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Petits carnages humanitaires
Lardennois Gallix
INSOMNIAQUE
7,10 €
Épuisé
EAN :9782915694345
Les deux historiettes que contient ce petit livre témoignent chacune à leur manière de l'impact que peut avoir dans un pays en souffrance - en l'occurrence, le Cambodge - la présence d'un corps expéditionnaire humanitaire censé y dispenser un peu de bien-être et de valeurs démocratiques. L'auteur, qui en fut, a assisté, mi-amusé, mi-effaré, à ce cirque où se côtoyaient les plus véreux des Cambodgiens - mais dont les vices étaient bon enfant - et les "humanitaires", civilisateurs corrompus dans l'âme quant à eux... Car le but profond de ces "forces du bien" et autres apôtres de la libre entreprise n'était pas vraiment de venir en aide aux plus pauvres d'entre les pauvres, mais plutôt d'empocher des salaires mirobolants et de jouir d'une vie de château au milieu d'un océan de misère: charity-business bien ordonné commence par soi-même...
Un documentaire de 10 doubles-pages pour tout savoir sur la France. En fin d'ouvrage, une double-page de jeux sur les thèmes abordés dans les pages précédentes.
Créativité et petite enfance sont étroitement liées : la création est l'activité principale du jeune enfant, création de lui-même, du monde qui l'entoure, de sa relation aux autres. Pour inventer un accueil respectueux des besoins de l'enfant, l'auteure propose des ateliers de créativité dans la lignée du " jeu de peindre " d'Arno Stern. A la différence de l'atelier artistique où l'oeuvre de l'enfant est exposée, jugée, et envisagée pour sa valeur, les situations créatives, ludiques et gratuites, libèrent l'expressivité de l'enfant et sa capacité à rencontrer le monde qui l'entoure, l'organiser et développer des relations aux autres qui soient sources d'enrichissements réciproques, personnels et collectifs.
Le narrateur est interpellé dans son jardin par une cucurbitacée, qui se présente sous le nom de professeure Coloquinte. Elle lui confie la tâche de recenser les multiples dangers qui menacent la vie sur terre en raison de ce "putain de facteur humain", comme dirait Hubert Reeves. Au fil d'une enquête sur les méfaits mortels des pesticides, l'enfouissement irresponsable des déchets nucléaires, les tonnes de gaz à effet de serre expédiées dans l'atmosphère, le narrateur prend conscience de l'emballement des nuisances écologiques provoquées par l'espèce humaine. Il comprend aussi qu'elles sont inéluctables, en raison de la nature même du mode de domination actuel, et seront bientôt irréversibles si la dictature du fric n'est pas renversée au plus vite.
Jacques Pimpaneau a consacré la majeure partie de sa vie à la Chine et s'est évertué à faire apprécier en France les subtilités sociales et culturelles du monde chinois. Ni autobiographie ni savant ouvrage, ce récit relate à petites touches un parcours singulier, commencé par l'étude du chinois à Paris et un séjour à Pékin à la fin des années 1950, lors du "Grand Bond en avant" et de la famine qu'engendra cette politique économique désastreuse. Ce cheminement a abouti à ce qui, somme toute, reste important aux yeux de l'auteur, ce qu'il a retenu de la culture chinoise après avoir tout oublié. "Sinologue m'a toujours paru une insulte, car se prétendre spécialiste de la Chine est ridicule ", proteste-t-il. Outre les anecdotes et réflexions dont regorge ce livre, l'auteur y évoque les écrivains et les artistes qu'il a connus - notamment ceux qui ont marqué son regard sur la Chine et à qui il doit de n'avoir été ni maolâtre ni "expert" ès-chinoiseries, mais simplement, comme s'en souviennent ses anciens étudiants, un professeur pas comme les autres, pour lequel "les différences entre les cultures sont bien moindres que celles qui existent partout entre classes sociales".
Les communautés affinitaires dissidentes remontent à la plus haute antiquité. C'est leur histoire tumultueuse, semée de persécutions, que Kenneth Rexroth relate dans ce livre, publié aux Etats-Unis en 1974, au soir de sa vie de poète et d'en-dehors. Les millénaristes du Moyen Age et de la Renaissance puis les communautés utopiennes des deux derniers siècles ont incarné la quête optimiste, souvent ardue, du partage des ressources et des émois, inspirée par le rejet de l'ordre établi. Ces courants très divers ? ascétiques ou orgiaques, mystiques ou "matérialistes" ? constituent une tendance historique constante que Rexroth nomme le communalisme Jusqu'au temps des Lumières, c'est sous la bannière de la vérité divine que s'accomplirent toutes les expériences communalistes. Retour aux traditions chrétiennes originelles ou révélation de la cité idéale, l'argument religieux a longtemps fondé toute exigence de justice sociale et articulé toute pratique collective subversive ? des Frères du Libre Esprit aux tendances communistes de la Révolution anglaise. Ce récit montre ensuite comment une foi teintée de messianisme a continué d'imprégner les tentatives de mise en commun, même quand elles étaient laïques et "scientifiques" ? comme celle des fouriéristes, icariens et autres anarchistes, à une époque où la révolution ne semblait pas impossible.