Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La police de la pensée. Propagande blanche et nouvel ordre mondial
Larnac Gérard
L'HARMATTAN
13,50 €
Épuisé
EAN :9782747511537
Ce n'est un secret pour personne : nous sommes passés de l'époque de la contrainte à celle de la persuasion. Pour maintenir l'ordre et la cohésion sociale, les dictatures ont la violence et la terreur. Les démocraties, elles, disposent d'une arme d'autant plus efficace qu'elle est moins visible : la manipulation. De son propre aveu, le système néo-libéral mondialisé nécessite, pour fonctionner pleinement, "la coopération active et enthousiaste" des masses. Par conséquent il doit être à même de produire cette coopération - par la ruse s'il le faut. Le temps n'est plus à la "propagande noire" de la guerre froide, à ses stratégies de désinformation et d'intoxication ; il s'agirait plutôt d'une "propagande blanche" qui n'impose pas ce qui doit être pensé mais dissimule ce qui ne doit pas l'être. Comme dans les pires visions d'Orwell, nous assisterions ni plus ni moins qu'à une réduction du pensable.
Penser en connexion avec le Dehors n'est pas le fort de l'Occident. Assumer le mouvement non plus. L'heure est pourtant, plus que jamais, à une réévaluation de notre vieille Raison humaniste. L'organisation rationnelle qui conduit à Auschwitz et au génocide industriel ; la démarche rationnelle, sous le nom de sciences, qui conduit à la promesse de destruction totale (Hiroshima) ; la dynamique des masses enfin qui opère un retournement complet de l'esprit des Lumières : à partir de ces trois niveaux de rupture, l'ouvrage propose une sortie hors de l'anthropocentrisme ethnocide de notre civilisation en questionnant l'altérité radicale des cultures aborigènes, en ménageant une rencontre philosophique, poétique et existentielle avec le monde et en suivant des itinéraires buissonniers. Après le deuil de la Raison triomphante, peut-être le temps est-il venu en effet de prendre le parti de la vague et du vent.
L'effroi a saisi ce siècle qui se destinait pourtant comme nul autre au progrès et au bonheur des hommes. Par l'épreuve inouïe de la Shoah, ses usines de mort et sa barbarie à échelle industrielle, la logique instrumentale sur laquelle nous avions appris à régler notre horizon d'attente est apparue soudainement ouverte au projet de génocide. Le XXè siècle industriel et génocidaire aura bien été ce " tombeau de l'être " qu'avait annoncé Nietzsche. La logique instrumentale a profondément modifié la nature même de la connaissance. Nous sommes passés progressivement du savoir technique à la technicisation systématique de tout savoir. La technique est devenue l'agent de la transformation sociale en même temps qu'elle s'assurait de l'évanescence d'un sujet susceptible de penser cette transformation sociale. Ainsi la raison s'est trouvée de plus en plus réduite à sa seule dimension instrumentale. Le monde, l'Histoire, le rapport à l'autre homme ont été relégués dans la région inférieure des questions subsidiaires. A l'heure où se dessinent de plus en plus nettement les contours d'un cybermonde, à l'heure où les individus sont de plus en plus aliénés aux " effets de système " et à ses injonctions implicites, reste-t-il un dehors à la logique instrumentale, un espace de pensée dans lequel s'affirmeraient pleinement notre libre arbitre et plus que tout notre raison d'être ici, maintenant et ensemble ?
Claude Larnac fait revivre l'aqueduc romain de Nîmes, magistralement édifié au Ier siècle apr. J-C Avec le flair du policier, la patience et la ténacité de l'historien et de l'archéologue, il tente de résoudre les questions relatives à la finesse de conception et de réalisation de l'ouvrage, mais également aux difficultés éprouvées par l'ingénieur en charge du projet. En définitive, si l'on en juge par cette analyse, seuls les outils ont évolué depuis l'Antiquité : face à un même défi, les ingénieurs actuels proposeraient sans doute un projet assez semblable et suivraient une réflexion similaire à celle des Romains. Parallèlement à ces conclusions techniques, spécialement novatrices, l'auteur profite de l'opportunité pour nous offrir une vision, à la fois complète et exhaustive, du pont du Gard : il l'analyse de fond en comble, sous tous ses angles, expliquant les astuces de construction et les signes gravés dans les pierres séculaires, dont certaines tiennent toujours debout par on ne sait quel miracle. Ainsi, cet ouvrage aborde les aspects essentiels de l'architecture et de l'hydraulique romaines. Grâce à son style clair et animé, grâce également aux nombreuses anecdotes qui élargissent la vision d'ensemble du lecteur sur te sujet, Claude Larnac nous tend la main pour une visite guidée passionnante de l'aqueduc de Nîmes et du pont du Gard.
Le souffle coupé, au rythme d'un phrasé enfoui dans les replis de la mémoire ancestrale, Navia Magloire tente, à travers ces fragments de texte, de reconstituer un Corps singulier et pluriel, masculin et féminin - un Corps interrogateur qui, depuis la cale et les habitations coloniales, depuis les usines et les cuisines occidentales, depuis l'intimité violée d'un peuple encore debout, n'a pas dit son dernier mot. - Daniel Derivois
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.