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Bourguiba le retour. Edition bilingue français-arabe
Largueche Abdelhamid
NIRVANA
30,00 €
Épuisé
EAN :9789973855800
Bourguiba a été un homme de réflexion, mais il a été surtout un homme d'action, preuve, le premier journal qu'il a publié porte ce nom : l'Action. Certes, Bourguiba n'a pas été seul à mener cette lutte, bien d'autres l'accompagnaient, l'histoire l'a suffisamment montré, mais il a incarné de la manière la plus illustre et la plus éclatante les hommes et les femmes de sa génération. De ce point de vue, l'oeuvre de Bourguiba se défend d'elle même ; elle est bien inscrite dans la durée et son message a été bien reçu, même s'il a fallu des éclaireurs pour le rappeler. L'empreinte de son oeuvre est là, sensible et visible dans le statut de la femme tunisienne, dans le modèle de société que nous avons construit, dans l'Etat tunisien et les valeurs de son régime républicain, dans son Islam qui a fini par avoir raison de tous les fanatismes. L'édifice a bien résisté malgré les convulsions et secousses des dernières années. Des historiens et intellectuels d'horizons divers se sont réunis pour revisiter cette histoire si lointaine et si présente et pour prendre la distance nécessaire au discernement et à la lecture objective.
C'est celle qui est là potentielle, collant à la peau de chacun, l'injure dite "raciste", dont l'évidence de la dénomination est ici mise en doute. Mais c'est aussi celle qui, Injuria sanguinis, injuria soli (injure du sang, injure du sol), apparaît précisément d fleur du droit du sang (jus sanguinis) et du droit du sol (jus soh). Ainsi d'une notion aussi fondamentale que celle de naturalisation, ou de celle plus conjoncturelle de seuil de tolérance. L'injure à fleur de peau, c'est enfin celle qui interroge l'intention de nuire dans ses rapports avec l'inconscient, la "secondarisant" en quelque sorte par rapport à une intention de séduire plus "primaire" et moins "à fleur" du conscient. Trois approches intriquées qui poursuivent une même problématique mais qui, tout en se situant dans la perspective psychanalytique de L'effet injure (1983), en élargissent le champ d'investigation, s'attaquant à ses frontières, à sa peau, zone de sensibilité où surgissent des questions d'une brillante actualité.
La revanche est une disposition qui donne à celui qui a perdu une nouvelle possibilité de gagner. Action elle est vengeance, résultat elle est annulation. Le sentiment de revanche n'annule ni ne se venge, il compense par une autre logique, une autre rhétorique, celle de la dette, qui ne respecte ni la réciprocité ni la raison mais qui fait illusion. Son lieu est la conscience de soi dans laquelle le soi présent entend compenser un soi passé ressenti comme perdant. Qui perd gagne illustre à la fois la revanche et le sentiment de revanche. L'une par analogie avec la réciprocité et l'équivalence, l'autre par contiguïté avec le déplacement dans une autre logique.
L'injure, chacun en a l'expérience. Si on a eu le malheur d'en être l'objet, le souvenir seul nous trouble. Si on a eu l'occasion d'en être l'acteur, on le raconte et on s'en félicite. Si on en a ri, n'étant ni l'objet ni l'acteur, on en rit encore. Mais l'acte d'injurier, quel est-il dans la situation réelle où il se produit et non dans des recueils où il est raconté? Quels en sont les procédés, et dans quelles conditions y a-t-il injure ? Pourquoi l'injure surgit-elle ? L'injure est un scénario qui se joue à trois et non à deux. Pour blesser ou vaincre l'autre, on se doit d'obtenir la complicité d'un tiers. Qu'est-ce qu'être injurié, être blessé? Métaphore bien sûr, puisqu'il s'agit du Moi, cet amour-propre d'un autre siècle, à propos duquel la psychanalyse a eu son mot à dire. Mais en quoi consiste la blessure ? La comprendre force peut-être à renverser la perspective : de celui qui est blessé à celui qui blesse, à l'aune d'un Moi qui se défend.
Ben Amor Ridha ; Rachdi Nabil ; Naceur Loued Moham
Le code pénal Tunisien est plus que centenaire, il fût en effet promulgué le 9 juillet 1913, c'est dire la nécessité voire l'urgence, non seulement de le dépoussiérer mais surtout de proposer une nouvelle approche normative plus adaptée à notre époque.
Cet ouvrage vient apporter une pierre à l'édifice qu'il faut ériger pour répondre aux défis que rencontrent la sociologie et les sciences sociales au Maghreb face aux mutations de ces sociétés. Certes, après la révolution de 2010-2011 en Tunisie, la sociologie s'est libérée de la tutelle de l'Etat et les enquêtes empiriques dans différents domaines se sont multipliées, sur les jeunes, les femmes, les espaces publics, les mouvements sociaux, la justice sociale, etc. , mais, les élaborations théoriques demeurent parfois insuffisantes, sinon absentes ! Or pour la sociologie comme pour les autres disciplines des sciences sociales, nous avons besoin de grilles d'analyse et de problématiques théoriques bien ancrées. A cet égard, la sociologie pragmatique peut nous fournir certains appuis théoriques et conceptuels pour l'étude des sociétés maghrébines.
Quel rapport entre nos pays et le désenchantement démocratique ? Les Printemps Arabes ont été à l'origine d'une grande espérance démocratique. Mais, la ferveur révolutionnaire est en train de se transformer en un désenchantement démocratique. En Tunisie, parallèlement aux crises politiques, à l'apparition du terrorisme et de la violence dans l'espace public et à la crise sociale, c'est la crise économique et le blocage de la transition vers un nouveau modèle de développement qui sont au coeur de ce désenchantement et de cette désillusion post-révolutionnaire. Cet essai constitue une contribution modeste à ce travail majeur d'analyse des raisons du désenchantement tunisien et d'explorer les voies du renouveau du modèle tunisien.