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Norois N° 264-265-2022/3-4 : Les trajectoires locales de transition socio-écologique : une perspecti
Lapostolle Dany ; Berriet-Solliec Marielle ; Lande
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753591875
Définie comme un changement désiré et systémique vers des logiques de durabilité forte, la transition socio-écologique implique de redéfinir des valeurs sociétales, de coconstruire des savoirs issus d'une pluralité de mondes, ou encore de ré-inventer les relations au vivant humain et non humain. Elle questionne les modèles hérités de développement régional et appelle à intégrer une réflexion sur l'habitabilité des territoires. A l'échelle locale, les actions de transition peuvent prendre la forme d'initiatives radicales portées par la société civile, ainsi que d'actions publiques conduites par les autorités locales. Elles s'incarnent dans des organisations ou de dispositifs hybrides innovants, capables de fédérer les activités et stratégies d'acteurs territoriaux, de faire converger différentes formes de connaissances et de compétences, et en retour d'accélérer les dynamiques locales de transition. L'opérateur territorial de la transition désigne alors un système relationnel crée ad hoc, capable de réunir une pluralité d'acteurs localement ancrés, de problématiser les enjeux et d'identifier les opportunités territoriales de transition.
Les enseignants ont vu les conditions d'exercice de leur métier se modifier profondément au cours des dernières décennies. Confrontés à des élèves qui sont parfois peu en phase avec les exigences et les codes de l'école, à des classes toujours plus hétérogènes, à un élargissement croissant des missions qui leur sont confiées, les enseignants sont plus que jamais au coeur des préoccupations de ceux qui, dans notre société, accordent une importance fondamentale à l'éducation. Cet ouvrage tente d'éclairer un moment décisif dans la carrière des enseignants, celui de leur formation initiale. Il recueille des contributions d'enseignants-chercheurs qui interviennent dans la formation professionnelle de futurs enseignants, et qui présentent leurs recherches ou celles qui se font dans leur domaine. Ils donnent à voir l'usage qu'ils en font lors de leur intervention auprès d'étudiants qui se destinent au métier d'enseignant. Ils montrent ainsi comment des apports scientifiques peuvent permettre de résoudre un certain nombre de problèmes professionnels ou de les reformuler afin de trouver des solutions qui peinaient à émerger dans les termes dans lesquels ces problèmes étaient posés précédemment. Ils montrent aussi comment, en permettant aux futurs enseignants de s'approprier les méthodes utilisées pour conduire des recherches, ils peuvent les aider à mettre de l'ordre dans les questions qu'ils se posent ou encore à clarifier et problématiser les malaises qu'ils ressentent et qui peuvent parfois les submerger.
Une narratrice décrit ce qu'elle voit depuis une fenêtre de son appartement. Elle habite à Brest. La fenêtre donne sur la rue, la gare, le port industriel, la mer, la presqu'île d'en face. Elle regarde et observe : le ciel, les vents, les pluies, l'océan, le rayon de soleil qui brusquement fait chatoyer cette toute petite fraction du monde, du vaste monde où s'entrecroisent, se mêlent, se heurtent, s'ignorent, se rencontrent les flux de nos vies. Le texte suit le fil des jours et des saisons et peu à peu, indirectement, à travers ce qu'elle voit et décrit, la spectatrice se raconte. Livre singulier et miraculeux car il suffit de regarder et de dire ce que l'on a vu pour que le monde se déploie et avec lui le "je" qui nous y donne accès.
Elle arrive épuisée, angoissée, à bout de souffle. Elle arrive avec son compagnon et sa fille dans la maison de son enfance. Elle ouvre les fenêtres, tente de respirer, de se calmer, de reprendre ses esprits. La maison, désertée et abandonnée, doit être rangée. Elle a beau s'agiter pour essayer de remettre de l'ordre, sa mémoire, ses souvenirs, son imagination l'empêchent de reprendre pied dans ce que d'aucuns appellent la réalité. Biographie: Christine Lapostolle, 45 ans, enseigne à l'Ecole des beaux-arts de Quimper. Nous arrivons est son quatrième livre, le premier, Le Grand large, a été publié chez Lattès en 1993, le dernier, Regarder la mer, est paru en 2003 aux éditions Melville.
Lorsque les candidats aux élections présidentielles défendent leur programme dans les médias, ils s'appuient sur les projets de leur parti, qu'il s'agisse d'économie, de santé, de sécurité ou d'emploi. La question de l'éducation, en revanche, est rarement évoquée, alors même qu'elle constitue l'une des composantes majeures des politiques publiques et que les ministres qui ont la charge du système éducatif n'ont de cesse d'en rappeler le gigantisme. Instruire les élèves, éduquer les futurs citoyens, former les futurs travailleurs : la mission éducative est au fondement de notre organisation sociale et de sa pérennité. Les projets des partis relatifs à "l'école" sont peu présents dans la plupart des débats qui précèdent les élections, notamment présidentielles : cette relative absence ne nuit-elle pas à la compréhension des valeurs que ces partis portent et de l'avenir qu'ils proposent ? Reprenant l'histoire des partis politiques français – Rassemblement National, Les Républicains, La République en Marche, Europe Ecologie Les Verts, Parti Socialiste, La France Insoumise, Parti Communiste – et retraçant les idéologies qui les portent et qu'ils portent, cet ouvrage met en lumière les projets proposés pour l'école aux prochaines élections, en particulier les présidentielles de 2022.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour