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BLACKS IN TIME - RACE ET MEDIAS AUX ETATS-UNIS
LARRAZET CHRISTINE
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782753582712
Cet ouvrage questionne le rôle joué par les médias d'information dans les rapports sociaux de race. Il rend compte du débat scientifique et politique sur la représentation des minorités dans les médias d'information qui agite les Etats-Unis depuis 50 ans et relate deux histoires en parallèle : l'histoire africaine-américaine cadrée par Time, le magazine mainstream le plus lu aux Etats-Unis, et l'histoire de l'action menée par les journalistes noirs américains au sein de ce média. Grâce à des données empiriques et ethnographiques, Christine Larrazet illustre l'enjeu de la diversification des salles de rédaction, et révèle les progrès générés par l'embauche de journalistes noirs américains, ainsi que les résistances rencontrées, depuis les années 1960. Elle apporte, en épilogue, un nouvel éclairage sur l'actualité (élection d'Obama, couverture des violences policières). Le racisme et la discrimination qui perdurent aux Etats-Unis et en Europe, s'appuient en partie sur les images négatives véhiculées par les médias. Au travers d'un cas d'étude, Blacks in Time Magazine, Christine Larrazet analyse l'impact de la racialisation des populations, aussi anciennes soient-elles, sur la production de l'information et révèle un cercle distance-média-distance en action dans les salles de rédaction. Dans un monde où les institutions publiques s'attaquent à la discrimination et au racisme, elle interroge le lien et l'absence de lien, peu étudiés, entre les acteurs de l'information et la diversité des individus qui constituent la population d'un pays.
Ce travail propose une réflexion sur la pratique de la Revue de Mortalité et de Morbidité et sur les questionnements éthiques fréquemment soulevés par le décès hospitalier tel qu'il est analysé lors de ce rituel médical. Son expérience clinique, mais également de cardiologue, a incité Fabrice Lazaret à décortiquer les dysfonctionnements du système de santé hospitalier et à enrichir cette analyse d'un approche éthicienne.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour