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Le triomphe de la scène intermédiale. Théâtre et médias à l'ère électrique
Larrue Jean-Marc ; Pisano Giusy
PU MONTREAL
32,00 €
Épuisé
EAN :9782760637689
A Paris, entre la fin du XIXe siècle et le début des années 1930, le cinéma, le disque et la radio triomphent. Dans ce monde du divertissement de plus en plus dominé par l'artifice, le médiatisé et le "reproduit", le théâtre s'affirme comme l'une des ultimes enclaves de vérité, à cause, notamment, de la présence de "vrais" acteurs rencontrant un "vrai" public. Pourtant, ses artisans n'en recourent pas moins aux mêmes technologies de reproduction de l'image et du son que celles qui font le succès des grands médias. Par l'examen attentif de documents d'archives et de "relevés de mises en scène" de dizaines de spectacles, les auteurs de ce livre révèlent une histoire du théâtre de la modernité aux antipodes de celle vantée par le discours qui a traversé tout le XXe siècle et qui reste encore très prégnante à l'ère numérique. L'image qu'ils dégagent est celle d'un art qui n'hésite pas à intégrer tous les moyens susceptibles d'accroître l'efficacité et l'attractivité de la représentation. En examinant également les dynamiques intermédiales — entre théâtre, cinéma et littérature — qui s'instaurent avec le développement rapide des technologies électriques, les auteurs montrent bien comment le théâtre de la modernité perpétue une tradition plus de deux fois millénaire.
Constellation dynamique où se croisent, s'entremêlent et se redéfinissent les pratiques comme les savoirs, la magie se déploie en multiples facettes en se nourrissant des avancées de la connaissance dans les domaines les plus divers : de la physique à la religion, de la chimie à la linguistique, de la philosophie aux technologies, des théories de la communication et des médias au corps performant. C'est dans le but de cerner les principaux enjeux de ce vaste ensemble mouvant que nous avons convié des spécialistes à l'aborder, à partir de leur pratique et de leur discipline d'origine, en se concentrant sur sa dimension spectaculaire. De la scène au cinéma, de la télévision aux réalités augmentées et virtuelles, des spectacles de cirque aux spectacles aquatiques, la pratique magicienne n'a pas cessé de se renouveler et de se métamorphoser, perpétuant cette aura de mystère et de secret qui ne cesse de fasciner mais qui représente aussi, il faut le dire, un sérieux défi pour tout chercheur du domaine. C 'est la raison pour laquelle nous avons tenu à intégrer, en plus des théoriciens et historiens, des magiciens à ce vaste projet qui marque un premier aboutissement des travaux du groupe international de recherche Les Arts Trompeurs.
Résumé : Le théâtre est un lieu d'écoute, un lieu acoustique et phonique, il n'a jamais cessé de l'être. Pourtant, sa théorisation récente l'a longtemps ignoré en ne s'attachant qu'à la scène visuelle ou charnelle ou à l'oeuvre dramatique écrite. Une telle surdité n'a rien d'exceptionnel : l'oubli de la dimension sonore a touché l'ensemble des sciences humaines et sociales. On a nommé "tournant acoustique" la restauration de l'importance du son par tout un mouvement interdisciplinaire qui a montré que la période contemporaine n'est pas et n'a pas été plus visuelle qu'auditive, ce qu'a longtemps masqué la prolifération des images et de leurs analyses. Inscrit dans ce mouvement critique, le présent ouvrage réunit 35 collaborateurs de 8 pays différents. Théoriciens ou praticiens du son et de la voix, spécialistes de théâtre, d'architecture, d'acoustique, de création sonore, historiens et analystes des techniques, des médias et de la culture, livrent ici un ouvrage total, ouvert à tous ceux qui, selon la formule de Jonathan Sterne, ont développé une "imagination sonique".
L'objectif d'amener huit jeunes sur dix au niveau du baccalauréat n'a été qu'approché puisque actuellement 70% d'une génération atteint ce seuil. Cependant, cet objectif a généré, entre 1985 et 1995, un mouvement totalement inédit avec à la clef le doublement de la proportion de bacheliers. Depuis une décennie, cette proportion stagne ce qui constitue un autre phénomène jusqu'à lors inobservé. Face à cette situation, il est aujourd'hui possible de savoir quelles ont été les conséquences de ces deux phénomènes sur les mécanismes de reproduction sociale. Cet ouvrage, tiré d'une thèse de doctorat soutenue en 2003, analyse les parcours scolaires de milliers d'élèves depuis leur entrée en préélémentaire jusqu'à la fin de leur formation initiale. Il prend aussi en compte leur insertion professionnelle ainsi que leur évolution de carrière sur une très importante période temporelle. Cette approche permet d'élaborer une large synthèse de l'évolution des inégalités et d'analyser les rapports entre ascenseur scolaire et ascenseur social afin de répondre à ces deux questions clefs : la massification de l'enseignement secondaire a-t-elle généré un mouvement de démocratisation et quels éventuels bénéfices sociaux les individus ont-ils tiré de l'accroissement de leur investissement scolaire ?
Ait Kabboura Mounia ; Fadil Mohamed ; Geoffroy Mar
Cet ouvrage examine en profondeur le dilemme de l'intrication du politique et du religieux dans la Polis contemporaine de l'Islam (l'Etat-nation) et en met à jour les rapports intimes ainsi que la façon dont il a évolué au fil des siècles — de l'islam ethnique et culturel à l'islam idéologico-politique. Il rassemble des contributions critiques et originales de plusieurs chercheurs appartenant à différentes institutions universitaires (du Québec, du Maroc, de la Tunisie et de la France) et à des disciplines diverses (sociologie, histoire, science politique, philosophie). Ce regard croisé souligne le rôle de l'islam dans la construction de l'identité politique et de l'imaginaire collectif, en tenant compte de leurs modes d'agir idéologique, social,culturel et juridique à des époques et dans des espaces culturels et géographiques donnés, tout en s'attardant sur de grandes questions comme la radicalisation, l'islamophobie et la condition féminine. Destiné à ceux et celles qui s'intéressent particulièrement aux modèles politico-religieux liés a l'islam, ce livre s'adresse également au grand public, dans la mesure où la question de l'islam et de l'islamisme est de plus en plus populaire en Occident comme dans le monde arabo-musulman.
En se penchant sur l'histoire des enfants handicapés physiques du Québec, ce livre éclaire un passé méconnu et rend compte des représentations sociales de ces enfants et de l'évolution des divers services qu'on leur a offerts pendant près d'un siècle, entre 1920 et 1990. L'autrice aborde les thèmes de l'assistance, de l'éducation et de la santé en s'appuyant sur un vaste corpus d'archives qui met au jour l'histoire de certaines associations philanthropiques jusqu'ici demeurées dans l'ombre. Des entrevues enrichissent la narration et brossent un portrait inédit de ces enfants dont le statut a été déterminé par une double tension : entre exclusion et intégration, d'une part, et entre médecine et éducation sociale, d'autre part. Ces dynamiques contradictoires révèlent, de façon nuancée et sensible, trois figures de l'enfance handicapée : la victime angélique, l'enfant-citoyen réadapté et le monstre. Comment se construit une norme ? Comment s'expriment les phénomènes de rejet, de ségrégation et d'exclusion dans une société? De quelle façon les mouvements de défense des droits de "l'enfance irrégulière" se sont-ils organisés au Québec ? Autant de questions fondamentales qui intéresseront les étudiants, les professionnels et le grand public ouvert aux questions éthiques et sociales touchant l'enfance et le handicap.
Lévesque Claude ; Leroux Georges ; Fradet Pierre-A
On a peine à imaginer la secousse qu'a dû provoquer la parution de ce premier livre de Claude Lévesque, en 1976, dans le milieu philosophique et littéraire au Québec, car toucher à l'écriture et à la lecture, c'est ébranler tout ce qui sert de socle à notre culture. Titre inaugural des éditions VLB, réédité deux ans plus tard dans la collection "10/18", cet ouvrage où nous interpellent Nietzsche, Freud, Blanchot et Derrida — pour ne nommer que ceux-là — libère, comme dans un feu d'artifice, ce qui était en excès et en souffrance dans la conceptualité traditionnelle. En déposant un élément de rupture ou d'indécision dans tout ce qui cherche à se refermer sur soi, il veut susciter un nouveau désir, plus périlleux — une nouvelle espérance, plus souveraine. "L'étranger, c'est l'autre, celui qui vient de l'extérieur, d'un ailleurs innommable, et qui, à l'intérieur, se tient à la frontière, reste marginal, toujours déjà expulsé, du dehors comme du dedans [...]. C'est peut-être la même "a-topie", la même indétermination, qui définit l'étrangeté du texte, l'étrangeté comme textualité tournant autour de la limite, se tenant dans le troublant espace de l'entre-deux, entre les bords rassurants du langage et son débord vertigineux."
En abordant la question de la mémoire, Régine Robin a dressé la carte de ses différentes représentations dans cet essai qui a marqué les études littéraires des années 1990. Mémoire savante, historique ou nationale, mémoire culturelle et collective... C'est cette dernière qui est au coeur du "roman mémoire" étudié dans cet ouvrage, qui montre bien que si le roman est la "mise en forme narrative" du souvenir, la mémoire collective en est le sens. Selon ses propres mots, elle offre un itinéraire intellectuel qui n'entre pas dans les catégories d'usage. "Récit de voyage si l'on veut, voyage intellectuel, spirituel, existentiel, itinéraire qui ne s'arrête pas au découpage convenu des discours."