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Le Regard échangé. Une histoire culturelle du visible
Larnac Gérard
MARE MARTIN
20,00 €
Épuisé
EAN :9782849340462
Penser entre les mondes, là où se passent les choses... L'époque n'est plus aux grands discours intangibles, aux grandes systématiques sévèrement bornées. Les choses ne se passent plus dans le champ clos des spécialités, mais quelque part entre. Là où tout se joue et se rencontre. L'étude du visible dessine une ligne "d'entre deux" où viennent se frôler les plaques tectoniques de la pensée contemporaine : le monde et le corps, la nature et la culture, le vrai et le faux, l'objet et le sujet. L'histoire des hommes oscille entre le regard interdit et le droit de regard. Toute une société s'inscrit, en creux, dans ses modes de gestion du visible. Dans ces conditions, qu'est-ce que l'acte de voir ? Quelle est la nature de cet échange auquel le regard nous convie ? L'auteur, à partir du sujet qui est le sien, propose les linéaments théoriques d'un nouveau rapport au monde, d'un nouvel art de vivre ici, maintenant et ensemble.
Claude Larnac fait revivre l'aqueduc romain de Nîmes, magistralement édifié au Ier siècle apr. J-C Avec le flair du policier, la patience et la ténacité de l'historien et de l'archéologue, il tente de résoudre les questions relatives à la finesse de conception et de réalisation de l'ouvrage, mais également aux difficultés éprouvées par l'ingénieur en charge du projet. En définitive, si l'on en juge par cette analyse, seuls les outils ont évolué depuis l'Antiquité : face à un même défi, les ingénieurs actuels proposeraient sans doute un projet assez semblable et suivraient une réflexion similaire à celle des Romains. Parallèlement à ces conclusions techniques, spécialement novatrices, l'auteur profite de l'opportunité pour nous offrir une vision, à la fois complète et exhaustive, du pont du Gard : il l'analyse de fond en comble, sous tous ses angles, expliquant les astuces de construction et les signes gravés dans les pierres séculaires, dont certaines tiennent toujours debout par on ne sait quel miracle. Ainsi, cet ouvrage aborde les aspects essentiels de l'architecture et de l'hydraulique romaines. Grâce à son style clair et animé, grâce également aux nombreuses anecdotes qui élargissent la vision d'ensemble du lecteur sur te sujet, Claude Larnac nous tend la main pour une visite guidée passionnante de l'aqueduc de Nîmes et du pont du Gard.
Ce n'est un secret pour personne : nous sommes passés de l'époque de la contrainte à celle de la persuasion. Pour maintenir l'ordre et la cohésion sociale, les dictatures ont la violence et la terreur. Les démocraties, elles, disposent d'une arme d'autant plus efficace qu'elle est moins visible : la manipulation. De son propre aveu, le système néo-libéral mondialisé nécessite, pour fonctionner pleinement, "la coopération active et enthousiaste" des masses. Par conséquent il doit être à même de produire cette coopération - par la ruse s'il le faut. Le temps n'est plus à la "propagande noire" de la guerre froide, à ses stratégies de désinformation et d'intoxication ; il s'agirait plutôt d'une "propagande blanche" qui n'impose pas ce qui doit être pensé mais dissimule ce qui ne doit pas l'être. Comme dans les pires visions d'Orwell, nous assisterions ni plus ni moins qu'à une réduction du pensable.
Penser en connexion avec le Dehors n'est pas le fort de l'Occident. Assumer le mouvement non plus. L'heure est pourtant, plus que jamais, à une réévaluation de notre vieille Raison humaniste. L'organisation rationnelle qui conduit à Auschwitz et au génocide industriel ; la démarche rationnelle, sous le nom de sciences, qui conduit à la promesse de destruction totale (Hiroshima) ; la dynamique des masses enfin qui opère un retournement complet de l'esprit des Lumières : à partir de ces trois niveaux de rupture, l'ouvrage propose une sortie hors de l'anthropocentrisme ethnocide de notre civilisation en questionnant l'altérité radicale des cultures aborigènes, en ménageant une rencontre philosophique, poétique et existentielle avec le monde et en suivant des itinéraires buissonniers. Après le deuil de la Raison triomphante, peut-être le temps est-il venu en effet de prendre le parti de la vague et du vent.
Frommel Sabine ; Guillaume Jean ; Taglialagamba Sa
Léonard de Vinci a laissé des centaines de dessins d'architecture — la plupart de simples ébauches ou esquisses —, rarement légendés et souvent imbriqués les uns dans les autres. Cette production graphique, qui reflète différentes phases de sa réflexion conceptuelle, représente encore un défi pour l'histoire de l'architecture. Certains de ces dessins concernent des projets concrets et facilement identifiables, mais la majeure partie d'entre eux est dédiée à des recherches spéculatives autour de thèmes qui stimulèrent l'intérêt de l'artiste toscan. Le présent ouvrage se penche également sur les liens directs ou indirects que Léonard avait établis avec ses commanditaires et sur les dynamismes de migration de certains de ses concepts. Ainsi se distinguent le caractère singulier de son imaginaire architectural mais aussi les éléments que le grand maire partageait avec les autres artistes de son temps. Organisé selon des critères à la fois chronologiques et typologiques, le volume se focalise d'abord sur des thèmes spécifiques de la production de Léonard : "l'architecture peinte" (point de départ de son activité ultérieure dans le domaine monumental), l'architecture religieuse et funéraire, les demeures, les restructurations urbaines et les fortifications. L'attention se concentre en outre sur des éléments plus précis comme les escaliers, le langage des ordres ou les créations éphémères. L'un des objectifs est de mieux définir le contexte historique et d'examiner le processus d'assimilation de certaines idées héritées de la Renaissance italienne, notamment pendant son séjour auprès de la cour de François ¡Or à la fin de sa vie. l'ouvrage se propose enfin de questionner la fortune de sa pensée architecturale au sein du vaste panorama que constitue l'art de bâtir des XVe et XVIe siècles. Ce livre s'inscrit dans le cadre des initiatives lancées en 2019 à l'occasion du cinquième centenaire de la mort de Léonard de Vinci et a pour objectif d'alimenter le dialogue interdisciplinaire autour de cette figure-clé de la Renaissance européenne.
C'est au tournant des années 1960 et 1970 qu'apparaissent dans les stades d'Italie des banderoles aux dénominations singulières : Commandos, Fossa, Ultras ou encore Brigate. Derrières celles-ci se regroupent des adolescents qui soutiennent activement leurs équipes respectives. C'est une nouvelle manière d'envisager le rôle du tifoso qui émerge. Les ultras, des supporters jusqu'au-boutiste, s'approprient un espace, créent des normes, se façonnent un rôle. Les tribunes qu'ils occupent sont le lieu de véritables spectacles colorés qui se déroulent en concomitance de l'évènement sportif. Ce mouvement connaît une évolution qui reflète celle de la société italienne. Il est étroitement lié à l'histoire contemporaine de la péninsule mais aussi à celle de la jeunesse occidentale : de la contestation de 1968 au triomphe de la société de consommation des années 1980, de l'étirement du temps de la construction personnelle au sentiment d'appartenance générationnelle. Cinquante ans après ses débuts, cette culture perpétue et renouvelle son succès auprès des supporters du monde entier. Les formes de sociabilité et les valeurs que le modèle ultras propose restent toujours sollicitées grâce à sa créativité, à son autonomie, à son rejet de la commercialisation du football et à sa critique de la répression étatique.