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Guadeloupe. Les propriétaires d'esclaves en 1848
Lara Oruno D. ; Lara Inez
L'HARMATTAN
28,01 €
Épuisé
EAN :9782296119604
Le 25 février 1848, les onze membres du Gouvernement provisoire prennent la décision, à l'Hotel de Ville de Paris, d'abolir l'esclavage. Le décret, finalement signé le 27 avril, libère 87 000 esclaves en Guadeloupe. Les maîtres, eux, que deviennent-ils et, surtout, qui sont-ils ? Une loi - des 19 janvier, 23 et 30 avril 1849 - a alloué aux " colons dépossédés " une indemnité pour compenser l'affranchissement des esclaves. Une histoire connue, direz-vous. Sauf qu'on passe trop souvent sous silence que ces colons, propriétaires d'hommes, de femmes et d'enfants, ont continué à vivre confortablement en Guadeloupe. Ils maintiennent et renforcent leur domination économique en bénéficiant des avantages octroyés par la création des banques coloniales. Certains d'entre eux quittent l'archipel pour vivre de leurs rentes, la majorité investit dans les usines centrales et la production sucrière, plus tard dans la banane et les grandes surfaces commerciales.
La terre de Guadeloupe est " riche e! fertile ", nos " voisins nous l'envient ". Sa jeunesse " atteint l'excellence en de nombreux domaines " et ".s'exporte dans le monde entier ". Son esprit d'entreprise est " audacieux et dynamique ". Elle se classe " parmi les premières régions de France pour la création d'entreprises ". Elle fait " rayonner bien au-delà de ses petites frontières " ses artistes et ses sportifs. Que demander de mieux ? Nous vivons dans un paradis et nous l'ignorions ! La Guadeloupe est-elle ce paradis que décrit la brochure publiée en 2011 sous l'égide du congrès des élus départementaux et régionaux, qui propose à notre réflexion un " projet de société " et une " société de projets " ? A travers un texte limpide, Oruno D. Lara, historien, répond à cette enquête en cours. II utilise sa méthode scientifique pour traquer les contradictions et repenser les ambitions du texte officiel émanant des élus. Alors que la mondialisation étend ses grandes ailes, Oruno D. Lara invite à reconsidérer la Guadeloupe sous les décombres du système colonial et du système esclavagiste. Pour sortir des maux actuels, il n'offre pas de solution miracle ni ne cherche à brouiller les pistes réelles, en se réfugiant dans le cadre confortable et sécurisant de l'assimilation. Il s'emploie à penser historiquement l'archipel et son voisinage dans la galaxie caraïbe.
Combien sont-ils à s'obstiner, malgré les fondements documentaires, à glorifier Mortenol, le militaire. Ils veulent imposer un mythe, un modèle. Mortenol pour eux, sert d'oriflamme aux cavalcades meurtrières des conquêtes européennes en Afrique, à Madagascar et en Indochine. Ils veulent mettre un nom, " Commandant Mortenol ", sur l'impasse de la colonisation et masquer ainsi les crimes perpétrés... Depuis 1985, les travaux de recherche de l'historien Oruno D. Lara ont permis de découvrir, de mettre à nu un Mortenol dégagé de la légende. Dans cet ouvrage, l'historien guadeloupéen expose lumineusement les conclusions de ses investigations. Plus rien ne reste dans l'ombre : l'origine du patronyme, la famille, l'enfance en Guadeloupe, la carrière dans la marine et, pendant la Grande Guerre, ses fonctions à la Défense Contre-Aéronefs du Camp Retranché de Paris.
Léonard né esclave à Basse-Terre (Guadeloupe) en 1807 devient progressivement Sénécal, un homme libre qui affronte le système colonial. Dépassant les pièges de l'hagiographie habituelle et partant d'une étude minutieuse des sources documentaires, l'auteur nous expose les ressorts cachés d'un système colonial avant et après l'abolition de 1848. Les luttes que livrent Sénécal et les insulaires de Guadeloupe conduisent Oruno D. Lara à réviser notre perception de la France coloniale pendant la seconde moitié du XIXe siècle.
Au cours des recherches concernant Léonard Sénécal, il a fallu constituer un axe de références chronologiques qui a été sans cesse enrichi. Cette documentation qui fourmille d'informations inédites vient s'ajouter au corpus de textes publié par Oruno D. Lara dans Le Dossier Sénécal (Editions du CERCAM). Ce dossier complet a été suivi de la publication de l'ouvrage Le rebelle écartelé. La Guadeloupe au XIXe siècle (Editions L'Harmattan, 2013). Ce troisième volume d'Espaces Caraïbes se présente donc comme un complément indispensable aux travaux d'investigation permettant de comprendre Léonard Sénécal et son époque.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.