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De Gaulle et la médecine. suivi de Les médecins de la France libre. et de Éléments de pathobiographi
Larcan Alain ; Lemaire Jean-François
EMPECHEURS
13,00 €
Épuisé
EAN :9782908602661
Quelle fut la part du Général de Gaulle dans les bouleversements qui marquèrent la médecine durant ses deux passages à la tête de l'Etat ? La création de la Sécurité Sociale, la réforme hospitalo-universitaire, le lancement de l'Inserm ou du Circ Survinrent-ils sous de Gaulle ou par de Gaulle ? A ces questions, le colloque tenu récemment sous les auspices de la Fondation Charles de Gaulle et dont ce volume constitue les actes, fournit les réponses les plus précises. S'y joint l'analyse du seul discours de de Gaulle aux médecins (1966) où, en matière de responsabilité médicale, le Général fait montre du don de visionnaire qui lui fut souvent propre. Aux actes de ce colloque s'ajoutent une étude sur le rôle souvent méconnu du Service de santé de la France Libre ainsi qu'un essai de pathobiographie de Charles de Gaulle. Dans ce dernier cadre, deux questions se posent : une hypothèque sur son avenir, décelée par ses médecins en 1955, devait-elle être portée à sa connaissance ? Si elle l'avait été, aurait-elle pesé sur ses choix ultérieurs ?
Le général de Gaulle est d'abord un soldat et un écrivain. Il a abordé dans ses écrits l'essentiel des problèmes militaires qui se posaient à l'armée et à la nation.
C'est un de Gaulle avant de Gaulle qu'Alain Larcan a choisi de faire revivre, ajoutant aux figures du soldat et du chef d'Etat celles de l'homme de culture et de l'écrivain. Nulle vie, peut-être, n'a été plus aventureuse que celle de Charles de Gaulle: on en trouvera ici les illustrations les plus frappantes. Mais nulle vie, aussi, n'a été plus méditative et plus écrite, des premières lectures d'enfance jusqu'à la rédaction des Mémoires d'espoir. La pensée, le rêve, l'action, indissolublement liés, se sont fécondés mutuellement, le long d'un itinéraire intellectuel sans la connaissance duquel on ne peut comprendre ni les théories militaires, ni les choix politiques, ni l'?uvre d'historien de l'homme du 18 juin. On croit connaître le personnage, sa vie, son caractère, son action. Mais une biographie n'est jamais complète tant qu'elle ne s'attache pas à la formation intellectuelle et morale de celui qui en est l'objet. Alain Larcan, président du conseil scientifique de la Fondation Charles de Gaulle, qui a reconstitué toutes les lectures du Général, en fait dans cet ouvrage la démonstration éclatante.
De l'homme d'Etat devenu homme de lettres à l'écrivain devenu ministre, deux trajectoires en miroir. L'admiration réciproque de Charles de Gaulle et André Malraux repose sur cette double aspiration: le Général estime en son ministre des Affaires culturelles l'artiste inspiré qu'il aurait voulu être, tandis que Malraux voit en de Gaulle le chef couvert de gloire qu'il rêvait de devenir. En chacun d'eux demeure un désir de création ou d'action. Le premier se veut poète, même s'il est avant tout un homme politique; le second se veut homme d'action, même s'il est d'abord un intellectuel écrivain. Leurs discours et leurs écrits apparaissent comme le reflet de cette volonté d'équilibrer pouvoir et littérature. Alors que l'éloquence doit influer sur la vie de la Cité, l'écrit de mémoire cherche à donner du sens à l'action passée. Les deux écrivains et orateurs construisent et transmettent une certaine vision du monde, où l'individu, par son attitude de résistance, conquiert sa propre grandeur. Ils ont en commun une haute idée de la valeur du verbe: il assume des responsabilités morales, en instaurant un nouveau rapport de l'homme au monde, réconciliant la vie politique de la Cité et la vie spirituelle de l'humanité. Cette réconciliation entre idéologie et réalisme de l'action renvoie à un humanisme moderne, fondé sur l'exigence de liberté et de dignité.
Jacques Lacan, La Troisième & Jacques-Alain Miller, Théorie de lalangue Sont réunies ici la conférence majeure de Lacan La Troisième (à Rome, en 1974), texte établi par J. -A. Miller avec un commentaire qui l'éclaire pour le grand public, et l'intervention (le lendemain) de Jacques-Alain Miller, Théorie de lalangue Rome. La première fois, ce fut, en 1953, "Fonction et champ de la parole et du langage" , où Lacan posait les bases de son enseignement. La seconde : en 1967, dans "La psychanalyse. Raison d'un échec" , il stigmatisait l'arrêt de la pensée dans le champ ouvert par Freud. A la troisième, en 1974, c'est l'heure de lalangue, de la jouissance, du nÅud borroméen. - JAM Autre ouvrage dans la même collection : Aux confins du Séminaire
Résumé : A quelles conditions l'écologie, au lieu d'être un ensemble de mouvements parmi d'autres, pourrait-elle organiser la politique autour d'elle ? Peut-elle aspirer à définir l'horizon politique comme l'ont fait, à d'autres périodes, le libéralisme, puis les socialismes, le néolibéralisme et enfin, plus récemment, les partis illibéraux ou néofascistes dont l'ascendant ne cesse de croître ? Peut-elle apprendre de l'histoire sociale comment émergent les nouveaux mouvements politiques et comment ils gagnent la lutte pour les idées, bien avant de pouvoir traduire leurs avancées dans des partis et des élections ?
Hustak Carla ; Myers Natasha ; Pignarre Philippe ;
On connaît Darwin comme fondateur de la théorie de l'évolution. Ce que l'on sait moins, c'est que la grande passion de sa vie a été l'étude des orchidées dont il possédait une extraordinaire collection. Il s'est particulièrement intéressé à leur fécondation par des insectes. Sans les guêpes, y aurait-il encore des orchidées ? Ces dernières ont développé des "stratagèmes" pour attirer les guêpes mâles et les séduire. Les guêpes ne se contentent pas de transporter du pollen, elles font littéralement "jouir" les orchidées. Ces travaux viennent compléter la théorie de l'évolution par une théorie de "l'involution". Les branches de l'arbre de l'évolution viennent se croiser, se mêler. L'orchidée ne peut pas perdurer sans ses liens avec une autre espèce. Loin d'être un cas singulier, ce pourrait être la règle : les arbres et les champignons, les humains et les milliards de bactéries qui les peuplent... Cette nouvelle biologie, initiée par Lynn Margulis, s'oppose au "néodarwinisme", ou théorie du "gène égoïste", pour qui la "concurrence", et non la collaboration ou le lien, est le mécanisme de base. On sait comment cette théorie a essaimé, en particulier dans les sciences économiques, mais aussi en sociologie. La biologie de l'involution multiplie les découvertes. Les auteures poursuivent en présentant les travaux les plus récents sur le langage chimique des plantes, par exemple sur les plants de tabac... Une nouvelle biologie indispensable à l'heure du nouveau régime climatique qui exige que nous connaissions ce à quoi et par quoi nous sommes attachés.
Vous ne percevrez plus la mort comme avant ! Philosophe et psychologue, l’auteure nous dévoile de nombreux témoignages de “ceux qui restent”. Selon elle, “faire son deuil” consiste davantage à faire vivre nos morts à travers nous qu’à les enterrer une bonne fois pour toute. Après tout, comme le disait George Sand, “L’oubli est le vrai linceul des morts”.
Il y a maintenant presque huit ans, je me suis retrouvée de façon inattendue éperdument amoureuse d'une chienne rouge piment que j'ai appelée Cayenne. " C'est en partant des gestes les plus ordinaires du quotidien et non pas de grands principes que Donna Haraway nous invite à penser notre relation aux espèces compagnes. Ces espèces avec lesquelles nous " partageons le pain ", depuis les micro-organismes qui nous peuplent jusqu'aux animaux de compagnie. Cet enchevêtrement nous conduit auprès de bouledogues français à Paris, à des projets concernant les prisonniers du Midwest, à des analyses coûts-bénéfices dans la culture marchande autour des chiens, à des souris de laboratoire et des projets de recherche en génétique, sur des terrains de baseball et d'agility, auprès de baleines munies de caméras au large de l'Alaska, sur des sites industriels d'élevage de poulets, etc. Il s'agit ici non pas de domestication, de contrôle ou de rachat de la dette mais de contact. Quelle est la valeur ajoutée du contact ? Que nous apprennent à sentir et à faire les " zones de contact " ? Loin de tout retour romantique à une rencontre sauvage, dénuée d'intérêts et de contamination biopolitique, prendre soin du contact entre espèces " entraîne " à un perpétuel zigzag entre ce qui nous affecte, nous rattache, nous rend interdépendants, simultanément robustes et vulnérables.