Disparu en 1994, le philosophe américain Christopher Lash a laissé derrière lui quelques ?uvres majeures dont : La Révolte des élites, Culture de masse ou culture populaire et La Culture du narcissisme. Un inédit de Lasch nous parvient huit ans après sa mort. Ce Seul et vrai paradis révèle le patient travail d'analyse du philosophe et son soin appliqué à l'observation lorsqu'il perçoit les mutations idéologiques de son pays. Nul peut-être mieux que Lasch n'explique les transitions qui se sont opérées entre un protestantisme radical à la naissance des États-Unis et un modèle axé de plus en plus sur une rentabilité économique liée au profit, entre l'élaboration chimérique parce que non dirigée vers l'action de la contestation d'une gauche américaine au détour des années 70 et un conservatisme moral propre à la petite bourgeoisie, modèle dominant depuis Reagan. C'est donc "l'idéologie du progrès et de ses critiques" comme l'indique le sous-titre du livre, le modèle libéral en somme, qu'il nous est permis de connaître et de comprendre dans cette magistrale histoire des idées américaines. De plus, Lasch parle une langue extrêmement simple, très facilement lisible, jamais jargonnante. Ses exemples, tirés de ses lectures, de ses observations, de son propre vécu, sont toujours signifiants. Une plongée pénétrante au c?ur de "l'Amérique profonde" qui se révèle plus fascinante qu'il n'y paraît pour certains. --Denis Gombert
Vai Lorenzo ; Tortola Pier domenico ; Pirozzi Nico
This book is a collection of the contributions to the Governing Europe project, which tackles the current situation and the future developments of the European mechanism of governance, putting forward a series of policy and institutional recommendations for the medium and long term, aimed at improving the democratic nature and the effectiveness of the European decision-making processes.
Le nationalisme européen a souvent été interprété comme la principale source de l'avènement des dictatures et en particulier des fascismes. Le retour actuel sur la scène politique d'un certain attachement à la nation, allant jusqu'à l'expression même de mouvements radicaux à caractère xénophobe ou raciste, est-il le signe annonciateur du retour des dictatures au coeur de l'Europe ? C'est dans le but de répondre à cette question que les auteurs de cette recherche collective ont entrepris de revisiter le nationalisme européen des années 1900 jusqu'aux lendemains de la Première Guerre mondiale en l'interrogeant non plus par rapport à la naissance des futurs régimes, mais en le considérant dans sa singularité, à un moment critique de l'histoire de l'Europe, le passage à la société de masse. Que signifie concrètement être nationaliste, en France, en Allemagne, en Italie, en Espagne, au Portugal, en Belgique, en Suisse ou encore en Pologne durant cette période critique ? Pour tenter de répondre à cette question, un des objectifs majeurs de ce livre est de privilégier l'étude des éléments constitutifs de "l'être nationaliste" : le registre du rapport au monde (sensibilité, culte du moi, dimension occupée par l'esthétique), mais aussi, les échanges entre diverses nations, la diversité des itinéraires, sans omettre la part dévolue à l'action politique au moment même où la guerre apparaît pour tous comme la grande épreuve de vérité.
Cet ouvrage part du postulat que le degré d'effervescence mémorielle est proportionnel au degré de violence subie dans le passé ou de silence imposé et perçu comme une injustice non réparée. Les mobilisations mémorielles autour d'un devoir de mémoire prennent souvent la forme violente de "guerres de mémoire" . Leur violence symbolique (ou autre) est en corrélation avec la violence des conflits passés : violence résultant de la conquête de territoires, violence politique des régimes dictatoriaux, violence des vainqueurs envers les vaincus, violence des empires à l'égard de leurs sujets, violence de guerres civiles et de luttes de libération nationale... Querelleuses, les mémoires de conflits alimentent des tensions politiques, susceptibles de déclencher de nouveaux conflits. Comment ces revendications à caractère purement mémoriel deviennent-elles un enjeu de lutte sociale et politique ? Quelle est l'attitude de l'Etat face aux visions alternatives, non officielles du passé ? Ces dernières parviennent-elles toujours à modifier le paradigme du grand récit national ? A quelles conditions peut-on arriver à un apaisement mémoriel durable ? Quelles sont les stratégies pour le rapprochement entre deux nations, autrefois belligérantes, ou pour la recherche d'une cohésion au sein d'une société divisée ? Un devoir de mémoire ne devrait-il pas s'accompagner d'un devoir de vérité pour toutes les parties impliquées dans le conflit ? C'est à ces questions, d'ordre d'abord éthique, que tentent de répondre les auteurs de cet ouvrage.