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Christo-Fiction. Les ruines d'Athènes et de Jérusalem
Laruelle François
FAYARD
31,40 €
Épuisé
EAN :9782213681412
Accéder à une autre idée de l'homme, une idée fondée en vérité, l'Homme générique, telle est l'entreprise que poursuit François Laruelle, interrogeant et cherchant à dépasser le discours philosophique enchâssé dans le long héritage de la théologie. Pour sortir de la gangue des croyances et accéder à l'Homme générique, il propose un pas de plus : "Si le christianisme est la religion de sortie des religions, Christ est la sortie hors du christianisme lui-même. Achevons cette insurrection". Que dit le Christ, le Christ non légendaire, non représenté par les diverses interprétations théologiques, "mal discernable dans son milieu juif par ses paroles grecques" de l'Homme générique ? François Laruelle nous engage à sa suite dans une aventure de pensée qu'il appelle Christo-fiction, à mille lieues des sentiers conceptuels et exégétiques familiers. A sa manière, il reprend à son compte la démarche qui avait été celle des gnostiques (honnie combattus par l'Eglise), qui cherchaient à fusionner les "simples" et la connaissance qui sauve dans la vérité d'une fiction. Il fait acte de foi et entend témoigner par une "fiction rigoureuse", fidèle et fondée en science, "produisant ses axiomes et ses règles au fur et à mesure de leur investissement", d'une vérité de l'homme. Une vérité qui prend appui sur un savoir scientifique, en l'occurrence tout l'apport de la physique quantique et en particulier le principe anthropique. Puisque des êtres sapients, les hommes, existent, l'univers est nécessairement compatible avec leur existence. Ce qu'ils peuvent s'attendre à observer de l'univers est nécessairement compatible avec les conditions de leur existence d'observateurs. Philosophie et théologie ne suffisent pas pour penser le Christ-en-personne, tout au plus permettent-elles de penser les croyances qui lui sont attachées. François Laruelle renouvelle donc l'approche gnostique en introduisant la physique quantique comme science-pilote, mais réduite à une modélisation du message du Christ, qui est irréductible à Logos et à Torah. Il s'agit de former et transmettre le nouveau message de salut à l'humanité générique. "La christo-fiction ainsi engendrée témoigne d'une insurrection spirituelle plutôt que d'une "révolution culturelle". L'Eglise s'étant constituée sur les bûchers de la gnose, il est temps que la gnose renaisse de la mise à nu du christianisme par le Christ même. C'est un livre de combat".
Sous le sigle NET (Nouvel Esprit Technologique), François Laruelle propose la description du rapport contemporain de la pensée occidentale à ses technologies. Il analyse l'histoire et la culture, les hésitations et les manières ambivalentes dont nous nous rapportons à des objets très anciens et très nouveaux, et les illusions qui se fabriquent à leur contact. Le Nouvel Esprit Technologique propose sur cette base une évaluation de ce qu'il y a de pensable et peut-être d'impensable dans l'expérience technologique. Il n'est pas sûr que "la" technologie, en sa simplicité, existe, c'est peut-être un fantasme nourri par la philosophie. Existe sûrement en revanche un esprit technologique partiellement nouveau dont il s'agit de décrire le mécanisme. Ce livre s'y emploie en élaborant une critique de la "raison technologique" . La thèse principale de cet ouvrage est que ni cette description, ni cette critique ne sont possibles en dehors d'une référence à la science et d'abord d'un renouvellement de la compréhension de l'essence de la science.
Les identités, dans la science et hors de la philosophie, doivent se dire au pluriel. Vivantes, inaliénables, elles se perdent dans le monde, l'histoire, le pouvoir, le langage...
Les contemporains, avec leur indifférence à la religion et leur désir de refuge sectaire, sont-ils encore capables d'une jouissance mystique rénovée et sans croyances ? C'est le pari de cette théorie des messies, de ces sujets-Etrangers venus de Nulle Part et de Nul Temps dont le seul effet est de transformer le monde. Notre fidélité ne va plus à Dieu mais aux humains et aux sujets qu'ils clonent. Après tant de destructions, ils demeurent les vrais messies pour ce temps et ce monde qui les reçoivent malgré eux comme éternels et célestes. Sur la base de cette découverte " philosophique " d'une messianité immanente dépourvue de toute historialité, nous reformulons un Verbe qui emprunte librement ses matériaux et ses symptômes à la mystique chrétienne, à la philosophie néoplatonicienne et à la gnose. Comment lire les mots mais pas les concepts de Maître Eckhart ou de l'Hésychasme russe, des pensées grecque, judaïque, gnostique au seul profit de ce que peut l'Homme ? Nous réhabilitons par exemple contre les dogmes religieux l'hérésie, et l'Enfer contre les lâchetés théologiques modernes. L'effet d'ensemble peut être dit une christo-fiction plutôt qu'un christo-centrisme. Cet essai est le second volume du Triptyque amorcé par Le Christ futur. Une leçon d'hérésie.
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.
La maladie a-t-elle un sens? Voilà une question qui nous concerne tous. Pourtant la médecine ne se la pose plus. Elle soigne en effet le corps sans se soucier de l'intégralité de la personne humaine. Et, privilégiant la compréhension des détails, elle oublie les liens qui unissent les patients au monde dans lequel ils vivent. Tombons-nous malades comme par fatalité, ou bien la maladie est-elle le moyen pour notre corps de trouver, face à des situations perturbantes, un nouvel équilibre? Nos pathologies naissent-elles de causes extérieures à nous ou, au contraire, sont-elles le symptôme d'un malaise plus profond? Thierry Janssen se confronte à ces questions avec une audace remarquable. S'appuyant sur les découvertes scientifiques les plus récentes, il retrace l'histoire de la médecine psychosomatique - véritable donneuse de sens dont il analyse les apports mais aussi les dérives. Et, comparant les théories modernes avec les croyances de peuples traditionnels comme les Aborigènes, les Douala ou les Navajo, il nous montre que, face à la souffrance, nous avons le choix d'explorer plusieurs sens. "Sens biologique" défini par la science, ou "sens symbolique" exprimé par les malades? À travers le témoignage de nombreux patients, nous découvrons, en plus, le "sens collectif" de nos maux. Celui-ci fait appel à notre responsabilité afin de prévenir les pathologies au lieu de les guérir. Ainsi, tout au long de ce livre, Thierry Janssen nous invite à renouer avec des principes de bonne santé qui sont de précieux outils au service de la vie. Et sa réflexion, aussi brillante que passionnante, annonce une autre manière de penser la médecine. Biographie de l'auteur Chirurgien devenu psychothérapeute, Thierry Janssen enseigne les principes d "une" médecine humaniste et responsable "aux professionnels de la santé, dans divers hôpitaux et facultés de médecine. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont La Solution intérieure: vers une nouvelle médecine du corps et de l'esprit, publié en 2006 chez Fayard et considéré comme une référence incontournable."
Résumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.
Résumé : Il est grand temps de ne plus opposer les traitements conventionnels aux traitements à base de plantes, mais trouver la bonne harmonie entre les deux. Faire confiance au pouvoir thérapeutique de la nature vous permet de réduire l'option médicaments, dont les limites sont reconnues aujourd'hui. Si nos ancêtres, du paléo au XIXe siècle, choisissaient les plantes à partir d'un savoir empirique, les dernières analyses scientifiques ouvrent de nouvelles perspectives fascinantes pour soigner vos troubles ou vos maladies. Véritable guide pratique de la décroissance médicamenteuse, ce livre vous donne toutes les clés pour utiliser les plantes de manière rationnelle pour vous soigner et vous nourrir.
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !