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Mémoires et imaginaires dans les sociétés d'Amérique latine. Harmonie, contrepoints, dissonances
Laplantine François
PU RENNES
12,00 €
Épuisé
EAN :9782753519756
Les sociétés d'Amérique latine sont des sociétés particulièrement complexes. Elles ne se laissent pas réduire aux logiques des pays formés dans le creuset gréco-latin ou anglo-saxon et donnent lieu à des processus de transmutation d'une grande originalité. Quatre lignes de force organisent cet ouvrage : le recueil (mais aussi l'accueil par les chercheurs) de la mémoire orale noire et métisse; la création littéraire; les esthétiques musicales et scénographiques; l'imaginaire de la ville (Mexico, Caracas) exploré notamment dans le cinéma. Les auteurs de ce livre montrent que les contradictions de ces sociétés qui ne peuvent être résolues intellectuellement de manière " occidentale " peuvent être racontées, chantées, dansées, filmées, mises en scène. Ils mettent en évidence que ce qui est recherché consiste à redonner tout sa place au corps dans des pays où depuis la Conquête il a été humilié, discriminé et parfois même massacré. Le lecteur se trouve ainsi confronté à un régime de représentation différent de celui de la domination et de l'imposition de normes univoques qui lui permet de réaliser l'apport considérable de l'Amérique latine au monde contemporain : l'introduction de la polyphonie dans la culture.
Résumé : La danse contemporaine, née avec Merce Cunningham d'une rupture avec le ballet classique, est aujourd'hui l'une des formes artistiques les plus surprenantes et les plus vivantes de la création artistique. Sensible à l'état du monde, elle montre souvent le chaos mais préfigure également à travers les relations entre les danseurs de nouvelles formes de lien social. Avec une partie du théâtre actuel dans ce qu'il a de plus vigoureux, elle permet de réintégrer dans la connaissance une dimension du sensible largement méconnue par la pensée occidentale : le souffle. Ces deux activités, à l'instar des traditions artistiques asiatiques, ne consistent pas tant à exprimer des formes qu'à capter des forces. Elles sont animées par une énergie d'incorporation et d'extériorisation qui posent une série d'interrogation : les relations entre le regard et l'écoute, le corps et le langage, les voies du dire et du non-dire, la transformation du temps en espace. A l'heure de la communication à distance, des écrans, des médias, des multimédias, ces arts du spectacle vivant permettent de ne pas nous laisser happer par le virtuel et de revenir au réel tout en nous faisant percevoir d'autres manières d'exister. Ils créent de la pensée. Non pas un mouvement de pensée mais une pensée en mouvement.
Résumé : La description ethnographique (comme écriture des cultures) est une activité à la fois linguistique et visuelle, une expérience du voir qui tente d'élaborer un savoir (anthropologie) en faisant sans cesse retour au voir. La difficulté vient du fait que l'ethnographie non seulement ne dissocie pas l'étude des cultures (ethnos) et la question de l'écriture (graphè), mais fait précisément de leurs relations sa spécificité. S'appuyant sur diverses expériences de "terrain", cet ouvrage procède à la confrontation de plusieurs modèles descriptifs (les sciences naturelles, le roman, la peinture, la photographie) et propose une réflexion sur ces questions : en quoi consiste la transformation du regard en langage ? Quelles relations y a-t-il entre la réalité sociale que nous observons et la réalité textuelle que nous produisons ?
Résumé : Si la composante biologique est une des manifestations les plus évidentes du métissage, elle n'est ni la seule, ni la plus pertinente. Le métissage historique, culturel et linguistique a façonné l'ensemble des sociétés humaines. François Laplantine, anthropologue, et Alexis Nouss, linguiste, apportent une réflexion novatrice sur le phénomène en perpétuel devenir qu'est le métissage et suggèrent que celui-ci peut nous aider à penser les crises du monde contemporain.
L'identité et la représentation sont deux notions qui figent la pensée. En réaction contre les certitudes identitaires, Fauteur propose de cultiver, de conjuguer nos différences. Parmi les notions qui constituent un obstacle à l'exercice critique de la pensée, l'identité et la représentation procèdent d'une même démarche stérile : reproduire à l'infini un sens préexistant, plutôt que produire un sens nouveau. Elles s'épanouissent toutes deux dans la conformité aux idées reçues, incapables de se laisser chahuter par la turbulence du réel. Elles nous empêchent de réaliser qu'il y a de l'autre dans le moi et du moi dans l'autre. Il convient donc de rafraîchir les mots, de rendre vie à la langue. C'est une tâche tant individuelle que collective d'une extrême difficulté et qui doit sans cesse être reprise. Sulfureux mais suffisamment argumenté pour ne pas être péremptoire, ce livre polémique tire ses exemples de Pessoa, Kafka, Proust, Beckett... aussi bien que de Tintin ! François Laplantine combat ici pour une façon de penser, de parler, d'écrire autrement.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.