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L'injure à fleur de peau
Larguèche Evelyne
L'HARMATTAN
15,50 €
Épuisé
EAN :9782738418821
C'est celle qui est là potentielle, collant à la peau de chacun, l'injure dite "raciste", dont l'évidence de la dénomination est ici mise en doute. Mais c'est aussi celle qui, Injuria sanguinis, injuria soli (injure du sang, injure du sol), apparaît précisément d fleur du droit du sang (jus sanguinis) et du droit du sol (jus soh). Ainsi d'une notion aussi fondamentale que celle de naturalisation, ou de celle plus conjoncturelle de seuil de tolérance. L'injure à fleur de peau, c'est enfin celle qui interroge l'intention de nuire dans ses rapports avec l'inconscient, la "secondarisant" en quelque sorte par rapport à une intention de séduire plus "primaire" et moins "à fleur" du conscient. Trois approches intriquées qui poursuivent une même problématique mais qui, tout en se situant dans la perspective psychanalytique de L'effet injure (1983), en élargissent le champ d'investigation, s'attaquant à ses frontières, à sa peau, zone de sensibilité où surgissent des questions d'une brillante actualité.
Khalil Gibran est né en 1883 à Bécharri (Liban) et mort aux Etats-Unis en 1931. Originaire d?une famille maronite avec laquelle il émigre en 1895 en Amérique, il vit à Boston où il poursuit ses études. Il voyage au Moyen-Orient et en Europe, notamment à Paris où il séjourne quelque temps pour se perfectionner en français et pour suivre des études artistiques. Puis il s?installe définitivement à New York, où il se consacre à la poésie et à la peinture et crée le Cercle des hommes de lettres. Il est le plus célèbre représentant de l?émigration libanaise en Amérique et l?un des pionniers de la littérature arabe moderne. C?est en 1923 qu?il publie, en anglais, Le Prophète, son oeuvre la plus connue qui sera traduite dans de très nombreuses langues.
Résumé : Bourguiba a été un homme de réflexion, mais il a été surtout un homme d'action, preuve, le premier journal qu'il a publié porte ce nom : l'Action. Certes, Bourguiba n'a pas été seul à mener cette lutte, bien d'autres l'accompagnaient, l'histoire l'a suffisamment montré, mais il a incarné de la manière la plus illustre et la plus éclatante les hommes et les femmes de sa génération. De ce point de vue, l'oeuvre de Bourguiba se défend d'elle même ; elle est bien inscrite dans la durée et son message a été bien reçu, même s'il a fallu des éclaireurs pour le rappeler. L'empreinte de son oeuvre est là, sensible et visible dans le statut de la femme tunisienne, dans le modèle de société que nous avons construit, dans l'Etat tunisien et les valeurs de son régime républicain, dans son Islam qui a fini par avoir raison de tous les fanatismes. L'édifice a bien résisté malgré les convulsions et secousses des dernières années. Des historiens et intellectuels d'horizons divers se sont réunis pour revisiter cette histoire si lointaine et si présente et pour prendre la distance nécessaire au discernement et à la lecture objective.
L'injure, chacun en a l'expérience. Si on a eu le malheur d'en être l'objet, le souvenir seul nous trouble. Si on a eu l'occasion d'en être l'acteur, on le raconte et on s'en félicite. Si on en a ri, n'étant ni l'objet ni l'acteur, on en rit encore. Mais l'acte d'injurier, quel est-il dans la situation réelle où il se produit et non dans des recueils où il est raconté? Quels en sont les procédés, et dans quelles conditions y a-t-il injure ? Pourquoi l'injure surgit-elle ? L'injure est un scénario qui se joue à trois et non à deux. Pour blesser ou vaincre l'autre, on se doit d'obtenir la complicité d'un tiers. Qu'est-ce qu'être injurié, être blessé? Métaphore bien sûr, puisqu'il s'agit du Moi, cet amour-propre d'un autre siècle, à propos duquel la psychanalyse a eu son mot à dire. Mais en quoi consiste la blessure ? La comprendre force peut-être à renverser la perspective : de celui qui est blessé à celui qui blesse, à l'aune d'un Moi qui se défend.
Le dossier concerne la question de la transmission : transmission parents-enfant mais aussi transmission des mémoires. Plusieurs thèmes sont abordés : comment se transmet le récit dans des familles palestiniennes réfugiées à Chatila ; comment se transmet l'identité religieuse (inscription dans le judaïsme d'enfants adoptés) ; utilisation de la transmission culturelle pour les enfants de migrants présentant des troubles de la relation ; conséquences actuelles de l'histoire traumatique passée d'Haïti. Donc il s'agit de transmissions, ruptures, de la possibilité de transmettre malgré les obstacles à la transmission, de nouvelles formes de transmissions. Entretien avec Francois Julien: "De l?écart à l?intime". Titulaire de la Chaire sur l'altérité crée à la Fondation Maison de Sciences de l?Homme, François Jullien se définit comme philosophe. Son oeuvre originale, située dans l?extériorité des pensées de la Chine et de l?Europe, porte sur des sujets variés tels le temps, l?esthétique, l?altérité, mais aussi la psychanalyse, l?intime. Loin d?une démarche comparatiste, François Jullien ouvre un chemin vers l?Autre, questionnant "l?écart" plus fécond que la "différence" qui, pour lui, reste à la remorque de l?identité.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.