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La forge subtile
Lartigue Pierre
TEMPS IL FAIT
13,50 €
Épuisé
EAN :9782868533265
Sonnets, chansons, sextines... Tout se prête à la sextine. Encore faut-il ne pas se reposer sur le mécanisme de la forme, mais croire, dur comme fer, à l'illusion et s'engager dans l'écriture jusqu'au ravissement. Plaisir à sentir monter un double mouvement: le tourbillon des mots et l'élan de la marche du premier jusqu'au dernier vers. J'oscille entre la réflexion et la rêverie au coeur d'une nébuleuse parfois claire et parfois obscure.Dante dit qu'Arnaut Daniel fut le meilleur forgeron du parler maternel mais La forge subtile - la petite forge - est aussi le lieu-dit près duquel je griffonne entre un pommier et une prairie où les boeufs paissent l'herbe tendre avec des lièvres dans leurs pattes. P. L. Biographie de l'auteur PIERRE LARTIGUE est né en 1936. Hispaniste de formation, il est poète (Ce que je vous dis trois fois est vrai, Ryôan Ji), essayiste (L'Hélice d'écrire: la sextine, Les Belles Lettres), passionné de danse (L'Art de la pointe, Gallimard) et romancier (Beaux Inconnus, Gallimard).
Pierre Lartigue (1936-2008), professeur, critique de danse, poète, a publié aux Éditions Gallimard un roman, Beaux inconnus, et un essai, L'art de la pointe, dans la collection «L'un et l'autre».4e de couverture : Enrôlé comme soldat, le jeune Just Hadrien participe à la campagne napoléonienne en Espagne. De la rue du Désenchantement à Madrid au passage des Cendres à Paris, de 1807 à 1832, il découvre les horreurs de la guerre, les joies de l'amitié, les tourments de l'amour. Son aventure fourmille de cents récits menés à grande vitesse. Cette chronique toute stendhalienne mêle l'allégresse à la tragédie, reliant l'Histoire au présent avec une liberté de ton qui donne à l'imagination son meilleur rôle : le premier.
A Ribérac, au XIIème siècle, le troubadour Arnaut Daniel invente une forme : la sextine. Poème de six strophes, de six vers, terminés par six mots refrains qui obéissent à une permutation telle qu'une septième strophe reconduirait à l'ordre de la première. De Périgord en Italie, puis à travers l'Espagne, la France, le Portugal, l'Angleterre, les Etats-Unis, le monde entier... Pierre Lartigue suit l'histoire de ce chef-d'oeuvre d'Art combinatoire. Parmi les auteurs rencontrés : Dante, Pétrarque, Pontus de Tyard, Ezra Pound, Zukowski, Queneau... La sextine apparaît, disparaît. Elle est vivante en 1994 ! Et puisqu'elle tourne comme une hélice dans l'eau de la langue, aucune définition ne lui convient mieux que celle gravée par le capitaine Nemo sur la coque du Nautilus : Mobilis in mobile Mobile dans l'élément mobile.
Fous de qualité, L'Inde au pied nu, L'or et la nuit, Musicienne du silence, Léger, légère, on susurre les titres de Pierre Lartigue comme une mélodie, on sait le plaisir de le retrouver sur une page. Pierre Lartigue reste vivant. Ici, galopant avec Montaigne, arpentant la Touraine, la Guyenne ou le Languedoc, il fait surgir avec son bâton de sourcier mille et un poètes dont on a oublié la musique et qui rendent les abords de la Loire, de la Seine, de la Gironde, du Rhône ou de la Dordogne fredonnant de vieux mots, de comptines et d'alexandrins, de cette beauté qu'on croyait perdue et qui éclôt sous nos pas. "A s'endormir à la légère / Au bruit des sources sous le ciel".
Résumé : Retourner sur ses pas comme on fait une danse, visiter un pays entre terreur et beauté, retrouver le chemin de tableaux énigmatiques qui sont des merveilles, Pierre Lartigue poursuit son ?uvre de singulier voyageur. Cette Birmanie, ce Cambodge, ces Nymphéas dont il ne veut pas perdre une miette, ces pays que l'histoire menace et qui sont comme une phrase musicale non encore recouverte par le bruit.
Mécompris, censuré, tout ensemble adoré et haï, le recueil des Petites pièces philosophiques (Operette morali) apparaît comme le revers implacable du lyrisme des Canti. Leopardi, négligeant dédaigneusement l'arsenal romantique, y déploie les ressources d'une prose à la fois délicieuse et terrifiante, dont la littérature européenne offre bien peu d'exemples. Dans ce petit théâtre philosophique, fiévreusement élaboré au début du XIXe siècle, le nihilisme moderne semble naître tout armé. Schopenhauer, Nietzsche, grands lecteurs de Leopardi, creuseront ce sillon ; d'autres suivront celui du Désir. Grosses d'un désespoir qui est déjà le nôtre, ces pièces témoignent aussi de la littérature comme activité frivole et nécessaire, comme exercice presque joyeux du sens contre le rien.
De la même manière qu?autrefois il nous avait rapporté les noces d?écume des escargots ou l?étreinte tentaculaire de la seiche, Jean-Pierre Otte s?attache cette fois aux singularités des amours humaines. D?une écriture allègre, il démêle le manège de la sylphide solaire et la stratégie de l?allumeuse, s?émeut d?un fétichiste en arrêt devant le tabernacle d?un porte-jarretelles et d?une culotte de dentelles, salue le retour en grâce de l?obsédé tripoteur et de l?onaniste radieux, et se montre partisan de l?adultère domestique, tout en nous invitant au passage à partager des galanteries étranges et des dégustations intimes. Et il y a aussi des yeux dans l?ombre et quelques claquements de fouet sur une croupe bellement rebondie... Un jeu dangereux, compensé par des traits d?humour, la liberté sans morale d?un regard amusé, et un réel bonheur dans l?expression.