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La migraine. Biographie d'une maladie
Lardreau Esther ; Radat Françoise
BELLES LETTRES
29,00 €
Épuisé
EAN :9782251430348
Parce qu'elle touche 10 à 12 % des adultes et 3 à 10 % des enfants, la migraine semble banale. Pourtant, une grande partie des migraineux (plus de 50 % selon certaines études) n'ont pas conscience de l'être, refusant de reconnaître leur souffrance et demeurant incapables de lui donner un nom. Pourquoi, alors qu'existent désormais des unités de soins et des sociétés savantes consacrées à la migraine, est-il aussi difficile de s'avouer migraineux ? Ce livre examine les raisons historiques pour lesquelles le statut de patient migraineux ne va pas de soi. Si la plainte migraineuse semble avoir existé depuis l'antiquité au moins (un terme désigne les migraineux dès le u` siècle après J.-C.), la migraine, elle, est un objet tardivement construit, qui n'a pas toujours été pensé comme une maladie à part entière. Médecins et malades se sont parfois accordés pour la considérer comme anecdotique et sans intérêt. Mais si la migraine n'est qu'un fait divers médical, comment expliquer la multiplicité de modèles explicatifs et de thérapies, ainsi que la riche iconographie, qu'elle a suscitées ? C'est le récit de ce paradoxe entre une maladie qui ne parvient pas à se nommer, qui semble invisible (quels signes assurent donc, en toute objectivité, au mari que son épouse ne ruse pas, le soir, quand elle déclare qu'elle a la migraine ?), et une maladie qui produit tant de noms pour se raconter, tant d'images pour se montrer, qu'on lira dans cette étude qui cherche à mieux comprendre, à travers le témoignage de l'histoire, les vies migraineuses.
A l'historien, le philosophe demande d'abord : l'histoire, comme discours, se soutient-elle d'un réel, évanoui certes, mais qu'il s'agit de restaurer ? Ou bien l'histoire, comme objet, n'est-elle suscitée que du discours qui la nomme, dont le "réel" s'épuise en la cohérence du rêve bien lié de l'historien ? Une chose, alors, est ce que celui-ci articule sur son discours, où le nominalisme s'impose ; une autre, ce qu'il relève en l'exercice d'un métier, où le réalisme est requis. Restituant les façons dont les gens ont pensé, il admet que des noms ont été réellement proférés. Cette convention, par quoi surgit une positivité, renvoie à son tour à une éthique de la connaissance. C'est à ce souci éthique que s'attachent ces Dialogues, également indispensables aux philosophes et aux historiens.
Un pays du nord de l'Europe, quelque part au-delà du cercle'polaire. Deux hommes arpentent la capitale, Medisèn, ville entourée d'eau. Paul Janüs, journaliste, suit le second tour de la campagne présidentielle. Fasciné par Stalitlën, le candidat populiste qui pourrait être largement élu, il cède peu à peu à ses peurs et dévoile sa part d'ombre. Philip Niels, héros de la nation, part à la recherche de son voisin mystérieusement disparu. Des banlieues pauvres aux grandes étendues nordiques, des camps de rétention aux zones ultrasécurisées, il explore un pays asservi par une dictature. Sous le regard bienveillant des citoyens, l'État promeut écologie radicale et politique ethnique. Qu'un attentat éclate, le coupable est tout désigné: la minorité norda, issue d'une ancienne colonie, la République du Nord. Roman sur le postcolonialisme, l'hyperterrorisme, la montée de la xénophobie dans les pays occidentaux, Nord absolu est aussi le portrait d'êtres fuyants en quête d'identité et d'une impossible rédemption.
Résumé : Ce n'est pas livre sur Deleuze mais, à son occasion, quelques réflexions simplement. Et puisqu'il fut " historien de la philosophie ", on s'intéresse d'abord à la drôle de façon dont il usa de cette discipline - elle-même, au reste, assez drôle -, qui longtemps lui fit masque, derrière quoi il put retarder l'offre de ses propres pensées. Qu'il y fallût, comme on montre, la manière et l'art exquis du faussaire importe moins, somme toute, que la question que soulève la possibilité même de ce retard qu'est-ce, en effet, que la philosophie en personne, pour tolérer que son exercice soit différé ? Comme les histoires de Deleuze, ensuite, s'inventent grâce à plusieurs catégories dont il est douteux que la métaphysique ne les rencontre pas nécessairement (immanence, multiplicité, vie, etc.), il était certainement opportun d'évaluer celles-ci, jusqu'aux conséquences vulgaires qu'elles emportent, et de peser, à rebours, les effets qui engendrent les catégories directement hostiles (transcendance, unité, dialectique, etc.). Si bien que, parti pourtant d'un pas prudent, on a dû arriver à quelques décisions un peu brutales - dont heureusement un nom simple, après tout, résume et paraphe le choix : matérialisme.
Le renard est devenu familier. On l'apercevait partout, au coeur de la nuit ou au petit matin, arpentant les rues, les avenues, franchissant les ponts, traversant les places... " Dans une ville appelée Lutetia, Christian Maupertuis dirige une multinationale chargée de la construction d'un Grand Métro. En homme avisé, il n'hésite pas à s'allouer les services d'un tueur à gages pour supprimer tout obstacle à l'expansion de son empire, du militant écologiste au défenseur des droits de l'Homme. Solitaire et désabusé, Patrick Amiot exécute cette mission sans états d'âme et en toute impunité. Jusqu'au jour où les renards envahissent la ville, ensauvagent les habitants et paralysent le chantier. Objet de tous les fantasmes, cristallisant les peurs et les passions, Goupil provoque une guerre urbaine sans merci. Lutetia devient un terrain de chasse, le théâtre d'un affrontement social où l'homme et l'animal se confondent...
Sacrifices humains, siège de Tenochtitlan, serpent à plumes: la civilisation aztèque a ses images d'Épinal, qui tendent à masquer des réussites plus subtiles. À la tête d'un grand empire politique et économique, mais aussi héritiers des cultures antérieures à la leur dont ils ont brillament fait la synthèse et parfois même amélioré les apports, les Aztèques ont su développer une pensée et une vision du monde profondément originales, qui trouvent des échos jusque dans la culture du Mexique contemporain.
Résumé : Faire l'histoire de peuples et de pays qui jusqu'au XVIIIe siècle ont tout ignoré de l'Inde et des Indes, et dont beaucoup ont ignoré l'idée même de l'histoire, tel est le pari de ce livre. En 1888, John Strachey écrivait dans son India : "Il n'y a pas, et il n'y a jamais eu d'Inde, ou même un pays, l'Inde, qui, selon les idées européennes, aurait possédé quelque unité, physique, politique, sociale ou religieuse." L'inde était un artefact crée par l'impérialisme européen. Cela était vrai à la fin du XIXe siècle et pour le passé, mais aujourd'hui l'inde, partie des Indes, existe : être indien est à la fois une réalité et une prétention ; c'est aussi une exclusion, dont témoignent les violents débats historiques qui passionnent l'Asie du Sud. Pour retracer la longue histoire de ce pays promis à devenir une des grandes puissances du monde, Michel Angot réussit un véritable tour de force : embrasser plusieurs milliers d'années et un espace aux dimensions de l'Europe, avoir recours aux sources les plus étendues et tenir ensemble les traces du temps, de l'Antiquité à nos jours, qui font de cette histoire une fabrique de l'Histoire.
This work, which is included in the new "Guides des civilisations" series, does not claim to be exhaustive ; it simply attempts to convey the most characteristic aspects of a civilization from which we have inherited most of our philosophical concepts, our literary and artistic heritage, and our vocabulary. What do we know about the Greeks - their cities,their ideals, or their lives ? What can we learn from the Nike of Samothrace or the Venus de Milo ? The primary purpose of this book is to refine ourpartial and fragmented perceptions, to avoid preconceived notions, and to help us to understand a civilization whose criteria are so foreign to us and yet which are still such an intimate part of our lives. Only part of the History of Ancient Greece is depicted in this book : the period ranging from its birth up to the death of Alexander the Great (323 B.C.). This distinction from the following period - that of "Hellenistic" Greece - is amply justified from a political, social, religious, moral and artistic point of view.Anne-Marie Buttin, whose agrégation degree is in Classical Literature, formerly taught preparatory classes for the grandes écoles.Table des matières : I. L'HISTOIREÉpoque préhistoriqueÉpoque mycénienneÉpoque géométriqueÉpoque archaïqueÉpoque classiqueChronologie fondamentaleII. ATHÈNES, LES CITÉS ET LES COLONIESAthènesAutres citésColoniesIII. L?ORGANISATION POLITIQUE ET SOCIALELes classes socialesLes institutions et l?exercice du pouvoir à AthènesLa justiceLes financesLe pouvoir militaireIV. LA VIE ÉCONOMIQUEAgricultureIndustrieCommerceMesure et poidsMonnaiesV. LE TEMPSCalendrierMesure du tempsJournée du citoyenÂges de la vieRites de passage VI. LA RELIGIONReligionCultes publicsCultes privésCultes à mystèresDivinationFêtesPrincipaux dieuxMythologiePrêtreTempleThéâtreVII. LA LITTÉRATURELangue grecqueGenres littérairesPhilosophieQuelques auteursVIII. LES ARTSArchitectureSculpturePeintureMusique et danseIX. LES LOISIRSJeux publicsJeux privésBainsVoyagesChasse et pêcheRepasX. LA VIE PRIVÉENomsHabitationsFamille, femme, enfantSexualitéSanté et médecineÉducation et écoleCostumes et paruresNotes Biographiques : Jean-Noël Robert, latiniste et historien de Rome, a publié aux éditions Les Belles Lettres une quinzaine d'ouvrages sur l'histoire des mentalités dans l'Antiquité romaine, parmi lesquels Les Plaisirs à Rome (1986, nlle édition 2005), Rome la gloire et la liberté (2008), Les Romains et la mode (2011) ou L'Empire des loisirs (Signet, 2011). Il dirige en outre la collection « Realia » et celle des « Guides Belles lettres des civilisations » dans laquelle il a signé deux volumes, Rome et Les Étrusques.