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Paris et ses transports XIXe-XXe siècles. Deux siècles de décisions pour la ville et sa région
Larroque Dominique ; Margairaz Michel ; Zembri Pie
RECHERCHES
30,50 €
Épuisé
EAN :9782862220420
Paris et ses transports XIXe-XXe siècles déroule le panorama de la longue histoire des transports publics en Île-de-France. Pour tenter d'expliquer cet enchaînement aux étapes contrastées, Dominique Larroque et Michel Margairaz, historiens, et Pierre Zembri, géographe, ont choisi d'étudier les décisions grandes et petites qui font notre quotidien. En suivant les détours de la réflexion et de l'action qui ont décidé des réseaux de transports parisiens, en mettant en scène les acteurs qui ont conduit ces évolutions, leurs motifs et parfois leurs illusions, cet ouvrage d'histoire ? qui est aussi une réflexion sur la décision publique ? constitue un instrument d'analyse original des politiques d'aménagement. Quels sont la nature, les développements et les effets des décisions publiques en matière de transports ? Ces décisions ont-elles tendance à suivre, à accompagner ou à déterminer l'évolution de l'espace régional et de la demande sociale ?
Des Frères musulmans à l'EIIL, des Ouïghours indépendantistes de Chine aux islamistes d'Indonésie, mais aussi de France, d'Angleterre et des Etats-Unis, l'onde de choc islamiste fait parler d'elle dans le monde entier. Et si le terrorisme djihâdiste est au centre de toutes les préoccupations, l'islamisme ne saurait s'y réduire : depuis 2011, des groupes islamistes ont pris la direction d'Etats de manière démocratique (en Turquie, en Tunisie, au Maroc, brièvement en Egypte). En somme, qu'il soit politique, terroriste ou missionnaire, l'islamisme grandit, mais l'idée d'une internationale islamiste est bien une illusion. Prendre en compte cette pluralité est indispensable à la compréhension de ce phénomène. Anne-Clémentine Larroque explicite les origines et fondements des doctrines islamistes sunnites comme chiites et donne les bases nécessaires à toute réflexion sur le sujet. Elle nous montre surtout combien appréhender les islamismes d'aujourd'hui exige une étude géographiquement et politiquement ancrée de chaque mouvance.
Le système français des prestations familiales, élément central d'une politique démographique et familiale d'avant-garde, est une des originalités de notre protection sociale. Il reste fortement marqué par ses origines, quelque peu oubliées, et par ses développements entre les deux conflits mondiaux du siècle passé et par les impulsions qui ont suivi la Libération du territoire. C'est pourquoi le Comité d'histoire de la Sécurité sociale réédite cet ouvrage de 1957 écrit par un témoin de cette seconde période et préfacé par le " père fondateur " de notre Sécurité sociale. Il fait revivre les moments significatifs de cette histoire depuis les premières initiatives de quelques personnalités éclairées, la construction progressive d'un réseau de caisses patronales de compensation en marge de la loi. L'inévitable intervention du législateur, à partir de 1932, pour imposer la généralisation à toutes les entreprises industrielles et commerciales, puis à l'ensemble des professions, enfin l'intégration à la fois consensuelle et tumultueuse, dans la Sécurité sociale. Depuis, la mission des caisses d'allocations familiales s'est élargie avec la diversification des prestations spécialisées et la prise en charge des populations défavorisées mais l'institution a conservé la triple tradition d'une gestion autonome, du financement par cotisations patronales et surtout d'une mission élargie à des actions extralégales multiples qui font des caisses les partenaires privilégiés de l'action sociale des collectivités locales et des institutions privées.
La philosophie n'est pas une spécialité parmi d'autres. Elle décrypte le sens du vécu, éclaire les choix, fonde la citoyenneté. Dans une république laïque, elle constitue l'essence de l'éducation. Mais les résultats de son enseignement, dans les lycées, trahissent sa visée. La disparité des cours, qui est actuellement la règle, interdit tout examen sérieux, autorise certaines dérives, livre l'élève à son professeur, pour le meilleur et pour le pire. L'enseignement de la philosophie obtiendrait le crédit qui lui est dû par une plus grande rigueur des programmes. Il faudrait, pour cela, substituer aux notions qui le composent, beaucoup trop vagues, des problèmes précis, tels qu'ils se sont posés dans l'histoire de la pensée, avec des références obligatoires aux auteurs. Aux antipodes d'une érudition stérile, un enseignement véritablement philosophique de l'histoire des idées ouvrirait l'élève, par l'intériorisation de problématiques éternelles, à une pensée personnelle authentique, la seule qui lui soit accessible à dix-huit ans.
Résumé : Depuis les Printemps arabes de 2011, l'islamisme politique s'est hissé au pouvoir en Tunisie, en Egypte et au Maroc. Il est donc aujourd'hui essentiel de faire la distinction entre islamisme politique et activisme djihadiste, et ainsi appréhender la complexité des logiques auxquelles les différents groupes qualifiés d'islamistes - des Frères musulmans aux djihadistes - obéissent. Si d'aucuns soupçonnent chez les islamistes élus une stratégie dissimulée d'arriver au même résultat que les djihadistes - l'instauration d'un califat mondial -, la réalité paraît plus complexe. A rebours des simplifications du traitement médiatique, Anne-Clémentine Larroque montre, à travers une analyse nourrie de nombreux entretiens avec des acteurs et des observateurs de ces trois pays, que l'expérience du pouvoir n'est pas sans conséquences sur les rapports entre partis islamistes et groupes plus radicaux - des salafistes aux djihadistes.
Marie-Louise Roth présente dans ce volume la genèse des textes des ?uvres pré-posthumes et analyse le processus d'évolution créatrice de Musil ; elle retrace le cheminement progressif de l'écrivain vers l'abstraction et la typisation. Les nombreux textes sur lesquels Marie-Louise Roth appuie sa démonstration sont ici présentés en édition bilingue (traduction de Annie Brignonne), accompagnée d'un commentaire littéraire.
Les historiens et sociologues nous ont appris à situer la famille par rapport à la ville. C'est un moment de l'histoire famille/ville que Richard Sennett étudie à Chicago ". Dans ce quartier de Union Park touché par le développement urbain, Richard Sennett analyse les interactions de la vie urbaine, de la structure familiale et du vécu professionnel. Cette étude exhaustive des familles d'un quartier, où l'ordinateur sert à la fois le sociologue et l'historien, montre que, contrairement à une opinion largement répandue des deux côtés de l'Atlantique, la famille intense de type nucléaire, forme dominante d'organisation sociale, qui succède à Union Park à une famille étendue et ouverte sur la ville, n'est pas la mieux adaptée aux contraintes de la société.
Musil est aujourd'hui reconnu en France comme l'un des écrivains les plus lucides du XXe siècle ; des numéros de l'Arc, des Cahiers de l'Herne et de la revue Sud lui ont été consacrés. Le livre de Marie-Louise Roth, spécialiste éminente de Robert Musil, propose ici une approche de la vie, de la pensée et du langage de l'écrivain viennois, à partir de petits textes en prose écrits entre 1913 et 1931, publiés par Musil en 1935 dans un recueil au titre ironique : ?uvres pré-posthumes. Ce recueil apparaît comme une suite de variations sur le thème de la recherche d'un comportement humain nouveau. Les points de départ sont des faits observés, des données souvent très ordinaires. Musil réussit à donner à ces contingences de l'instant une pérennité universelle. Nous assistons en fait au procès d'une culture, à la quête d'une nouvelle morale, d'un nouvel humanisme.
Ville, race et travail? Comment bâtir des villes de travail, des villes au travail ? Qu'est-ce qu'une spatialité eugénique ? Comment forger une race de travailleurs (entendez tout autre chose qu'un prolétariat) ? Ces questions incandescentes posées par le XIXe siècle, cet âge de la mise au travail en masse, puis portées au fronton des "civilisations concentrationnaires ", nous traversent de part en part. Voyez Orwell, voyez Zamiatine. Â l'horizon de l'État, de tout l'État, un Taylorisme agrandi, étendu, ainsi que le décrivait l'auteur de Nous autres, "à toute la vie, à chaque pas, à chaque mouvement ", intégrant les vingt-quatre heures de la journée. Apprendre à travailler, voilà le leitmotiv de ce temps ; les camps de travail forcé n'en sont que la forme condensée. Peut-être alors comprendra-t-on que, de même que la cité minière ne devait son existence qu'à tenter sans trêve, inlassablement, de former une race de mineurs, la " ville industrielle " ne puisse être et durer sans cette recherche d'un homme nouveau, qu'après Musil, nous nommons "le petit travailleur infatigable ". La ville de santé, de travail et de bien-être ne se pense pas dans la catégorie du prolétaire, mais dans celle de l'homme nouveau : plus qu'un modelage somatique, plus qu'un dressage moral (" une moralisation "), une eugénique de la force de travail.