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Etre ouragans. Ecrits de la dissidence
Lapierre Georges
INSOMNIAQUE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782915694796
Soyons ouragans", clament les Indiens du Chiapas, du Guerrero et de l'Oaxaca d'un si proche et si lointain Mexique, et que les forces de la Terre-Mère se déchaînent ! Face aux dévastations inouïes que cause la prétendue civilisation, nous serons de toutes les tempêtes qui la renverront à son néant. Etre ouragans comprend trois livres qui interrogent : comment saisir notre présent, cette réalité fuyante, à la fois inédite et trop familière pour être connue ? L'auteur a cherché à contourner cette familiarité, en prenant le parti de la dissidence, pour proposer une mise en perspective légèrement décalée de notre époque. Dans le premier livre, intitulé De la réalité et des représentations que nous en avons, l'auteur critique deux concepts propres à la représentation occidentale du monde et de l'être, celui de nature et celui d'individu. Le deuxième livre comprend Six thèses pour une brève histoire du capitalisme des origines à nos jours : ou comment les marchands de l'Occident chrétien ont réussi à s'émanciper de la tutelle des États théocratiques pour imposer un point de vue unique et pauvre sur le monde et l'être humain - il s'agit là d'un discours sur l'apparence comme réalité. Le troisième livre, L'expérience mexicaine, se présente comme une chronique des temps présents : il évoque la résistance au jour le jour que les peuples du Mexique opposent à l'avancée du monde marchand.
Préparez votre balluchon et entrez dans l'univers de Gulliver l'Aventurière ! La célèbre artiste vous emmène dans sa vision romanesque et revisite les 78 lames du Tarot de Marseille.Passionnés d'illustrations médiévales et autres épopées chevaleresques, retrouvez ici un jeu intuitif qui recèle de nombreux symboles cachés, mélangeant savoirs ancestraux et touches de modernité. Intimiste et poétique, Le Tarot de Gulliver est une invitation à explorer ce qui résonne en vous.Plongez au coeur de cette nouvelle aventure et faites-la vôtre !
Don Rossellini, exténué par la présence encombrante de sa mère à la maison, se résigne à négocier un arrangement avec Mauro Caldi. Si Mauro accepte de prendre la mamma en charge pendant une journée entière afin de la conduire en ville, et ainsi de le soulager quelques heures, il lui confiera le volant de la Ferrari qu'il a engagée en ouverture du grand prix de Monza... La tranquillité n'a pas de prix ! Mais pour cela, il lui faut d'abord neutraliser, à l'insu de Mauro, le pilote qu'il avait initialement prévu pour prendre part à la course... Accompagné de la mamma qui n'arrête pas de jacasser et de Joanna au bord de la crise de nerfs, Mauro Caldi nous entraîne dans une huitième aventure pleine de rebondissements ! Entre Mafia et Ferrari, les aventures de Mauro Caldi nous font revivre les années 1950 à l'italienne.
Dans le petit village de Lac-à-l'Ombre, alors que le printemps est encore froid dans cette partie isolée du Québec, Ovide recherche son frère jumeau Gédéon, disparu depuis l'hiver. Des indices le mènent jusqu'au bord du lac situé à quelques lieues du village. Des disparitions ont déjà été rapportées dans le temps et la réputation du lieu a toujours été sinistre... Ovide y fera une rencontre étrange et, sans le savoir, sera le déclencheur de toute une série d'événements qui risquent d'ouvrir notre monde à mille fléaux...
En 1839, au coeur du Caucase, les cavaliers musulmans résistent à l'invasion des armées du tsar Nicolas Ier. Contraints de négocier avec les Russes, ils leur confient le fils aîné de leur imam, garant de leur bonne foi durant les pourparlers de paix. Mais les Russes, au mépris de la parole donnée, envoient le petit garçon de huit ans à Saint-Pétersbourg. Il y connaît une vie d'angoisses, de déchirures et de découvertes. Le Tsar, touché par sa dignité, le fait instruire avec ses propres fils. Il devient un lettré, peintre, musicien et officier. Cependant, il ne renie pas ses origines et reste fidèle à l'islam. Jusqu'au jour où il tombe amoureux et se trouve confronté, tel le Cid, à un impossible choix...
Bertrand André ; Schneider André ; Dumontier Pasca
En 1966, un groupe d'étudiants contestataires fut élu à la tête de l'AFGES (Association fédérative générale des étudiants de Strasbourg), alors branche locale de l'UNEF. Leurs sympathies allaient aux anarchistes, à Max Stirner, à Makhno et à Durruti, mais aussi aux surréalistes et aux dadaïstes. Les contacts pris par certains d'entre eux avec l'Internationale situationniste se concrétisèrent par la rédaction de l'emblématique pamphlet De la misère en milieu étudiant. Les prises de position publiques et les actions concrètes qui entourèrent la diffusion de ce brûlot ne laissaient aucun doute : ces étranges et dangereux élus syndicaux oeuvraient à la dissolution de leur syndicat après avoir dilapidé ses fonds en fêtes et en propagande subversive. Ils ne visaient rien d'autre qu'au renversement révolutionnaire de la société - dans le but de libérer la vie quotidienne de l'aliénation du travail salarié, pour "vivre sans temps mort et jouir sans entraves". Ces exigences élémentaires et leur début d'application causèrent un immense scandale, relayé largement par la presse de l'époque, tant en France qu'à l'étranger. On s'accorde à dire que ce scandale fut à la fois le prélude et le ferment des événements de Mai 68. Il est raconté ici pour la première fois en détail par deux de ses principaux acteurs. Les documents et les témoignages qui étayent leur récit dévoilent les dessous de cette aventure, qui propulsa les situationnistes - leur style et leur critique radicale - sur le devant de la scène médiatique.
Jacques Pimpaneau a consacré la majeure partie de sa vie à la Chine et s'est évertué à faire apprécier en France les subtilités sociales et culturelles du monde chinois. Ni autobiographie ni savant ouvrage, ce récit relate à petites touches un parcours singulier, commencé par l'étude du chinois à Paris et un séjour à Pékin à la fin des années 1950, lors du "Grand Bond en avant" et de la famine qu'engendra cette politique économique désastreuse. Ce cheminement a abouti à ce qui, somme toute, reste important aux yeux de l'auteur, ce qu'il a retenu de la culture chinoise après avoir tout oublié. "Sinologue m'a toujours paru une insulte, car se prétendre spécialiste de la Chine est ridicule ", proteste-t-il. Outre les anecdotes et réflexions dont regorge ce livre, l'auteur y évoque les écrivains et les artistes qu'il a connus - notamment ceux qui ont marqué son regard sur la Chine et à qui il doit de n'avoir été ni maolâtre ni "expert" ès-chinoiseries, mais simplement, comme s'en souviennent ses anciens étudiants, un professeur pas comme les autres, pour lequel "les différences entre les cultures sont bien moindres que celles qui existent partout entre classes sociales".
Machiavel Nicolas ; Guiraudet Toussaint ; Della Bo
Florence, été 1378 : les ouvriers de la laine s'insurgent contre l'oligarchie qui gouverne la république toscane. Ils réclament une répartition plus équitable des revenus de l'industrie textile et une démocratisation du système corporatif qui régit la cité. Ils s'emparent de la ville et imposent de nouvelles institutions plus égalitaires. Trahis par leurs alliés au sein de la bourgeoisie ascendante, ils perdront, après une répression féroce, tout ce qu'ils ont conquis. Puis les anciens maîtres reviendront, chassant les démagogues qui ont manipulé et dupé le petit peuple. "Qu'on se garde d'exciter une sédition dans une ville en se flattant de pouvoir l'arrêter ou la diriger à sa volonté". Telle est la célèbre maxime qu'illustre Machiavel dans le récit de cette première révolte ouvrière majeure de l'histoire. Ce récit prenant et magistral vient comme une évidence côtoyer les autres titres de la collection Petites Insomnies, vouée aux petits classiques de la subversion à travers les âges. Il contient notamment la célèbre harangue aux Ciompi, diatribe très incendiaire dans laquelle Machiavel se drape dans les haillons d'un tribun du peuple pour mettre en garde les puissants contre les nouveaux dangers qui menacent leur domination et tout l'ordre social. C'est un toute autre Machiavel que celui du Prince qui se révèle dans ces lignes, tirées des Histoires florentines : ici la plèbe des villes n'est plus seulement une masse que l'on trompe et manipule, c'est l'acteur majeur de l'histoire, comme aux temps des Gracques ou des révolutions populaires de siècles plus récents.
Le 4 juin 1989, l'armée chinoise réprimait par un carnage le vaste mouvement de contestation qui avait fait naître à Pékin l'espoir d'une démocratisation. Trente ans plus tard, on estime à plusieurs milliers le nombre de morts. Il en existe une liste partielle de 202 noms, établie par le collectif des Mères de Tian'anmen et très instructive quant à la diversité sociale des victimes, la férocité des bourreaux et les moyens militaires employés pour écraser une révolte de citadins sans armes. La voici, présentée par Hervé Denés, connaisseur averti de la société chinoise.