Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
1918 l'année décisive. Volume 1, Les ultimes offensives allemandes
Laparra Jean-Claude
NAPOLEON 1ER
22,00 €
Épuisé
EAN :9791091561976
C'est un long cheminement que suit l'armée allemande pour être en mesure, après l'échec du plan Schlieffen à l'automne 1914, de poursuivre les hostilités. 1918 peut enfin être l'année décisive pendant laquelle elle va jouer son va-tout, car elle est dans une situation plutôt favorable où elle est en mesure d'attaquer le front occidental avec le maximum de moyens. L'opération, à laquelle le haut commandement allemand s'est décidé et qui comporte des actions secondaires, est préparée dans les moindres détails malgré le peu de temps disponible. Les circonstances conduisent à ce qu'il y ait en fait deux longues offensives (21 mars-29 avril et 27 mai-15 juin 1918), puis une attaque dont le but est évident : l'" assaut pour la paix ". Cette action courte (15-17 juillet) est la dernière pour les Allemands : elle tourne en un revers ouvrant une période jusqu'au 5 août, caractérisée par des contre-attaques françaises, et initiant celle qui va durer jusqu'au 11 novembre pendant laquelle l'armée allemande doit progressivement céder du terrain. La narration des trois ensembles d'opérations, qui ont rythmé la période de mars au début d'août 1918 sur le front ouest et font l'objet de cet ouvrage, est accompagnée d'une présentation des aspects diplomatiques, politiques, tactiques voire techniques, qui ont préludé à leur déroulement et, dans certains domaines, l'ont marqué.
Tout en exerçant son métier de maçon, Jude Fawley rêve d?une vie meilleure et s?acharne à acquérir le savoir et la culture. La passion qui naît en lui pour sa cousine Sue, mariée à un maître d?école, va lui faire entrevoir d?autres horizons de bonheur et les conduire tous deux à la perdition.Comme toute l??uvre de Thomas Hardy?le dernier grand romancier européen du xixe siècle, disait le critique Edmond Jaloux?, ce roman est une méditation sur les désirs qui déchirent l?être humain, l?opposant à lui-même autant qu?aux lois sociales qui l?entourent. Tout se passe comme si Jude Fawley, ayant voulu s?arracher à sa condition et à son existence, avait du même coup mis en branle les forces qui l?écraseront.La vérité des personnages et du drame, l?épaisseur vivante de l?univers social où ils évoluent, la hauteur et la lucidité du regard posé sur eux font de ce livre, au même titre que Tess D?Urberville, un chef-d??uvre.
Le Corps alpin allemand, créé en mai 1915 en tant que première grande unité allemande de montagne, se bat jusqu'en 1918 sur plusieurs fronts. Engagé le plus souvent en fonction de l'objectif de sa création, le combat en montagne, il va de l'un à l'autre en fonction des priorités stratégiques. Des multiples trajets qu'il effectue à travers l'Europe et des nombreux théâtres d'opérations où il est engagé, il tire sa réputation fl atteuse d'unité d'élite. Son adaptabilité et son potentiel offensif lui valent d'être occasionnellement employé hors de son cadre habituel d'emploi : c'est pourquoi il apparaît parfois sur le front ouest. En particulier, son nom est attaché aux ultimes tentatives allemandes sur la rive droite de la Meuse en 1916 : il y connaît un véritable calvaire et, devant Verdun, en trois mois, ses pertes dépassent le niveau initial de ses effectifs. Ce livre, rédigé à partir de sources et d'une bibliographie essentiellement d'origines étrangères, est abondamment illustré, notamment avec des photos ayant appartenu à des offi ciers de cette formation dont le commandant du Corps alpin lui-même.
Pensé et aménagé comme résidence du pouvoir, Versailles porte l'empreinte de Louis XIV. Pour autant, le Roi-Soleil a vécu entouré de femmes, qui formaient comme autant d'étoiles dans le firmament de sa cour : la reine, les princesses de sa famille, les dames de la cour, les favorites royales, l'épouse secrète aussi, qui, toute discrète qu'elle fût, n'entretenait pas moins autour d'elle un cénacle féminin soudé par l'estime et la tendresse. Si Versailles s'est imposé comme un formidable outil de gouvernement au service de la monarchie absolue, la place que les femmes y ont occupée en a fait une vitrine de la civilisation française, d'un art de vivre marqué par des codes de comportement courtois et galants. Du fait de la disparition prématurée de la reine Marie-Thérèse, en 1683, la cour de Louis XIV à Versailles prit l'habitude de se passer de reine. La place ainsi faite aux souveraines suivantes, Marie Leszczynska et Marie-Antoinette, était plutôt difficile à tenir. La première s'en accommoda à merveille, donnant dix enfant au roi et à la France, mais mettant à profit le temps dont elle pouvait disposer pour développer un cercle d'amis intimes et s'adonner à ses goûts pour la lecture et les arts. La seconde eut plus de peine : outre son origine autrichienne, qui était mal vue, elle entendait s'affranchir des contraintes de la vie de cour, jusqu'à renoncer à y faire acte de présence et à y tenir son rang. Le règne des favorites avait repris sous Louis XV, dès 1733 et ce jusqu'à la mort du roi en 1774. Plus que jamais, au temps du Bien-Aimé, Versailles fut un univers féminin, vénusien même. Après les soeurs de Nesle et avant Mme Du Barry, Mme de Pompadour s'imposa comme figure féminine dominante. Ses goûts éclairés et son envergure de mécène – de la manufacture de Sèvres au Petit Trianon – l'inscrivent dans les facteurs essentiels de ce moment de perfection de l'art français que fut le règne de Louis XV. Pour autant, l'univers de la cour de Versailles devait se montrer assez dur pour les favorites royale, jalousées, brocardées voire vilipendées. Cette malveillance s'exerça encore à l'encontre des femmes composant la société de la reine Marie-Antoinette, la duchesse de Polignac notamment. On leur reprochait, à la cour, mais aussi à la ville, de soustraire la reine à ses devoirs de représentation et de constituer une coterie avide de profits et de places. Le procès de la reine, en 1793, fut aussi, à bien des égards, celui de la femme à qui Versailles avait offert une place et un rôle.
La formation des officiers de la Grande Guerre, du sous-lieutenant au colonel Former des officiers pour la revanche devient, après 1871, une ardente obligation. L'insuffisance des officiers n'est pas la moindre des causes de la défaite. Quand la République entreprend d'instruire la Nation avec les lois Ferry, l'armée se lance dans la formation de ses officiers. A partir de 1881, nul ne peut être nommé sous-lieutenant s'il ne sort d'une école. A côté de Polytechnique et de Saint-Cyr sont créées les écoles d'armes à Saint-Maixent, Saumur, Versailles, Fontainebleau et Vincennes. L'idée s'impose aussi que l'instruction initiale doit être complétée par une formation en cours de carrière. Parallèlement, sont instruits des officiers de complément pour encadrer les unités de réserve. Au prix du limogeage d'un général sur deux, de la mort d'un Saint-Cyrien sur deux, au cours des premières semaines de guerre, l'armée apprend la guerre. Des écoles sont ouvertes pour instruire en cinq mois de futurs aspirants, qui remplacent les officiers tués et bientôt constituent l'ossature des unités. L'armée de 1918 détenant les clés de la victoire néglige de se remettre en cause en adaptant sa doctrine aux conditions du combat aéroterrestre, elle se réfugie derrière la ligne Maginot, immobile, dans l'attente des coups qui bientôt la frappent. 1940 est en gestation dans l'armée et son corps d'officiers de 1918.
Comparer le maréchal Bessières à Bayard peut paraître présomptueux, mais il n'en est rien. A son époque, Bessières fut un chevalier au sens propre du terme tant il en avait l'attitude, l'âme aussi et l'Empereur l'avait parfaitement jugé en le comparant au célèbre capitaine de François Ier. Jeune garde royal, fidèle à ses engagements, il mettra un point d'honneur à protéger la famille royale lors de l'invasion des Tui- leries le 10 août 1792. Par la suite, il fera allégeance à Bonaparte puis à l'Empereur. Seule la mort le dé- liera de son serment. Avec Lannes, il mettra sur pied la Garde des Consuls, puis la Garde Impériale dont il commandera tou- jours la cavalerie. Présent à toutes les batailles de l'Empire, il secondera efficacement l'Empereur, même en son absence comme à Medina del Rio Seco où il infligera une sévère défaite aux Espagnols. A Essling en mai 1809, avec Lasalle, Nansouty, Espagne, il épuisera sa cavalerie par des charges qui per- mettront aux divisions françaises de se replier sur l'île Lobau. Bessières était aimé de ses soldats et respecté de ses adversaires. Gouverneur des provinces du Nord de l'Espagne, il fera l'unanimité auprès de la population qu'il saura ménager des affres de la guerre. Pendant la retraite de Russie, à la Bérézina, il recueillera un enfant dont la mère venait de mourir. L'Empereur regrettera de ne pas avoir eu Bes- sières à ses côtés à Waterloo, car selon lui, il aurait décidé de la victoire avec sa cavalerie.
La monarchie française se devait, par tradition, d'être accessible à ses sujets. Cet usage créait des situations que les étrangers trouvaient fort surprenantes. Ainsi, le courtisan italien Primi Visconti, présent à la cour de France de 1673 à 1681, écrivait-il dans ses Mémoires qu'"en Espagne les princes ne peuvent être abordés que par des bouffons alors qu'en France ils le sont par tout le monde". Cette tradition se poursuivit au XVIIIe siècle et Louis XV, puis Louis XVI, certes dans une bien moindre mesure, continuèrent cette pratique de vie en public. On a donc bien du mal à imaginer une quelconque vie privée du souverain... Celle-ci s'organisait surtout pendant les "heures rompues", c'est-à-dire dans les "trous" laissés par l'emploi du temps de sa journée ritualisée qui, depuis Louis XII, connaissait une régularité plus ou moins affirmée. En raison de son caractère, précisément "privé", il est bien difficile d'envisager la vie des souverains hors de leur représentation publique. C'est la raison pour laquelle il convient toujours de considérer, et la vie publique, et la vie privée pour appréhender cette dialectique complexe que représentaient les "deux corps du roi", pour reprendre l'expression d'Ernst Kantorowicz.