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Le tour de Chine en 80 ans
Pimpaneau Jacques ; Denès Hervé
INSOMNIAQUE
10,00 €
Épuisé
EAN :9782376230007
Jacques Pimpaneau a consacré la majeure partie de sa vie à la Chine et s'est évertué à faire apprécier en France les subtilités sociales et culturelles du monde chinois. Ni autobiographie ni savant ouvrage, ce récit relate à petites touches un parcours singulier, commencé par l'étude du chinois à Paris et un séjour à Pékin à la fin des années 1950, lors du "Grand Bond en avant" et de la famine qu'engendra cette politique économique désastreuse. Ce cheminement a abouti à ce qui, somme toute, reste important aux yeux de l'auteur, ce qu'il a retenu de la culture chinoise après avoir tout oublié. "Sinologue m'a toujours paru une insulte, car se prétendre spécialiste de la Chine est ridicule ", proteste-t-il. Outre les anecdotes et réflexions dont regorge ce livre, l'auteur y évoque les écrivains et les artistes qu'il a connus - notamment ceux qui ont marqué son regard sur la Chine et à qui il doit de n'avoir été ni maolâtre ni "expert" ès-chinoiseries, mais simplement, comme s'en souviennent ses anciens étudiants, un professeur pas comme les autres, pour lequel "les différences entre les cultures sont bien moindres que celles qui existent partout entre classes sociales".
Résumé : "Une vie humaine, elle aussi, a ses quatre saisons. Elle germe pendant l'enfance et l'adolescence pour donner un homme, développe le plus possible de sagesse au contact des grandes pensées de sa culture, et finalement s'étiole physiquement, mais s'aperçoit alors que, si le corps vieillit, le c?ur ne vieillit pas. Il arrive à certaines fleurs d'être cueillies, puis pressées dans les pages d'un livre pour être conservées. Il arrive à des souvenirs de subir le même destin. Voici, pressées entre les pages d'un livre, quelques anecdotes d'une vie passée". L'auteur de ces lignes est-il un lettré chinois du XVIe siècle ou un sage du XXIe qui aurait revêtu l'habit d'une époque révolue ? Au lecteur d'en décider.
Zhang Qian fut le premier explorateur chinois de l'Asie Centrale. Au iie siècle avant notre ère, il fit connaître à son pays les territoires de l'Ouest jusqu'à la Perse, posa les jalons de la Route de la Soie et rapporta de ses expéditions des chevaux si extraordinaires que l'empereur leur donna le nom de célestes. Si sa vie fut digne d'un roman d'aventures, sa bravoure n'eut d'égal que sa curiosité, son ouverture d'esprit et sa lucidité politique. Il vécut et prit femme chez ces peuples alors considérés comme barbares et défendait l'idée, non de conquête armée, mais d'échanges culturels et commerciaux sur un pied d'égalité. Redonnant vie à cette épopée de découverte, Jacques Pimpaneau l'éclaire des enjeux politiques et l'anime du souffle de l'inconnu sur les routes des Xiongnu, de la Bactriane et des chevaux célestes.4e de couverture : Zhang Qian fut le premier explorateur chinois de l'Asie Centrale. Au iie siècle avant notre ère, il fit connaître à son pays les territoires de l'Ouest jusqu'à la Perse, posa les jalons de la Route de la Soie et rapporta de ses expéditions des chevaux si extraordinaires que l'empereur leur donna le nom de célestes. Si sa vie fut digne d'un roman d'aventures, sa bravoure n'eut d'égal que sa curiosité, son ouverture d'esprit et sa lucidité politique. Il vécut et prit femme chez ces peuples alors considérés comme barbares et défendait l'idée, non de conquête armée, mais d'échanges culturels et commerciaux sur un pied d'égalité. Redonnant vie à cette épopée de découverte, Jacques Pimpaneau l'éclaire des enjeux politiques et l'anime du souffle de l'inconnu sur les routes des Xiongnu, de la Bactriane et des chevaux célestes.
Saxifrage avait des goûts aristocratiques et des moeurs très libres. Elle vécut pendant l'âge d'or de la civilisation chinoise, sous la dynastie Tang (618-907). En ce temps-là, nombre de courtisanes étaient aussi des poétesses et des taoïstes, de grandes dames qui suscitaient fascination et respect. Saxifrage était l'une d'entre elles. Elle nous livre ici ses mémoires, la vie captivante d'une femme qui sut échapper au carcan des bonnes moeurs. Plus encore que sa beauté ou ses talents en érotisme, c'est sa liberté d'esprit et l'acuité de son regard sur le monde qui devraient faire regretter au lecteur de n'avoir pu la connaître.
Résumé : Saxifrage avait des goûts aristocratiques et des moeurs très libres. Elle vécut pendant l'âge d'or de la civilisation chinoise, sous la dynastie Tang (618-907). En ce temps-là, nombre de courtisanes étaient aussi des poétesses et des taoïstes, de grandes dames qui suscitaient fascination et respect. Saxifrage était l'une d'entre elles. Elle nous livre ici ses mémoires, la vie captivante d'une femme qui sut échapper au carcan des bonnes moeurs. Plus encore que sa beauté ou ses talents en érotisme, c'est sa liberté d'esprit et l'acuité de son regard sur le monde qui devraient faire regretter au lecteur de n'avoir pu la connaître.
Bertrand André ; Schneider André ; Dumontier Pasca
En 1966, un groupe d'étudiants contestataires fut élu à la tête de l'AFGES (Association fédérative générale des étudiants de Strasbourg), alors branche locale de l'UNEF. Leurs sympathies allaient aux anarchistes, à Max Stirner, à Makhno et à Durruti, mais aussi aux surréalistes et aux dadaïstes. Les contacts pris par certains d'entre eux avec l'Internationale situationniste se concrétisèrent par la rédaction de l'emblématique pamphlet De la misère en milieu étudiant. Les prises de position publiques et les actions concrètes qui entourèrent la diffusion de ce brûlot ne laissaient aucun doute : ces étranges et dangereux élus syndicaux oeuvraient à la dissolution de leur syndicat après avoir dilapidé ses fonds en fêtes et en propagande subversive. Ils ne visaient rien d'autre qu'au renversement révolutionnaire de la société - dans le but de libérer la vie quotidienne de l'aliénation du travail salarié, pour "vivre sans temps mort et jouir sans entraves". Ces exigences élémentaires et leur début d'application causèrent un immense scandale, relayé largement par la presse de l'époque, tant en France qu'à l'étranger. On s'accorde à dire que ce scandale fut à la fois le prélude et le ferment des événements de Mai 68. Il est raconté ici pour la première fois en détail par deux de ses principaux acteurs. Les documents et les témoignages qui étayent leur récit dévoilent les dessous de cette aventure, qui propulsa les situationnistes - leur style et leur critique radicale - sur le devant de la scène médiatique.
Les communautés affinitaires dissidentes remontent à la plus haute antiquité. C'est leur histoire tumultueuse, semée de persécutions, que Kenneth Rexroth relate dans ce livre, publié aux Etats-Unis en 1974, au soir de sa vie de poète et d'en-dehors. Les millénaristes du Moyen Age et de la Renaissance puis les communautés utopiennes des deux derniers siècles ont incarné la quête optimiste, souvent ardue, du partage des ressources et des émois, inspirée par le rejet de l'ordre établi. Ces courants très divers ? ascétiques ou orgiaques, mystiques ou "matérialistes" ? constituent une tendance historique constante que Rexroth nomme le communalisme Jusqu'au temps des Lumières, c'est sous la bannière de la vérité divine que s'accomplirent toutes les expériences communalistes. Retour aux traditions chrétiennes originelles ou révélation de la cité idéale, l'argument religieux a longtemps fondé toute exigence de justice sociale et articulé toute pratique collective subversive ? des Frères du Libre Esprit aux tendances communistes de la Révolution anglaise. Ce récit montre ensuite comment une foi teintée de messianisme a continué d'imprégner les tentatives de mise en commun, même quand elles étaient laïques et "scientifiques" ? comme celle des fouriéristes, icariens et autres anarchistes, à une époque où la révolution ne semblait pas impossible.
Victor Dojlida (1926-1997), né en Pologne, a grandi dans un coin de Lorraine minier et industriel. Au sortir d'une enfance pauvre, il est confronté à l'occupation allemande et se révolte face aux exactions des nazis et de leurs supplétifs de la police française. Hardi et dégourdi, Victor, alias le Dzikus (le sauvageon, en polonais), devient d'abord contrebandier pour nourrir sa famille et ses voisins, puis passeur, aidant des prisonniers de guerre évadés à sortir d'Allemagne. Il entre ensuite dans la Résistance à 16 ans, sous les couleurs des FTP et s'y distingue par son courage et ses faits d'armes. Il est arrêté par la police en février 1944 et déporté à Dachau et à Buchenwald. Il survit aux tourments barbares des SS, à la faim et au typhus, mais de nouvelles tribulations - et de nouvelles trahisons - l'attendent à son retour en Lorraine... Ce récit trépidant et sans fard s'arrête là. L'auteur a eu son moment de célébrité à la fin des années 1980. A son retour des camps, révolté par le fait que le juge collabo qui l'avait livré aux nazis était encore en poste, il lui avait cassé la figure et avait perdu toute foi en la justice de France, se faisant braqueur et ciblant des collabos. Très lourdement condamné à chacune de ses arrestations, il ne sortit de prison qu'en 1989, après avoir passé 15 mois en camp de concentration et près de 42 ans dans els prisons françaises ce qui faisait de lui le plus vieux prisonnier du pays. Il en sortit d'ailleurs qu'à la suite d'une campagne d'ex-déportés initiée apr Marcel Paul. Michelle Lesbre a connu un certain succès avec son Victor Dojlida, une vie dans l'ombre. Aujourd'hui, L'insomniaque, où il comptait de nombreux amis, est en mesure de publier ses souvenirs : c'est un témoignage essentiel pour servir à l'histoire tant de l'immigration d'avant-guerre que de la Résistance, dont la base ouvrière était alors en première ligne du combat pour la liberté et la dignité.
Le narrateur est interpellé dans son jardin par une cucurbitacée, qui se présente sous le nom de professeure Coloquinte. Elle lui confie la tâche de recenser les multiples dangers qui menacent la vie sur terre en raison de ce "putain de facteur humain", comme dirait Hubert Reeves. Au fil d'une enquête sur les méfaits mortels des pesticides, l'enfouissement irresponsable des déchets nucléaires, les tonnes de gaz à effet de serre expédiées dans l'atmosphère, le narrateur prend conscience de l'emballement des nuisances écologiques provoquées par l'espèce humaine. Il comprend aussi qu'elles sont inéluctables, en raison de la nature même du mode de domination actuel, et seront bientôt irréversibles si la dictature du fric n'est pas renversée au plus vite.