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Mystique non-philosophique à l'usage des contemporains
Laruelle François
L'HARMATTAN
27,50 €
Épuisé
EAN :9782296031463
Les contemporains, avec leur indifférence à la religion et leur désir de refuge sectaire, sont-ils encore capables d'une jouissance mystique rénovée et sans croyances ? C'est le pari de cette théorie des messies, de ces sujets-Etrangers venus de Nulle Part et de Nul Temps dont le seul effet est de transformer le monde. Notre fidélité ne va plus à Dieu mais aux humains et aux sujets qu'ils clonent. Après tant de destructions, ils demeurent les vrais messies pour ce temps et ce monde qui les reçoivent malgré eux comme éternels et célestes. Sur la base de cette découverte " philosophique " d'une messianité immanente dépourvue de toute historialité, nous reformulons un Verbe qui emprunte librement ses matériaux et ses symptômes à la mystique chrétienne, à la philosophie néoplatonicienne et à la gnose. Comment lire les mots mais pas les concepts de Maître Eckhart ou de l'Hésychasme russe, des pensées grecque, judaïque, gnostique au seul profit de ce que peut l'Homme ? Nous réhabilitons par exemple contre les dogmes religieux l'hérésie, et l'Enfer contre les lâchetés théologiques modernes. L'effet d'ensemble peut être dit une christo-fiction plutôt qu'un christo-centrisme. Cet essai est le second volume du Triptyque amorcé par Le Christ futur. Une leçon d'hérésie.
Résumé : Plutôt que de compliquer le marxisme par des interprétations philosophiques destinées à le rendre " concret " et " intelligible ", on propose une autre voie de réforme : sa paupérisation philosophique, sa simplification interne, à la fois sa radicalisation et son universalisation pertinentes pour toute conjoncture possible, c'est-à-dire le capitalisme et la philosophie réunis dans la " pensée-monde ". Une axiomatisation, transcendantale plutôt que formelle, doit le désencombrer de ses postulats inutiles, historico-dialectiques, et du concept philosophique des postulats. A cette fin quatre voies sont prospectées qui doivent instaurer une pratique " non-marxiste " du marxisme. 1. La " détermination-en-dernière-instance " dont les philosophies ont méconnu l'originalité non-philosophique de causalité par immanence unilatérale et qu'ils n'ont pu élucider par ensorcellement dialectique. 2. L'infrastructure comme immanence radicale du Réel travestie en matière et matérialisme. 3. L'identité sans synthèse dialectique de la science et de la philosophie, donc une réforme de la théorie et une discipline inouïe qui use de la philosophie sans en être une. 4. Un nouvel objet, posé comme une hypothèse adéquate au concept axiomatisé de l'infrastructure, non plus les formes socio-économiques du capitalisme mais la fusion du capitalisme transhistorique et de la totalité de ses conditions philosophiques de fonctionnement, c'est-à-dire de la philosophie en personne, dans l'universalité de la pensée-monde. Le programme non-marxiste ne nie pas philosophiquement le marxisme, il le pratique autrement pour retrouver son originalité théorique et humaine. Aller à Marx plutôt qu'y faire retour, le connaître plutôt que le reconnaître...
Né en 1937, François Laruelle, professeur émérite de philosophie de l?université Paris-Ouest-Nanterre-La-Défense, est le fondateur de la « non-philosophie ». Il est l?auteur d?une vingtained?ouvrages, dont Une biographie de l?homme ordinaire, Principes de la non-philosophie, Le Christ futur: une leçon d?hérésie et Philosophie non-standard.
Résumé : La non-philosophie appelait plus que des esquisses, moins qu'une réalisation systématique : un traité de la méthode. Ces Principes en présentent les axiomes fondamentaux, les opérations et les objectifs. Ils achèvent et systématisent les tentatives précédentes de ce mode de pensée. Ils exhibent ses derniers ressorts, dissipent certaines de ses obscurités et terminent d'assembler le puzzle. Comme non-épistémologie ou théorie unifiée de la pensée, la non-philosophie est une pragmatique et une théorie qui vaut identiquement pour la philosophie et la science, c'est-à-dire pour la philosophie de la science et la science de la philosophie. Comme théorie non-cartésienne du sujet, elle dissout les confusions de l'Ego et du sujet et pose leur dualité unilatérale, celle de l'Ego et de la force (de) pensée. Comme pratique de la dualyse, elle renonce à l'analyse autant qu'à la synthèse. Enfin à la différence de la philosophie (comme pensée de l'Être) et de ses déconstructions (comme pensées de l'Autre), c'est une pensée de l'Un. Non plus une prétendue " science de l'Un " mais une pensée selon-l'Un ou la vision-en-Un. La non-philosophie ne prétend pas " dépasser " ou " remplacer " la philosophie - au contraire-, mais suspendre seulement la foi philosophique et, par ailleurs, l'accompagner comme le savoir accompagne son objet.
Résumé : Accéder à une autre idée de l'homme, une idée fondée en vérité, l'Homme générique, telle est l'entreprise que poursuit François Laruelle, interrogeant et cherchant à dépasser le discours philosophique enchâssé dans le long héritage de la théologie. Pour sortir de la gangue des croyances et accéder à l'Homme générique, il propose un pas de plus : "Si le christianisme est la religion de sortie des religions, Christ est la sortie hors du christianisme lui-même. Achevons cette insurrection". Que dit le Christ, le Christ non légendaire, non représenté par les diverses interprétations théologiques, "mal discernable dans son milieu juif par ses paroles grecques" de l'Homme générique ? François Laruelle nous engage à sa suite dans une aventure de pensée qu'il appelle Christo-fiction, à mille lieues des sentiers conceptuels et exégétiques familiers. A sa manière, il reprend à son compte la démarche qui avait été celle des gnostiques (honnie combattus par l'Eglise), qui cherchaient à fusionner les "simples" et la connaissance qui sauve dans la vérité d'une fiction. Il fait acte de foi et entend témoigner par une "fiction rigoureuse", fidèle et fondée en science, "produisant ses axiomes et ses règles au fur et à mesure de leur investissement", d'une vérité de l'homme. Une vérité qui prend appui sur un savoir scientifique, en l'occurrence tout l'apport de la physique quantique et en particulier le principe anthropique. Puisque des êtres sapients, les hommes, existent, l'univers est nécessairement compatible avec leur existence. Ce qu'ils peuvent s'attendre à observer de l'univers est nécessairement compatible avec les conditions de leur existence d'observateurs. Philosophie et théologie ne suffisent pas pour penser le Christ-en-personne, tout au plus permettent-elles de penser les croyances qui lui sont attachées. François Laruelle renouvelle donc l'approche gnostique en introduisant la physique quantique comme science-pilote, mais réduite à une modélisation du message du Christ, qui est irréductible à Logos et à Torah. Il s'agit de former et transmettre le nouveau message de salut à l'humanité générique. "La christo-fiction ainsi engendrée témoigne d'une insurrection spirituelle plutôt que d'une "révolution culturelle". L'Eglise s'étant constituée sur les bûchers de la gnose, il est temps que la gnose renaisse de la mise à nu du christianisme par le Christ même. C'est un livre de combat".
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.