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Marcel Lesne. Cheminement d'un théoricien de la formation : souvenirs et rencontres
Laot Françoise F. ; Maillebouis Madeleine
L'HARMATTAN
29,00 €
Épuisé
EAN :9782343079882
Marcel Lesne (1916-2012) est l'un des premiers théoriciens de la formation des adultes en France. Sa contribution à la recherche dans ce domaine est considérable. On lui doit les fondements d'une sociologie de la formation et d'importantes avancées dans la réflexion sur le travail pédagogique en formation d'adultes. Aujourd'hui encore, ses écrits sont étudiés dans de nombreuses formations de formateurs, au Cnam et dans les universités qui délivrent des masters de formation. Un texte inédit de 1966 publié dans cet ouvrage témoigne des débats qui ont jeté les bases de ces nouveaux champs de réflexion. L'historien, le chercheur, lorsqu'il travaille sur un auteur, aime pouvoir associer le récit de la vie à l'analyse de l'oeuvre. C'est ce que nous offre ce volume dont une partie importante est consacrée à l'autobiographie de Marcel Lesne. Les principales étapes de sa vie y sont retracées : de son enfance dans un village minier du Nord à la fin de sa vie professionnelle comme professeur au Cnam. Le lecteur y découvrira le parcours intellectuel d'un homme dont le cheminement fut exceptionnel. Cinq témoignages de proches collaborateurs apportent un éclairage complémentaire sur la personne et l'oeuvre de Marcel Lesne. Cet ouvrage, qui propose également quelques éléments d'analyse du contexte, s'adresse aux historiens et étudiants des masters de formation ainsi qu'aux formateurs, enseignants et chercheurs. Plus largement, le récit de vie de Marcel Lesne, histoire d'un parcours de promotion sociale dans un contexte politique et social particulièrement difficile : la guerre, la captivité, l'exercice du métier d'instituteur, puis d'inspecteur au Maroc et directeur des Centres sociaux en Algérie, intéressera aussi de nombreux acteurs de l'éducation. Les souvenirs de Marcel Lesne, introduits par ses enfants, Jean et Françoise Lesne, sont accompagnés des contributions de : Jean-Marie Barbier, Claude Debon, Philippe Fritsch, Françoise F. Laot, Madeleine Maillebouis, François Marquart, Christian de Montlibert.
Le mot formation est dans toutes les bouches et sous toutes les plumes, pourtant le passé de ce vaste domaine, mouvant et mal circonscrit, reste bien méconnu. Il ne s'agit pas ici d'apporter une réponse univoque à cette ample question, mais d'ouvrir par quelques touches ce que pourrait être une histoire de la formation. Six chapitres proposent une contribution originale. Des classes d'adultes de la fin du XIXe siècle à l'éducation et la formation tout au long de la vie des années 1990, en passant par le projet d'éducation permanente des années 1950-1960, la formation dans une grande entreprise, les cours de promotion sociale ou la professionnalisation des formateurs, plusieurs épisodes remarquables de cette histoire sont ici analysés ou mis en récit. L'ouvrage invite également les historiens à contribuer au développement de ce champ, il s'ouvre sur un état des lieux et se clôt sur un chapitre programmatique proposant des perspectives de recherche. Ce livre s'adresse à tous ceux qui considèrent possible de trouver dans l'analyse du passé des clefs de compréhension des situations présentes et donc aux formateurs et aux autres professionnels de la formation, aux responsables politiques, syndicaux, associatifs, locaux ou nationaux, aux chercheurs et aux profanes, au public de la formation continue ou de l'éducation permanente... à qui souhaite mettre en perspective les enjeux actuels du champ de la formation. Pour une histoire de la formation est le deuxième ouvrage issu des travaux du Groupe d'étude - Histoire de la formation des adultes (GEHFA), il vient à la suite de La construction du système français de formation professionnelle continue, coordonné par Emmanuel de Lescure, L'Harmattan, 2004.
L'itinéraire relaté ici n'est (...) pas vraiment celui d'un formateur d'adultes. Gérard Malglaive l'a-t-il été une seule fois ? (Mais peut-on être formateur d'adultes ? ) D'enseignant de "bâtisseurs de l'Algérie nouvelle" à celui de formateur de formateurs d'enseignants, il est marginal chez les marginaux, jamais vraiment à la bonne place... De fil en aiguille, de contacts en rencontres, de malentendus en quiproquos, parce que les conséquences s'enchaînent et en toute logique, il devient l'un des concepteurs des premières formations de formateurs, le responsable d'un centre de formation de formateurs parmi les plus reconnus (le C2F du CNAM), un théoricien français de la formation d'adultes de premier plan (Enseigner à des adultes, 1990), et encore celui qui a tenté d'organiser le métier de formateur à travers un rapport "officiel" (La formation et la qualification des agents de la formation professionnelle continue, 1983). (...) Le ton est souvent grinçant, le style abrupt. Gérard Malglaive se retourne sur son histoire sans complaisance, ni pour lui, ni pour les autres... (extrait de la préface de Françoise F. Laot)
Comment pensait-on la formation des adultes avant la loi de 1971 ? Dans quel terreau nombre d'idées et de pratiques actuelles de l'éducation et de la formation s'enracinent-elles ? Dans les années 60 à Nancy, trois institutions oeuvrent en symbiose dans un même but : le développement de l'éducation permanente en France ou la possibilité enfin donnée à tous de se former "du berceau au cimetière". De ce creuset vont émerger, autour de Bertrand Schwartz, nombre de figures ou de personnages qui joueront un rôle essentiel dans le champ de la formation. Ce livre présente l'aventure de ces précurseurs : leur inventivité et leurs espoirs, leurs expériences réussies mais aussi leurs échecs et leurs conflits, la formidable énergie qu'ils ont mise dans leur projet.
Casella Philippe ; Santelmann Paul ; Laot François
Aborder la formation professionnelle sous l'angle des territoires appelle d'emblée à une réflexion sur la décentralisation. Depuis vingt ans et évolutivement, la question est inséparable de la réforme de l'Etat et des politiques publiques mises en œuvre pour donner corps à la diversification des niveaux de décision et d'action ; long processus découvrant les enjeux d'une dimension spatiale qui ne va pas sans interroger les inégalités structurelles et contextuelles des régions. Territoires et formation, territoires en formation aussi : la régionalisation est un phénomène récent et la complexité des transferts - de compétences, de budgets en particulier - implique une vision à long terme autant qu'elle en rend l'analyse malaisée aujourd'hui encore. Ce numéro analyse la décentralisation de la formation professionnelle sous trois angles : les conditions de production des travaux scientifiques sur le sujet, la recherche de nouveaux équilibres avec des régulations publiques bouleversées, et les caractéristiques originales des politiques régionales de formation. Avec au terme une question encore non résolue : la décentralisation a-t-elle réellement modifié le paysage de la formation professionnelle en France ? La revue " Savoirs " a pour vocation de favoriser la production, la valorisation et la mise en débat des synthèses et des résultats de travaux de recherche (thèses, recherches sur contrat, symposium, notes d'habilitation à diriger des recherches, etc.), réalisés dans le champ de la formation des adultes. Elle souhaite contribuer ainsi à la compréhension des systèmes d'éducation et de formation.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.