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Une cantine de comptines
Lartigue Pierre
BELLES LETTRES
34,50 €
Épuisé
EAN :9782251490151
A l'origine de ce livre, la surprise de voir le mot comptine surgir en France en 1922, donc de façon tardive, alors qu?ilnous semble appartenir à la nuit des temps.Il n?en va pas de même en Grande-Bretagne où les nursery rhymes sont répertoriées et publiées depuis des siècles.Pourquoi ces différences?L?auteur mène l?enquête sur la façon dont furent collectés les poèmes de l?enfance en France, en Grande-Bretagne, en Espagne, en Italie. Il en donne des bouquets.Intrigués par le lien entre la tradition orale et l?évolution de la poésie dite «savante» - Rimbaud aimait les «petits livres de l?enfance», les «refrains niais» - nous verrons que les rythmes naïfs jouent un rôle dans l?invention de l?écriture moderne.Anglais, espagnols, italiens, canadiens, suisses, hollandais, danois, allemands, russes, tchouvaches, grecs, turcs, mauriciens, antillais, japonais?les poèmes collectés sont ici donnés dans leur langue originale, avec une traduction. Les comptines sont des bottes de sept lieues.Notes Biographiques : Professeur d'espagnol (en 1989) ; Poète , romancier et co-auteur d'ouvrages sur la danse Chanteur de variétés et écrivain.
Sonnets, chansons, sextines... Tout se prête à la sextine. Encore faut-il ne pas se reposer sur le mécanisme de la forme, mais croire, dur comme fer, à l'illusion et s'engager dans l'écriture jusqu'au ravissement. Plaisir à sentir monter un double mouvement: le tourbillon des mots et l'élan de la marche du premier jusqu'au dernier vers. J'oscille entre la réflexion et la rêverie au coeur d'une nébuleuse parfois claire et parfois obscure.Dante dit qu'Arnaut Daniel fut le meilleur forgeron du parler maternel mais La forge subtile - la petite forge - est aussi le lieu-dit près duquel je griffonne entre un pommier et une prairie où les boeufs paissent l'herbe tendre avec des lièvres dans leurs pattes. P. L. Biographie de l'auteur PIERRE LARTIGUE est né en 1936. Hispaniste de formation, il est poète (Ce que je vous dis trois fois est vrai, Ryôan Ji), essayiste (L'Hélice d'écrire: la sextine, Les Belles Lettres), passionné de danse (L'Art de la pointe, Gallimard) et romancier (Beaux Inconnus, Gallimard).
Résumé : Le corps de Jésus repose sur les genoux de sa mère entre saint Jean et Madeleine en pleurs. Le corps étiré, tendu. A droite, un chanoine agenouillé en surplis blanc. Le tableau, attribué à Enguerrand Quarton, fut peint avant 1457 en Avignon. Mais d'où vient qu'il fascine ? Le ciel doré capte l'attention. Il empêche de voir. Il nous plonge dans une sorte d'hypnose. Et ce qui est montré se dérobe. Le mystère appelle une réflexion rêveuse. L'?uvre nous parle : " O vous tous qui passez... " La peinture pense. Elle met en scène l'invisible. Elle rivalise avec la musique et répond à l'exigence de l'Ecriture Sainte : " Il faut entendre avec les yeux ! " L'image de la Pietà d'Avignon, à première vue transparente, se révèle d'une complexité inouïe. Nous sommes au c?ur de l'art.
Fous de qualité, L'Inde au pied nu, L'or et la nuit, Musicienne du silence, Léger, légère, on susurre les titres de Pierre Lartigue comme une mélodie, on sait le plaisir de le retrouver sur une page. Pierre Lartigue reste vivant. Ici, galopant avec Montaigne, arpentant la Touraine, la Guyenne ou le Languedoc, il fait surgir avec son bâton de sourcier mille et un poètes dont on a oublié la musique et qui rendent les abords de la Loire, de la Seine, de la Gironde, du Rhône ou de la Dordogne fredonnant de vieux mots, de comptines et d'alexandrins, de cette beauté qu'on croyait perdue et qui éclôt sous nos pas. "A s'endormir à la légère / Au bruit des sources sous le ciel".
Résumé : Faire l'histoire de peuples et de pays qui jusqu'au XVIIIe siècle ont tout ignoré de l'Inde et des Indes, et dont beaucoup ont ignoré l'idée même de l'histoire, tel est le pari de ce livre. En 1888, John Strachey écrivait dans son India : "Il n'y a pas, et il n'y a jamais eu d'Inde, ou même un pays, l'Inde, qui, selon les idées européennes, aurait possédé quelque unité, physique, politique, sociale ou religieuse." L'inde était un artefact crée par l'impérialisme européen. Cela était vrai à la fin du XIXe siècle et pour le passé, mais aujourd'hui l'inde, partie des Indes, existe : être indien est à la fois une réalité et une prétention ; c'est aussi une exclusion, dont témoignent les violents débats historiques qui passionnent l'Asie du Sud. Pour retracer la longue histoire de ce pays promis à devenir une des grandes puissances du monde, Michel Angot réussit un véritable tour de force : embrasser plusieurs milliers d'années et un espace aux dimensions de l'Europe, avoir recours aux sources les plus étendues et tenir ensemble les traces du temps, de l'Antiquité à nos jours, qui font de cette histoire une fabrique de l'Histoire.
Résumé : La Chine vient à nous : des textes prestigieux sont désormais traduits, des tournées théâtrales nous introduisent dans la légende et dans l'Histoire, le fengshui arrive en Europe. Mais que savons-nous de la civilisation qui leur a donné naissance ? La Chine classique est extraordinairement vivante sous ses habits modernes. La méconnaître serait voyager en aveugle là où il y a tant à voir.
Pourquoi le monde semble-t-il se détraquer ?Pourquoi, sans raison apparente, un sentiment de désespoir et de frustration se répand-il partout ?Pourquoi, dans les pires moments, entend-on ce nom, sans visage et sans origine ?QUI EST JOHN GALT ?Atlas Shrugged a été traduit en dix-sept langues et est le livre le plus influent aux États-Unis après la Bible.Le voici enfin disponible en version poche.Table des matières : Première partie. ? Non contradictionChapitre premier. ? Le thèmeChapitre II. ? La chaîneChapitre III. ? Le haut et le basChapitre IV. ? Les moteurs immobilesChapitre V. ? L?apothéose des d?AnconiaChapitre VI. ? À but non lucratifChapitre VII. ? Exploitants et exploitésChapitre VIII. ? La John Galt LineChapitre IX. ? Le sacré et le profaneChapitre X. ? La Torche de WyattDeuxième partie. ? Ou bien-ou bienChapitre XI. ? L?homme qui était chez lui sur la terreChapitre XII. ? La foire d?empoigneChapitre XIII. ? Chantage virtuelChapitre XIV. ? Victime consentanteChapitre XV. ? Compte à découvertChapitre XVI. ? Le métal miracleChapitre XVII. ? Le moratoire sur les cerveauxChapitre XVIII. ? Au nom de notre amourChapitre XIX. ? Un visage sans souffrance, sans peur et sans culpabilitéChapitre XX. ? Le signe du dollarTroisième partie. ? A est AChapitre XXI. ? AtlantisChapitre XXII. ? L?utopie de la cupiditéChapitre XXIII. ? Contre la cupiditéChapitre XXIV. ? Contre la vieChapitre XXV. ? Les gardiens de leurs frèresChapitre XXVI. ? Le Concerto de la délivranceChapitre XXVII. ? « C?est John Galt qui vous parle »Chapitre XXVIII. ? L?égoïsteChapitre XXIX. ? Le générateurChapitre XXX. ? Au nom de ce qu?il y a de meilleur en nousNotes Biographiques : La vie d'AynRand, philosophe et romancière, fut aussi iconoclaste et tumultueuse que l'?uvre. Née en Russie, elle fuit celle-ci après la révolution bolchévique et émigre aux États-Unis où elle commence une carrière de scénariste à Hollywood avant d'écrire deux best-sellers, The Fountainhead (La source vive, Plon, 1999) et Atlas Shrugged. Sophie Bastide-Foltz a notamment traduit aux éditions Florent Massot The Gentleman, Martin Booth, (Angleterre) 2010 ; chez Actes Sud Thé au Trèfle, Ciaran Carson, (Irlande) 2004, Il faut marier Anita, Anita Jain, (Inde) 2010 ainsi que, aux éditions Joëlle Losfeld/ Gallimard L'Ange de Pierre (réédition), Margaret Laurence (Canada) 2007 et Les Devins, Margaret Laurence, 2010. Extrait : « Il se revit un soir assis, ou plutôt effondré sur son bureau. Il était tard, ses employés étaient partis ; il pouvait donc s?abandonner au repos en paix, sans témoin. Il était épuisé. Comme s?il avait mené une course d?endurance contre lui-même, comme si la fatigue négligée durant toutes ces années s?était abattue sur lui d?un coup, le terrassant sur son bureau. Il n?avait plus qu?un désir : ne plus bouger. Il n?avait plus la force d?éprouver quoi que ce soit ? pas même la douleur. Il avait brûlé la chandelle par les deux bouts, allumé tant de feux, mis tant de choses en chantier. Qui lui fournirait l?étincelle dont il avait besoin, maintenant qu?il se sentait incapable de se relever ? Il s?interrogea : Qui lui avait donné l?impulsion au départ, qui lui avait donné envie de continuer ? Puis il releva la tête. Lentement, au prix du plus grand effort de sa vie, il se redressa et finit pas s?asseoir bien droit, soutenu seulement par sa main sur le bureau et son bras qui tremblait. Jamais plus il ne se reposa ces questions. »
Résumé : Maurice Garçon (1889-1967) fut l'un des plus grands avocats de son temps. De 1912 à sa mort, il a consigné presque chaque soir les événements, petits et grands, dont il était le témoin ou l'acteur. Ce premier volume de son journal inédit couvre, parfois heure par heure, la guerre, la défaite, l'Occupation et la Libération. A cinquante ans, l'avocat est alors au sommet de son art. Dans ces chroniques, il révèle aussi des qualités d'observation et un talent d'écriture enviables. Il y a du Albert Londres chez Maurice Garçon. Curieux de tout, il sillonne Paris et la province, furète, recoupe, rédige, avec le mérite constant, et rare, de s'interdire toute réécriture : c'est un premier jet qu'on lit sur le vif. Maréchaliste de la première heure, il fait volte-face à l'armistice et, après le vote des pleins pouvoirs à Pétain, ne cessera plus de fustiger "le Vieux". Fureur patriote, chagrin sans pitié, colère, espoir, désespoir. Honte de la collaboration. Virulence contre les nouvelles lois de Vichy. Son journal déborde. Portraits, anecdotes, détails méconnus foisonnent. Croisées au Palais de justice, les figures du barreau, souvent têtes d'affiche de la politique, deviennent familières. Maurice Garçon connaît tout le monde, est de tous les grands procès, des dossiers criminels aux affaires politiques. Ses plaidoiries érudites ont fait de lui, dès avant guerre, un avocat littéraire, voire mondain, futur académicien. Toute une galerie de personnalités en vue défile dans ses pages, écrivains, peintres, comédiens, éditeurs. Nous voici conviés à une ahurissante traversée des années noires, histoire immédiate haletante.