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Correspondance 1920-1957
Larbaud Valery ; Paulhan Jean ; Segonds Jean-Phili
GALLIMARD
24,40 €
Épuisé
EAN :9782070752959
Deux amis racontent ce qui les a intrigués, ou amusés, soulignent le détail qui a frappé leur curiosité toujours en éveil." Comme l'écrit Jean-Philippe Segonds: "Ils ne livrent qu'une part d'eux-mêmes, mais combien attachante, toute de spontanéité et de gentillesse. Dans ce plaisir d'écrire, les mots courent librement avec, çà et là, quelque négligence mais, plus d'une fois, un tour admirable, un rare bonheur dans l'expression. Jean-Philippe Segonds a travaillé pendant des années à la mise au point de ce volume, relayé à sa mort par Marc Kopylov. Au fil de trois cent dix lettres, nous voyons naître une amitié entre deux grandes figures de la littérature française." Peut-on imaginer deux êtres aussi différents de caractère et même parfois de goût? "demande Michel Déon dans sa préface." L'un. Paulhan, est bref, il dit tout en trois lignes, se dissimule sous deux lettres, J. P. ou un pseudonyme, ses fonctions l'obligeant, il sait rester ouvert à l'autre, se montre conciliant ou émet des doutes quand il ne se retranche pas derrière les décisions de Gaston Gallimard, l'éditeur parfait. L'autre est un grand bourgeois de province, jamais plus heureux que dans sa propriété de Valbois, impératif malgré son extrême politesse. Trois ans durant, ils se donnent du "monsieur" avant de passer au peu compromettant "cher ami". Paulhan s'amuse, ironise, mais avec délicatesse. Pour la connaissance de l'élaboration de cette oeuvre et de l'immense générosité littéraire de Larbaud, il ne saurait y avoir de plus heureux retour en arrière que cette édition. ""
En 1908 paraissaient sans nom d'auteur des Poèmes par un Riche Amateur ou ?uvres Françaises de M. Barnabooth précédés d'une Introduction Biographique. C'étaient les premiers poèmes "modernistes" français, célébrant les paquebots, les trains de luxe, les palaces cosmopolites. On y retrouvait un écho de la grande poésie de Whitman.Peu à peu, Barnabooth se rapprocha de son créateur, cet autre lui-même, et Larbaud put enfin signer les ?uvres Complètes de A. O. Barnabooth, "c'est-à-dire un Conte, ses Poésies et son Journal Intime".L'éducation sentimentale de Barnabooth, son goût de la liberté que freine seulement sa délicatesse nous entraînent dans les villes qu'il aime, d'Amsterdam à Florence, des paysages qui l'enchantent, de Moscou à Picadilly. A chaque page, ce sont des amitiés, des amours, des rencontres, des rêveries, une vie légère et grave à la fois, et dont la douceur enchante.
Les Enfantines sont si simples, si limpides, si ingénument malicieuses qu'il faut y regarder de très près pour découvrir de quoi est fait l'art de Valery Larbaud. Un art très savant, très maîtrisé, qui ne cesse de progresser. Quant au contenu des histoires, on ne saurait trouver de livre peuplé d'un si grand nombre d'adorables petites filles déjà presque écloses. Rose et Röschen, Julia la malicieuse et Justine la victime, Dolly Jackson qui se meurt dans sa douzième année. Elsie, Rachel Frutiger, les trois soeurs aux chevelures rousses qui suçaient l'éther caché dans leur croix d'or. Francine la sournoise "qui avait dix-sept ans et qui nous faisait chercher son scapulaire", Solange, la fille de la dame "pas comme il faut" de La Bourboule, et Eliane, la Languedocienne de quatorze ans, aux beaux yeux cernés... "Et nous, nous étions pareil aux lanternes des fêtes de nuit : la peine et la joie de plusieurs amours nous consumaient." Vert paradis où notre guide est un petit garçon déjà savant, qui conduit un bal d'enfants où passent "les grandes fillettes anglaises aux genoux découverts sous leur jupe trop courte, et les petites Slaves, qui ont un accent tout pareil au bruit roulé que fait le ruisseau de chez nous..."
Il n'en peut plus d'Isabelle et de son amour! Mais comment rompre en douceur? Partir sans laisser d'adresse, juste une lettre... Et pourtant il l'a aimée! Comme il a aimé Winifred, Hedvige, Graziella ou Irène... C'est si difficile de prendre une décision! Une méditation pleine d'humour, de finesse et de légèreté sur l'amour, les femmes et l'engagement.
Tous ceux qui l'approchaient, tous ceux auxquels elle parlait, ceux qui jouaient avec elle, formaient, autour d'elle, une sorte de cour d'amour ; c'étaient ses chevaliers. Les chevaliers de Fermina Márquez, donc, étaient admirés de tous les élèves, et peut-être même des plus jeunes parmi les surveillants. De ces belles promenades dans le parc, nous ne rapportions plus l'odeur du tabac fumé en cachette, mais le parfum des petites Américaines. Etait-ce le géranium ou le réséda ?
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Résumé : Dans ses Carnets, Henry James a consigné moins les événements de sa vie que ceux de son oeuvre, c'est-à-dire la vie de son oeuvre : invention de sujets, genèse des textes, résumés, projets, interrogations.
Céline Louis-Ferdinand ; Sollers Philippe ; Fouché
Né en 1894 à Courbevoie, près de Paris, Louis-Ferdinand Céline (pseudonyme de L-F Destouches) prépare seul son baccalauréat tout en travaillant. Engagé en 1912, il est gravement blessé en novembre 1914. Invalide à 75 % et réformé, il devient agent commercial et part au Cameroun (1916), puis à Londres (1917). Après la Victoire, il fait des études de médecine, puis accomplit des missions en Afrique et aux États-Unis pour le compte de la Société des Nations. De retour en France, il exerce la médecine dans la banlieue parisienne et publie en 1932 son premier ouvrage Voyage au bout de la nuit, suivi, en 1936, de Mort à crédit. De 1944 à 1951 Céline, exilé, vit en Allemagne et au Danemark. Revenu en France il s?installe à Meudon où il poursuit son oeuvre (D?un château l?autre, Nord, Rigodon) et continue à soigner essentiellement les pauvres. Il meurt en 1961.
Résumé : Cette correspondance inédite fait revivre vingt ans de l'histoire de Dada et du surréalisme au fil des échanges entre deux acteurs majeurs. Des noms d'écrivains - Tzara, Aragon, Crevel, Char, Péret et d'autres - traversent ces pages, ainsi que ceux de peintres, Max Ernst et surtout Dalí. On y voit l'histoire des revues s'enrichir de nouveaux épisodes. L'auteur de Capitale de la douleur et de L'amour la poésie a donné à la poésie surréaliste son plus pur éclat, sa participation aux côtés de Breton à la vie palpitante du mouvement se révèle primordiale. Les enthousiasmes alternent avec les aveux de détresse absolue dans le dialogue de deux êtres réunis par une amitié sans réserve. Relation dont l'un et l'autre mesureront rétrospectivement le caractère exceptionnel. "J'ai cru, comme en aucun autre, à ton amitié, à ta compréhension profonde de ce que nous voulions" , écrit Breton à Eluard en mars 1936. A partir de cette année, les engagements révolutionnaires dictés au départ par la même et intransigeante passion les conduisent peu à peu vers des choix opposés. Rejoignant une aspiration de jeunesse vers la fraternité humaine, Eluard va en chercher l'incarnation du côté du Parti communiste auquel il adhérera pendant la guerre alors que les yeux de Breton se seront définitivement dessillés lors du premier Procès de Moscou. Sous nos yeux, la correspondance se fait la chronique d'une rupture.
Marguerite Yourcenar ; Blanckeman Bruno ; Poignaul
Résumé : De 1964 à 1967, Marguerite Yourcenar travaille sur trois ouvrages : Fleuve profond, sombre rivière, La Couronne et la lyre, L'oeuvre au Noir. La question de la traduction est omniprésente dans les lettres car Fleuve profond, sombre rivière comporte "une traduction d'environ deux cents Negro Spirituals". Quant à La Couronne et la lyre, c'est "genre Fleuve profond, mais il s'agit cette fois de poètes grecs" . Ce travail est pour Yourcenar un "divertissement" par rapport aux difficultés juridiques rencontrées avec Plon à propos de la publication de L'oeuvre au Noir, qui aboutissent à la modification profonde du texte initial. Dans sa Note à L'oeuvre au Noir, elle expose comment "un récit d'une cinquantaine de pages" s'est transformé en "un long roman historique" . A cause de son désir de résilier un contrat d'édition, Yourcenar a gagné du temps en croyant le perdre et ajoute à L'oeuvre au Noir une série de personnages qui en fait vraiment "le pendant des Mémoires d'Hadrien".