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UNE PLUME A LA FORCE D'UN GLAIVE. Lettres choisies
Las Casas Bartolomé de
CERF
36,00 €
Épuisé
EAN :9782204053532
Si le message du célèbre dominicain Bartolomé de Las Casas (1484-1566) demeure d'actualité, c'est que l'homme dépasse son époque. Il restera toujours l'image d'une grande passion pour la justice, pour la liberté et les droits de l'homme, pour la défense des exploités du Nouveau Monde. Il fait assurément partie de ces ancêtres qui nous rappellent l'importance capitale de la mémoire. Tels des instantanés, ses lettres nous permettent de plonger dans ce monde de la découverte des " Indes " et de suivre les étapes majeures de son combat. Ecrites aux moments clés de sa longue vie, elles permettent de bien comprendre à la fois son parcours de constante militance, sa position particulière dans chaque circonstance, son œuvre sur les deux continents et les axes majeurs de ses motivations intellectuelles, théologiques et chrétiennes. Face à l'afflux des richesses matérielles dû à la découverte du Nouveau Monde, Bartolomé de Las Casas n'a de cesse de rappeler qu'on ne saurait adorer en même temps le Veau d'or et le vrai Dieu Jésus-Christ.
Fils d'un compagnon de Christophe Colomb, Las Casas (1474-1566) se rendit aux Indes occidentales dès 1514, pour s'occuper de 1'encomienda familiale. Vite révolté par le sort réservé aux indigènes sur les propriétés concédées aux grandes familles et aux conquistadores par la Couronne espagnole, il renonce à ses richesses, affranchit ses esclaves et entre dans l'ordre des dominicains. C'est en 1542 qu'il adresse à Charles Quint ce mémoire, en forme de réquisitoire, sur ce qu'on n'appelait pas encore un génocide. La Très brève relation de la destruction des Indes, qui demandait que les Indiens soient traités en hommes et non en bêtes, peut être considérée comme le texte fondateur de l'anticolonialisme.
Résumé : Avec ce livre troisième, le dernier, celui qui portera bientôt le beau titre de Défenseur des Indiens entre véritablement en scène. Si ce volume constitue, comme les deux premiers, la chronique de la conquête et des débuts de la colonisation, il est aussi, et peut-être surtout, le récit d'une révélation et de la " conversion " d'un homme venu aux Indes en conquérant, bénéficiaire d'une encomienda, et que les exactions dont il est témoin et les ravages causés aux Indes et aux Indiens transforme en champion passionné du droit des gens contre tous ceux qui, à la cour comme sur le terrain, justifient tous leurs méfaits par le droit de conquête : c'est bien là l'enjeu d'une lutte sans faille et la préoccupation incessante, jusqu'à son dernier souffle, de quelqu'un qui a voué sa vie à la défense des opprimés, et qui peut être considéré comme l'un des pères fondateurs des droits de l'homme.
Soixante ans après le premier voyage de Christophe Colomb, Bartolomé de las Casas, religieux dominicain, rédige à l'usage du souverain espagnol un réquisitoire contre la colonisation dans les premiers territoires conquis d'Amérique: Cuba, Hispaniola (Saint-Domingue), les Antilles, le Mexique, la Nouvelle Grenade... Il dénonce les atrocités, la cupidité et le cynisme des conquérants, la nocivité du système d'exploitation, du partage des terres et des hommes en encomiendas. Bartolomé de las Casas ne sera pas écouté, et la "destruction des Indes" s'achèvera par la quasi-extermination des Indiens, avec pour conséquence l'importation d'esclaves d'Afrique. Las Casas reste dans l'histoire de l'Amérique comme le premier défenseur des Indiens opprimés. Et son ?uvre demeure un document unique, une source de première main, un réquisitoire parfois insoutenable.
L'incompatibilité absolue entre l'Evangile et le recours à la force dans toute entreprise qui se fait sous le signe du message chrétien, voilà ce que Las Casas, dominicain espagnol, eut à découvrir et à faire comprendre à l'Eglise du XVIe siècle, avec toute l'éloquence d'un coeur dévoré de zèle envers les peuples du Nouveau Monde, clans l'un des premiers et des plus tragiques affrontements de l'Eglise avec le problème de la colonisation. Rappeler à temps et à contretemps les exigences de l'Evangile, telle est l'actualité de Las Casas, facile à transposer à notre époque où les problèmes de justice envers nations et catégories sociales sont devenus des impératifs pour la conscience chrétienne.
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.