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Les châteaux de sable
Lanoux Armand
GRASSET
22,34 €
Épuisé
EAN :9782246008132
Un livre de nouvelles ne doit pas être un cimetière de coquillages. "Je m'explique. Pour que des coquillages, aussi beaux qu'ils soient, deviennent collier, il faut un fil. Avant le fil, c'est un joli bric-à-brac bruissant ; après, c'est une parure. "Y a-t-il un fil léger dans l'ensemble que voici, de contes et de nouvelles entrecoupés de quelques chroniques ambiguës, ces genres étant encore plus mal définis que le roman (aucun genre littéraire n'est vraiment défini) ? Je le crois. Ou je l'espère. Employant une expression souvent utilisée dans d'autres disciplines, je dirais que ce fil pourrait bien être ce qu'on appelle en géopolitique {le sens de l'histoire}. Si je ne me trompe pas trop, on verra qu'un certain {sens de l'histoire}, sans majuscule, je veux dire de l'histoire contée par le narrateur, relie ces récits, même s'il est ténu. L'important c'est de faire des châteaux de sable, dit le Petit Prince".
1925 qui, hier, ne soulevait que sarcasmes, attendrit brusquement. On dit rétro, pour le cinquantenaires des Arts décos. Va pour le rétro ! Joséphine Baker, Charlot, la Violettera, les pantalons à pattes d'éléphant, le franc quat'sous, Valentino reparaissent dans notre mythologie. Einstein le surréalisme, Picasso l'Auguste et Cocteau le clown blanc, Stravinski, Freud, ne l'ont pas quittée. Avec la robe-chemise lamée, la fille retrouve le maquillage de la paupière inférieure, ce cerne, de sa mère, la Garçonne. Van Dongen remonte à l'Hôtel Drouot. " Nous descendions vers 1939 comme 1900 descendait vers 1914, glissant dans l'abîme comme dans un plaisir ", a écrit Paul Morand, le magicien de 1900. Nous ne savons pas encore vers quoi nous descendons et nous n'y descendons pas gaiement, ce sont les seules différences notables. A. L.
En mai 1871, un des insurgés qui fusillaient les otages relevait le canon de son chassepot. Interrogé plus tard, il déclara : " Ma balle a fait un trou dans le ciel. " La Commune de Paris a fait un trou dans le ciel... La Commune de Paris fut l'un des plus sanglants tumultes de notre histoire. Crise révolutionnaire, crise patriotique, crise sociale, elle devait servir après son écrasement de guide au Lénine de la révolution soviétique de 1917. Fille de la révolution de 1789, elle est la mère de la révolution d'Octobre. Ses hommes sont mal connus, déformés par la caricature ou l'ignorance, vénérés ou haïs. Qui étaient Verdaguez, le sergent insurgé de 88e qui cria le premier " Crosse en l'air ! " à Montmartre ? Et le Beau Varlin, Christ rouge ? Et Louise Michel, l'égérie de la révolution ? Et Delescluze qui mourut comme le député Baudin ? Et Rigault, Vidocq blanquiste ? En face c'était le génial et diabolique Thiers, le longiforme Jules Favre, Bismarck, l'homme seul. A Londres, Karl Marx qui n'était encore Marx que pour quelques-uns annonçait en vain le drame. Un siècle plus tard, le tabou qui a longtemps pesé sur cette tragédie doit être secoué et rejeté par nos contemporains. Il est temps de prendre conscience de ce que furent cette grande et malheureuse époque, et ses hommes, avec tendresse et lucidité. Tous ceux qui grâce à Armand Lanoux, ont vécu la journée du 18 mars, connaîtront ses conséquences dramatiques en lisant " Le Coq rouge " qui paraîtra en septembre 1971.
Résumé : Après " La pensée post-nazie " et " L'autre pensée 68 " , tous deux publiés au printemps 2018, voici le dernier volume de l'extraordinaire chantier de Michel Onfray : écrire une " contre-histoire " de la philosophie, cheminant le long de la philosophie officielle, majoritaire, face à elle, et envisager une contre-philosophie embrassant tous les domaines, métaphysiques, esthétiques, politiques, phénoménologiques, poétiques, sociaux. Et proposant des oeuvres, des lectures, des philosophes inconnus. Voici donc " La résistance au nihilisme " . " Les promesses de Mai n'ont pas été tenues. La révolution politique n'a pas eu lieu, quelle qu'aient pu être ses formes. En revanche la révolution métaphysique a eu lieu, elle a été libertaire. Le meilleur fut la fin d'un monde tout entier construit sur la hiérarchie qui, étymologiquement, suppose le pouvoir du sacré. Le patriarcat associé au monothéisme chrétien avait fait son temp. Pour autant, la fin des valeurs judéo-chrétiennes n'a pas été suivi par l'avènement de nouvelles valeurs postchrétiennes. Dès lors, l'abolition de la domination du supérieur par l'inférieur a accompagné une transvaluation des valeurs de sorte que l'inférieur s'est mis à dominer le supérieur. Jadis, le patron faisait la loi sur les ouvriers, les enseignants sur leurs élèves, les parents sur leurs enfants. Après Mai ce fut l'inverse. Révolte des esclaves aurait dit Nietzsche : le nihilisme comme symptôme de ce que les déshérités n'ont plus aucune consolation " . Après une longue introduction sur la construction du nihilisme (le " gauchisme culturel " , l'antifascisme et l'antiracisme revisités, le structuralisme, Deleuze, les nouveaux philosophes, Foucault, les libéraux libertaires, la " gauche libertaire " de Bourdieu...), Michel Onfray s'arrête longuement sur trois figures : Vladimir Jankélévitch ; Mikel Dufrenne et " l'affirmation joyeuse " ; enfin Robert Misrahi et " les actes de la joie " . Avant de conclure sur la vie philosophique...
Résumé : Paru en 1845, Paris anecdote est un livre consacré à la vie quotidienne à Paris, au milieu du XIXe siècle. L'auteur revient sur les métiers les plus insolites de la capitale : du pâtissier ambulant à la femme qui a fait fortune en vendant de la mie de pain récupérée pour les oiseaux, en passant par l'éleveuse de fourmis ou l'exterminateur de chats. Il raconte la vie d'une maison du quartier de Saint-Germain-des-Prés, où logent peintres, poètes, chanteurs, tous pauvres et flamboyants, des princes râpés de la bohème. Il raconte ses nuits dans les plus fameuses tavernes et autres cabarets du quartier des Halles, mille rencontres avec des Parisiens et des banlieusards qui commercent, rêvent, boivent, perpétuant un Paris du Moyen Age depuis bien disparu et qui ont fait de Paris, à jamais, la ville qu'elle est. Industrieux du jour et dériveurs de la nuit, comme ce pair d'Angleterre excentrique et tragique, ou cette tenancière de café gouailleuse, c'est le grand et petit peuple de la capitale du XIXe siècle, pour reprendre l'expression de Walter Benjamin. Un Paris disparu, d'avant les travaux du baron Haussmann, d'un temps où, comme l'écrit Privat d'Anglemont dans ce livre culte et inédit depuis des décennies, " on voulait s'amuser, on ne pensait même qu'à cela ".
En 2016, Alain Mabanckou a occupé la Chaire de création artistique du Collège de France. C?était la première fois qu?un écrivain africain était amené à y enseigner la littérature et la culture si souvent dédaignées du « continent noir ».Alain Mabanckou est l?héritier de l?histoire littéraire et intellectuelle de l?Afrique, qu?il retrace dans ces Huit leçons sur l?Afrique données au Collège de France. Croisant la stylistique et la vision politique, envisageant la littérature mais aussi le cinéma et la peinture, les Leçons d?Alain Mabanckou sont une nouvelle façon de visiter la francophonie, matière moins conventionnelle que son nom ne pourrait l?évoquer. La France n?est pas le seul centre de gravité de ce monde-langue. De « Y?a bon » à Aimé Césaire, la lutte a été longue pour passer « des ténèbres à la lumière », et c?est une vision apaisée des rapports de la culture africaine au monde que ces Huit leçons proposent.Loin d?être en concurrence avec la culture française, la culture noire, d?Afrique, de Haïti ou d?Amérique, l?enrichit. « La négritude n?est pas essentiellement une affaire de Noirs entre les Noirs, mais une façon de reconsidérer notre humanisme. »Le livre est enrichi d?un avant-propos inédit et de deux interventions d?Alain Mabanckou sur l?Afrique, dont sa fameuse lettre ouverte au président de la République sur la francophonie.Notes Biographiques : Finaliste du Man Booker International Prize, prix Renaudot 2006 pour Mémoires de porc-épic (Le Seuil), Alain Mabanckou est l'auteur de plusieurs romans à succès traduits dans le monde entier, dont Verre Cassé (Le Seuil, 2005), et d?essais comme Le monde est mon langage (Grasset, 2016). Depuis une quinzaine d?années il réside à Los Angeles où il est professeur titulaire de littérature d'expression française à l'Université de Californie -Los Angeles (UCLA).
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...