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Guillevic. La passion du monde
Lardoux Jacques
PU RENNES
23,00 €
Épuisé
EAN :9782903075972
Guillevic : la passion du monde - un monde qui était évidemment pour lui moins le siècle aléatoire en ses humeurs et ses changements que la materia mater, le monde vivant dont Pythagore avant Giono avait entendu le chant et dont le Claudel de Connaissance de l'Est avait pris la mesure quand il énonçait, sur un mode certes plus péremptoire "Je suis l'inspecteur de la création, le vérificateur de la chose présente, la solidité de ce monde est la matière de mes béatitudes". Le rapprochement peut surprendre, mais Guillevic est dans la même veine lorsqu'il dit le destin de la pierre qui crie comme une graine sur le point de mûrir et lorsque, lui aussi, métreur de paysages, il déambule de par le vaste monde à denses et fortes foulées de langage. En convoquant ce colloque, Jacques Lardoux n'a pas voulu rompre avec la dizaine d'autres organisés, ces vingt dernières années, à Angers ou à Rochefort-sur-Loire, à propos de quelques-uns des poètes de "L'Ecole de Rochefort". Nul d'entre eux - Cadou, Bérimont, Rousselot, Béalu, Manoll, Bouhier, Garnier ou Humeau etc. - n'eût refusé de souscrire aux quatre vers d"'Ensemble" (repris dans Terraqué) : "Nous construisons le monde / Qui nous le rendra bien. Car nous sommes au monde / Et le monde est à nous". Plusieurs interventions auront souligné cette attention de Guillevic à "tout rendre concret, palpable", à faire dire aux choses ce qu'elles savent de l'homme, à réinstaurer une certaine forme de religion élémentaire, "élémentale", - pour parler comme Bachelard -, païenne, immanente, dans tous les cas, tant il est vrai que Guillevic, comme un certain nombre de poètes contemporains, ses cadets, (B. Noël, A. Veinstein, G. Gofette), renonce à prendre son vol vers la sphère arrogante des idées et des voies invisibles, tout en optant pour le sacré.
En ce qui concerne Rimbaud (1854-1891), bien des éléments d'explications se trouvent sans doute déjà présents dans sa relation avec Georges Izambard (1848-1931), jeune professeur de rhétorique au collège de Charleville, antibonapartiste mais pas sympathisant communard comme le fut Rimbaud. Dans un premier temps, l'enseignant aida les qualités de son élève à se révéler, mais assez rapidement il devait se montrer dépassé par les progrès vertigineux d'un adolescent encore plus imprévisible que les autres. C'est ce qui se confirme à la lecture ou à la relecture des témoignages livrés au fil des années, depuis la fin de 1891 et jusqu'au début des années 1930 dans Rimbaud tel que je l'ai connu. Cet ouvrage, qui rassemble divers articles d'Izambard et reproduit les lettres que Rimbaud lui avait adressées, fut publié en 1946 puis en 1963 au Mercure de Fiance avant d'être repris par les Editions Le Passeur, en 1991, ces éditions étant désormais introuvables.
À Paris, on assiste de plus en plus à l'émergence d'un véritable phénomène de tourisme funéraire : plus de deux millions de visiteurs se rendent chaque année au Père-Lachaise, pour se recueillir principalement sur les tombes de personnalités, historiques ou contemporaines. Mais pas seulement. Les cimetières parisiens sont, en effet, des endroits propices à la promenade et à la méditation. Riches en flore et en faune, ainsi qu'en oeuvres d'art diverses, ils sont tout autant des jardins-panthéons et des musées en plein air que des champs de repos. Avec leur géographie labyrinthique, la multitude de personnages illustres qui y sont inhumés et leurs richesses tant écologiques qu'artistiques, les nécropoles parisiennes sont des espaces rares et singuliers qui ne s'appréhendent pas facilement Cet ouvrage n'a d'autre ambition que de vous permettre de partir à la découverte des principaux cimetières de la capitale en flâneurs éclairés. N'hésitez plus ! Entrez dans les jardins des morts, ils regorgent de trésors et d'histoires !
Les célèbres Sonnets furent publiés une première fois à Londres en 1609. Les critiques s'accordent sur leur rôle charnière non seulement dans l'oeuvre de Shakespeare, mais aussi dans l'évolution esthétique du temps. Les sonnets au beau jeune homme blond constituent les deux tiers de l'ouvrage, le dernier tiers est consacré aux sonnets à la dame brune, et ce ne sont pas les moins originaux.
Lardoux Jacques ; Herzfeld Claude ; Fournier Berna
Il est réponse, comme l'indique Jacques Lardoux, à un rendez-vous que le poète avait lui-même donné, en 1956, à ses lecteurs du XXIe siècle, cinquante ans après En vrac. C'est chose faite avec cette étude de réception qui s'interroge sur les voies et les façons dont l'Écale de Rochefort s'est pensée ou voulue reverdyenne. Par-delà les convergences manifestes élaborées, colloque après colloque, ces vingt-cinq dernières années, et relevées d'abord par Jean-Yves Debreuille dans sa thèse sur l'Ecole de Rochefort. Théories et pratiques de la poésie 1941-1901 (1987), sont traquées ici des significations plus ou moins latentes, plus ou moins explicites de cette relation poétique d'œuvres à œuvre. Une vigilance supplémentaire s'impose pour s'avancer à la rencontre de ce que l'on devinait la promesse d'un message secret. Comme si l'aventure reverdyenne se prolongeait au-delà de la première vue Et c'est en quoi ce livre est à l'affût d'un regard nouveau sur les poètes de Rochefort en vertu des dialogues critiques engagés avec au moins dix poètes, outre deux études plus précisément reverdyennes et une gerbe d'hommages signés de poètes qui vivent, ou qui vivaient récemment, de l'esprit de Rochefort, de ses curiosités charnelles ou de ses préférences d'écriture. Regard au sens du mot dont Jean Starobinski (L 'Oeil vivant) connotait naguère l'étymologie " attente, garde; égard, sauvegarde, affectés de cette insistance qu'exprime le préfixe de redoublement ou de retournement ". Car un tel livre suggère opportunément le souci qu'a eu l'École de Rochefort d'un poète dont le lyrisme fut d'ailleurs un lyrisme non de la vision, mais du regard. Et puis ce livre rappelle le caractère propre d'une poésie qui s'est placée " à l'extrême pointe du réel " (Circonstances de la poésie.), libérée des embarras logiques et limitée à quelques mots essentiels pour rendre son lyrisme efficace. Ce que Reverdy nomme parfois " grande réalité " se passe de grands mots pour se dire : " Je ne pense pas, je note " (Le Gant de crin). Cette rapidité, ce lyrisme de la réalité, cette nouveauté de la forme purement naturelle ont été pour beaucoup dans la relation poétique de l'École de Rochefort avec Reverdy.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.