Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Soy Cuba de Mikhaïl Kalatozov
Laoureux Sébastien ; Eynde Laurent van
PU LYON
16,00 €
Épuisé
EAN :9782729714635
Si Soy Cuba avait pu être montré au public en 1964, le cinéma du monde entier aurait été différent. " Martin Scorcese Soy Cuba sort en 1964 sur les écrans à La Havane et à Moscou. Il s'agit de la première co-production entre Cuba et l'Union soviétique. Initialement, donc, il s'agit de réaliser un film de propagande. Mais Mikhaïl Kalatozov, son réalisateur récemment couronné de la Palme d'or, et son directeur de la photographie, Sergueï Ourroussevski, ont d'autres ambitions, notamment esthétiques. Finalement, le film ne plaît ni aux Cubains, qui le trouvent trop lyrique, ni aux Soviétiques, qui en condamnent l'ambiguïté idéologique et il est rapidement retiré des écrans. Il faudra attendre 1995 et l'intervention de Scorcese et Coppola, qui y voient un véritable chef-d'oeuvre, pour qu'il soit de nouveau diffusé, cette fois dans le monde entier. Le film se compose de quatre histoires différentes qui décrivent la Cuba précastriste tout en se dirigeant progressivement vers l'évidence du soulèvement révolutionnaire : la présence envahissante des touristes américains à La Havane, l'exploitation des paysans cubains par la United Fruit, l'effervescence du milieu étudiant à l'université, enfin l'organisation de la rébellion dans la Sierra Maestra. En s'intéressant à ses nombreuses références (le Cuirassé Potemkine par exemple), à son magnifique traitement du mouvement ou à son étrange bande-son, les auteurs nous font ainsi découvrir un trésor longtemps caché de l'histoire mondiale du cinéma.
Résumé : De belles images, des textes s à soulever, des questions-réponses : un livre animé qui stimule l'imagination des enfants et leur fait découvrir le monde.
Mettre de l'ordre dans le désordre " des mouvements artistiques contemporains parfois contradictoires et des notions qui peuvent sembler difficiles d'accès : voilà l'objectif de cet ouvrage. Il se lit comme le récit d'une histoire peu banale, aussi féconde que captivante, aussi diversifiée que fascinante. Riche et clair à la fois, l'ouvrage rend compte des moments forts de l'histoire de l'art au XXe siècle et nous dresse le portrait de ses artistes incontournables. Dans un langage simple et sans jargon, il offre, d'une part, des clés facilitant la compréhension des ?uvres et, d'autre part, des pistes pour appréhender la diversité des voies explorées par les artistes contemporains. Pédagogique, véritable manuel d'apprentissage de l'histoire de l'art du XXe siècle, il suit une progression chronologique correspondant à l'enchaînement des différents courants artistiques, en les situant dans leur contexte historique et culturel par des encadrés et en mettant en évidence les points essentiels par de petits résumés très pratiques.
Carpiaux Véronique ; Descamps Jérôme ; Laoureux De
Henry de Groux naît à Bruxelles en 1866 et décède à Marseille en 1930. Fils du peintre réaliste Charles Degroux, Henry est bouleversé par la mort prématurée de son père et bénéficie de la protection de Félicien Rops, son aîné. Dessinateur, peintre, sculpteur, illustrateur et écrivain, il côtoie Degouve de Nuncques, Ensor, Bloy, Mallarmé, Zola et bien d'autres. Connu pour avoir fait un scandale lors d'une exposition du groupe d'avant-garde Les XX à Bruxelles parce que ses oeuvres voisinaient avec celles d'un certain Vincent Van Gogh, Henry de Groux a vécu dans la certitude inébranlable d'être un jour considéré comme un grand artiste. Inspiré par les maîtres de la peinture ancienne et les classiques de la littérature, admirateur d'hommes illustres comme Napoléon, Baudelaire, Dante ou Wagner, Henry de Groux est incontestablement le "peintre de la démesure", tant dans son oeuvre que dans sa personnalité. Cette première monographie se consacre aux années symbolistes (1880-1914) de cet artiste d'exception.
Poétique du savoir : étude de l'ensemble des procédures littéraires par lesquelles un discours se soustrait à la littérature, se donne un statut de science et le signifie" . C'est de cette façon, en apparence modeste, que Jacques Rancière débute Les noms de l'histoire (1992). Mais comment comprendre cette affirmation a priori paradoxale selon laquelle une telle poétique utiliserait des "procédures littéraires" pour mieux se soustraire à la littérature ? Que penser, en outre, de cette idée selon laquelle l'historiographie telle qu'elle s'est pratiquée jusqu'ici aurait systématiquement occulté les conditions même de toute historicité ? L'essai s'avère rapidement être une critique lucide et radicale des fondements mêmes du savoir historique, prenant appui sur certaines hypothèses majeures que le philosophe n'aura de cesse de développer durant tout son parcours : le nouage entre politique et esthétique, l'alliance entre littérature et démocratie caractérisée par un désordre salutaire de la parole. Pourtant, malgré le caractère familier de ces termes pour le lecteur de Jacques Rancière, l'essai conserve toute sa densité, et même une certaine part d'équivocité : c'est parfois entre les lignes qu'il convient de traquer la position de l'auteur, et surtout de cerner les contours de cette "histoire hérétique" vers laquelle il nous entraîne et qui conserve toute son actualité. Fruit d'un travail collectif consacré à cet essai, le présent ouvrage a pour ambition de rassembler des contributions dissensuelles : à l'image de la philosophie qui les inspire, celles-ci, en confrontant Rancière à ceux avec qui il entre en dialogue (Michelet, Benjamin, Althusser, Thompson et d'autres), visent à leur tour à éclairer la force, et parfois les zones d'ombre, de la poétique de cette pensée qui se veut elle-même "hérétique" .
Invisibles, niées ou condamnées, les amours clandestines durables n'en sont pas moins bien présentes dans la vie sociale. Elles sont le quotidien de nombreux hommes et femmes en couple hétérosexuel ; elles occupent des esprits, des coeurs, des agendas et des hôtels. Ce livre invite à explorer ces " jardins secrets " à partir de l'analyse d'une trentaine de récits de vie et d'un corpus de témoignages recueillis sur Internet, traités sous l'angle de la sociologie du genre et des socialisations. L'auteure montre principalement que l'extra-conjugalité durable se caractérise par la transgression de deux normes fondamentales du couple contemporain : la norme de véracité et l'égalité des sexes. Mais au-delà de la démarche scientifique, elle propose des clefs pour la compréhension de ces liaisons, à la fois fascinantes et repoussantes, et plus largement de l'amour et de la sexualité des couples hétérosexuels. Avec une préface de Philippe Combessie, professeur de sociologie à l'Université Paris Ouest, spécialiste de la déviance, de la répression, du contrôle social et des comportements sexuels.
En 2008, une enquête sociologique révélait qu'en France, un tiers des hommes et un quart des femmes avaient déjà trompé leur conjoint.e. Les amours clandestines constituent ainsi le quotidien de millions de personnes. Dans une enquête initiale (Amours clandestines. Sociologie de l'extraconjugalité durable, 2016), Marie-Carmen Garcia recueillait la parole de ces hommes et de ces femmes adultères et faisait de l'infidélité conjugale un objet sociologique. Dans cette " nouvelle enquête ", elle se penche sur des thèmes renouvelés comme la naissance d'un enfant, la famille, l'argent... et adopte une approche délibérément féministe pour comprendre les formes de domination en action dans les couples illégitimes.