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Histoire de Fou
Laprade Régine
DOURO
19,10 €
Épuisé
EAN :9782492381515
Derrière les hauts murs de La Chartreuse, un hôpital pas comme les autres, vivent des personnages attachants : des patients, des soignants. Pierre, étiqueté pyromane matricide, est-il réellement un dangereux criminel ? Ne s'est-on pas trompé ? Françoise et Paula, déçues toutes deux des hommes et de l'amour, vont-elles retrouver la joie de vivre ? Le docteur Viaud, un psychiatre aux méthodes particulières, humaniste convaincu, nous fait découvrir l'histoire de la folie, l'évolution de notre regard sur la maladie mentale. Paul, infirmier psychiatrique, adhère totalement aux idées de son patron. Pudique, délicat, il peine à dire ses sentiments et décide d'écrire une longue lettre à son fils. Une lettre d'amour. Tout au long de sa rédaction, nous participons à ses interrogations, ses doutes, ses états d'âme.
Trois histoires tellement différentes, et pourtant, à la fin... Et d'abord Hermine, 1940, 1945, Paris, Courbevoie, Rennes, comme si on y était, le quotidien pas si banal d'un receveur des Postes, d'un vieux médecin qui porte secours, ses émotions chaque jour. Puis Lili, flirts, amours, et plus... Et Maria : encore une battante. Toutes traversent l'Histoire et ses remous, la Vie et ses aléas, acceptent les malheurs sans amertume, s'émerveillent des petits bonheurs du quotidien, se retrouvent dans la philosophie... du pardon.
Une famille. Des personnages attachants et hauts en couleur qui au fil des générations nous entraînent du Périgord au Lyonnais, de la Bourgogne à la Provence et nous conduisent aux années cinquante. C'est le début des "évènements d'Algérie" . Gilbert, avocat, imprégné des idées humanistes de sa grand-mère rencontre à Marseille Monique, syndicaliste, communiste comme son père. Ils se marient. Elle aide des Algériens qui lui parlent de leur lutte pour l'indépendance de leur pays. Le jeune couple profondément épris de justice et des valeurs fondamentales de notre République décide de partir s'installer là-bas. Il découvre un pays magnifique, se lie d'amitié avec de simples travailleurs musulmans, chrétiens, juifs, confrontés à l'horreur de la guerre... En sortiront ils indemnes ? En France, soixante ans après l'indépendance de l'Algérie, les médias abordent sans cesse les relations franco-algériennes restées difficiles, douloureuses. La plaie ne se referme pas. Mais est-ce que nous nous connaissons mieux aujourd'hui qu'hier ? Avec ce roman, Adel Monchaoui et Régine Laprade souhaitent nous faire découvrir ce que beaucoup d'entre nous continuent d'ignorer. On disait "l'Algérie c'est la France" . Pourtant dans le pays de l'égalité, deux communautés distinctes cohabitaient avec des droits différents. Que savons-nous réellement de cette guerre, d'évènements tus, gardés par le Secret-Défense ? La parole commence à se libérer. Hélas de nombreux témoins ont disparu. Les générations actuelles, ni coupables ni responsables, réclament d'entendre l'Histoire présentée autrement que par des réalités tronquées, occultées, déformées par une psychologie raciste, rancunière qui continue de diviser les peuples jusqu'à l'ignorance des uns et des autres.
Ce roman raconte l'histoire d'un jeune homme. Akli. Il est berbère. De ces hommes fiers, courageux, volontaires, épris de justice et de liberté. Il aurait pu être né ailleurs, au milieu d'un autre peuple, dans un autre pays. Qu'importe. Il est leur alter ego, l'histoire serait la même. Il est originaire d'un petit village pauvre, perché sur le flanc d'une montagne. Son père lui a appris qu'à l'école il faut travailler pour être premier, que l'instruction est un rempart contre la misère. Alors Akli considère cela comme un défi. Il est premier. Son père meurt. C'est à lui désormais de travailler pour nourrir sa famille. Il faut oublier l'école. Les évènements s'acharnent contre lui. Akli est pris dans un tourbillon de tracas, de catastrophes. Il n'a pas pour autant oublié le défi, ces principes que son père lui a appris. Aura-t-il la force, le courage, la chance de s'en sortir ? Quelle sera sa lutte pour surmonter toutes les difficultés ? Dans ce roman, les auteurs dépeignent avec minutie la société, les coutumes berbères, la fierté d'un peuple. Les dialogues, le quotidien, relatés avec le souci du détail offrent le plaisir de la lecture, mais aussi celui de l'image qui lui est associée. Enfin il met le lecteur face à des réalités, hélas universelles : la misère, la corruption, la puissance de l'argent, les libertés volées, confisquées, l'inégalité... et aussi les dogmatismes religieux et autres extrémismes qui conduisent à toutes les dérives. Cependant, ce roman se veut optimiste. Il rend grâce aux hommes et aux femmes honnêtes, ouverts aux autres, humains, humanistes qui tendent la main aux plus faibles, au plus démunis, à ceux qui pour survivre prennent le risque de mourir.
En moins d'un an, un calme petit village de province jusque-là sans histoires, est secoué par trois affaires surprenantes. La veuve de Jacky se comporte de façon choquante. Bientôt qualifiée de veuve joyeuse, il se murmure qu'elle a peut-être tué son mari. Le soir de Noël, Guillaume, bientôt père de famille, disparaît mystérieusement. Le lendemain de la fête des voisins, une jeune femme est abattue de sang-froid sur le seuil de sa maison. La population frissonne. Enfin que se passe-t-il ? Existe-t-il un lien entre ces trois drames ? À coup sûr, oui, la population elle-même. Amis, voisins, parents, tout le monde se connaît. La boulangerie, le supermarché deviennent les lieux de rencontre privilégiés pour échanger hypothèses et nouvelles, se rassurer ou s'angoisser, se soutenir ou s'agresser.
Pourrait-on trouver des points communs entre un prêtre, qui s'est pris de passion pour un roman de Zola, un soldat amoureux pendant la guerre de 14-18, un cycliste malchanceux sur le bord d'une route, un photographe égaré à proximité des calanques de Piana, un jeune voyou planqué en compagnie de sa petite amie, un mangeur de nuit mégalomane, et même un piano qui se sent en exil sur un quai de gare ? Rien au premier abord ! Sauf qu'en creusant un peu, dans leur quotidien tous ces protagonistes rêvent d'autre chose. Et, finalement, leurs songes vont les amener à découvrir quelques goûts d'amour, banals, excessifs, ou délicieux selon les époques et les situations. Et même si, depuis la nuit des temps, ce sentiment a été cuisiné à toutes les sauces, dans les jeux de l'amour, il reste toujours enchaîné aux choses dites, et dans toutes les choses que l'on fait ou pas... Ainsi, dans ces nouvelles, chaque personnage va, à sa façon, approcher des rivages de l'Amour, en acteur bienveillant ou impitoyable, en simple spectateur, pour en extraire des saveurs douces, sucrées, voire aigres, acides et brûlantes. Et parfois, ils vont s'y perdre...
Plus longue sera ta vie donne voix à la mémoire politique, souvent non officielle, des gens ordinaires, patriotes convaincus néanmoins, sous le règne de Hassan II, en mettant au premier plan le récit de rapatriement du corps d'un immigré marocain, relaté par son frère resté au pays
Si je t'écris ce soir de Vienne, j'aimerais bien que tu comprennes... chantait Barbara. Chez la chanteuse de Minuit, les zinzins, souvent, rappellent les lettres. C'est peut-être cet esprit particulier, intime, de la correspondance qui aura touché Louise et Dorine. Lettre ou bien chanson, les deux se frôlent pour approfondir la portée d'un message - qui chante sa peine se console. Puissance de la lettre ou puissance de la chanson : ce qui compte c'est peut-être d'être rencontré ? Passent les heures et filent les saisons, les deux femmes s'écrivent sans plus se voir. Une année où s'échangent les mystères des traversées quotidiennes, des toquades, des chansons, aussi, puis des livres, en somme : tout ce qui pourra donner un peu de lumière et laisser vivre les fleurs sauvages.